Tennis Chron'open

Anecdotes

US OPEN

1990 : Sampras,
jeune coupeur de têtes

En 1990, Pete Sampras a réalisé un parcours tonitruant en deuxième semaine, renversant tour après tour quatre joueurs ayant un jour occupé le fauteuil de numéro 1 mondial : Muster, Lendl, McEnroe et Agassi.
1990 us sampras 7 1 1990 us muster 1
1990 us lendl 1 1 1990 us sampras 9 1
1990 us sampras agassi 20 1 1990 us sampras mcenroe a 1
1990 us sampras agassi 14 1 1990 us sampras 2 1

US OPEN

1978 : l'entrée dans le dur

1978 est la première édition disputée à Flushing Meadow.
De 1978 à 2008, soit pendant plus de 30 éditions, tous les vainqueurs de l'US Open ont été un jour ou l'autre numéro 1 mondial.

Us n1 1978 2008

Jimmy Connors
(titré en  1978, 1982 et 1983)
n°1 en 1974

John McEnroe
(titré en 1979, 1980, 1981 et 1984)
n°1 en 1980

Ivan Lendl
(titré en 1985, 1986 et 1987)
n°1 en 1983

Mats Wilander
(titré en 1988)
n°1 en 1988

Boris Becker
(titré en 1989)
n°1 en 1991

Pete Sampras
(titré en 1990, 1993, 1995, 1996 et 2002)
n°1 en 1993

Stefan Edberg
(titré en 1991 et 1992)
n°1 en 1990

Andre Agassi
(titré en 1994 et 1999)
n°1 en 1995

Patrick Rafter
(titré en 1997 et 1998)
n°1 en 1999

Marat Safin
(titré en 2000)
n°1 en 2000

Lleyton Hewitt
(titré en 2001)
n°1 en 2001

Andy Roddick
(titré en 2003)
n°1 en 2003

Roger Federer
(titré en 2004, 2005, 2006, 2007 et 2008)
n°1 en 2004


US OPEN

Dur, dur d'y conserver son titre ...

Seuls 7 joueurs ont su conserver leur titre à Flushing Meadows, et ce n'est plus arrivé depuis Federer en 2008. Avant 1978.
Ce n'est pas le dur de Flushing qui a rendu la chose plus dure. Avant 1978, que ce soit sur herbe ou sur terre battue, jamais personne n'y était parvenu.

McEnroe2008 us trophy 4
(1980 et 81)

Connors
(1983)

Lendl
(1986 et 87)

Edberg
(1992)

Sampras
(1996)

Rafter
(1998)

Federer
(2005 à 08)


US OPEN

Les premiers finalistes de Federer écrivent « HARD »

Entre 2004 et 2007, les quatre premiers joueurs battus par Roger Federer en finale de l’US Open forment involontairement le mot « HARD ».

H : comme Hewitt (2004)

A : comme Agassi (2005)

R : comme Roddick (2006)

D : comme Djokovic (2007)

Une domination parfaitement raccord avec la surface new-yorkaise.

Mais en 2008, un nouvel élément apparaît : Murray.
Un simple « M » supplémentaire, incompréhensible au premier regard. Le mot semble cassé.

Il faudra attendre 2009 pour comprendre.
Avec Del Potro, le « M » trouve enfin sa fonction : MDP. pour Murray Del Potro : le mot de passe a été craqué.

Et cette fois, Federer est battu.

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US OPEN

Federer–Nadal : le match que New York n’a jamais eu

Federer nadal usDans l’histoire du tennis moderne, peu de rivalités ont autant marqué leur époque que celle entre Roger Federer et Rafael Nadal. Les deux hommes se sont affrontés partout : à Wimbledon, à Roland-Garros, en Australie, au Masters, sur terre battue, sur gazon, en finale, en demi-finale, dans des matchs devenus mythiques.

Partout… sauf à l’US Open.

Jamais Federer et Nadal ne se sont affrontés à New York.

Cette absence paraît presque irréelle lorsqu’on regarde leurs carrières parallèles. Federer construit pourtant à Flushing Meadows une immense baromaîtrise entre 2004 et 2009, tandis que Nadal devient progressivement un acteur majeur du tournoi jusqu’à y remporter plusieurs titres. Pendant des années, le tennis mondial attend une finale entre les deux hommes sous les lumières new-yorkaises. Mais le rendez-vous n’arrive jamais.

Parfois Federer tombe avant. Parfois Nadal. Parfois les tableaux les séparent jusqu’à ce qu’un autre joueur surgisse. L’US Open devient ainsi le seul Grand Chelem à refuser systématiquement le plus grand duel de son époque.

Et cette anomalie finit par donner au tournoi une place particulière dans la rivalité. Wimbledon a offert leur chef-d’œuvre de 2008. Roland-Garros a cristallisé leur opposition de styles. L’Australie leur a donné plusieurs finales majeures. Mais New York reste un vide historique, une scène immense qui n’a jamais accueilli l’affiche que tout le monde attendait.

Comme si l’US Open, tournoi du chaos et des surprises, avait constamment échappé à la logique écrite ailleurs par Federer et Nadal.


US OPEN

McEnroe–Connors
la promesse non tenue

Us finale borg mcconnorsIl existe dans l’histoire du tennis des affiches qui semblent avoir eu lieu tant elles paraissent naturelles. La finale John McEnroe–Jimmy Connors à l’US Open fait partie de ces illusions collectives.

Les deux hommes incarnent pourtant New York dans les années 1970 et 1980. Connors impose une immense baromaîtrise locale entre 1974 et 1980. McEnroe devient ensuite l’autre grande figure du tournoi, enfant du pays, joueur new-yorkais par excellence dans l’attitude comme dans le tempérament.

Tout semblait conduire à une finale entre eux à Flushing Meadows :

  • deux Américains ;
  • deux immenses champions ;
  • deux personnalités explosives ;
  • deux styles opposés ;
  • et le public le plus électrique du monde comme décor naturel.

Et pourtant : jamais Connors et McEnroe ne se sont affrontés en finale de l’US Open.

Ils se croisent dans le tournoi, bien sûr. et même souvent, mais toujours au stade des demi-finales : 1978, 1979, 1980, 1984. Ils se disputent le contrôle du tennis américain. Mais l’ultime affiche new-yorkaise n’arrive jamais. Comme Federer et Nadal des décennies plus tard, ils deviennent les héros d’un “match fantôme”, une confrontation que l’histoire semblait promettre sans jamais la réaliser au stade attendu.

Cette absence rend presque leur rivalité encore plus fascinante. Car New York reste malgré tout leur territoire commun : Connors comme premier grand souverain structurel du tournoi, McEnroe comme son prince rebelle des années 80. Deux règnes qui se succèdent, se croisent, se heurtent parfois… sans jamais culminer dans la finale que tout semblait annoncer.


US OPEN

Les pigeons de Federer se rebellent à New York

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Certains joueurs ont attendu le grand rendez-vous de Flushing Meadow pour enfin battre Roger Federer.

Avant leur victoire historique, ils n’avaient jamais gagné le moindre match contre lui : Juan Martin Del Potro, Tommy Robredo, Marin Cilic, .... Notons que Federer en a fait une "marque de fabrique" jusqu'au terme de sa carrière à New York, puisque sa dernière sortie à l'US Open, ce fut là encore face à une de ses victimes traditionnelles, le Bulgare Grigor Dimitrov.

Leur premier succès n’est pas arrivé dans un ATP 250 anonyme ou un match sans enjeu.

Il est arrivé directement sur la plus grande scène.

Notons que d'autres pigeons ont eux aussi attendu que les projecteurs soient le plus gros possible pour enfin faire chuter leur bourreau. Mais ce ne fut pas à New York.

  • Andreas Seppi, après 10 défaites, a fait chuter le Suisse au 3ème tour de Mebourne en 2015.
  • Quant au Suédois Robin Söderling, il a préféré le faire à Paris en 2010, alors qu'il était mené 12 victoires à zéro. C'est aussi à Roland Garros que le même Söderling un an plus tôt avait réalisé le coup le plus retentissant de la décennie en terrassant Nadal dans son royaume réputé imprenable.

US OPEN

Les vagues de losers

L’US Open connaît parfois d’étranges périodes où les finalistes battus semblent appartenir à une catégorie bien particulière : des joueurs capables d’atteindre la finale à New York… sans jamais devenir numéro 1 mondial, ni remporter le moindre titre du Grand Chelem.

Comme si le tournoi américain ouvrait périodiquement une brèche pour les grands “presque” du tennis mondial.

Deux vagues très nettes apparaissent.

 

Première vague : 1993–1999

En seulement sept éditions, quatre runner-up correspondent à ce profil :

Cédric Pioline

Greg Rusedski

Mark Philippoussis

Todd Martin

Soit 4 finales sur sept éditions.

Cette période tranche avec l’image habituelle de l’US Open, souvent dominé par les ultra-champions des années 90.

 

Deuxième vague : 2014–2024

Le phénomène réapparaît ensuite de manière encore plus marquée :

Kei Nishikori

Kevin Anderson

Alexander Zverev

Casper Ruud

Stefanos Tsitsipas

Taylor Fritz

Soit 6 finales sur onze éditions.

 

Entre ces deux séquences, les finales new-yorkaises sont pourtant presque entièrement monopolisées par les maîtres du circuit : Pete Sampras, Andre Agassi, Roger Federer, Rafael Nadal, Novak Djokovic ou Andy Murray.

Comme si l’US Open alternait brutalement entre deux visages : celui des dynasties dominantes… et celui des finalistes fantômes, apparus le temps d’un grand rendez-vous sans jamais réussir à inscrire leur nom au palmarès majeur.

Date de dernière mise à jour : 14/05/2026