Les débuts et l’éclosion
Passé professionnel en 2002, Igor Andreev commence à se faire une place sur le circuit principal l’année suivante. À Bucarest en 2003, sorti des qualifications, il bat notamment Nikolay Davydenko. À Moscou, il élimine Sjeng Schalken et atteint son premier quart de finale ATP.
La véritable percée intervient en 2004. Pour son premier Roland-Garros, Andreev crée l’une des surprises du tournoi en éliminant au deuxième tour Juan Carlos Ferrero, tenant du titre et tête de série n°4, 6-4, 6-2, 6-3. L’Espagnol devient ainsi le premier champion sortant éliminé avant le troisième tour à Paris depuis Mats Wilander en 1983. Ferrero, il est vrai, arrivait diminué après plusieurs problèmes physiques. Andreev poursuit son parcours jusqu’aux huitièmes de finale, où il est battu 6-4, 7-5, 6-3 par Gaston Gaudio, futur vainqueur du tournoi.
Quelques semaines plus tard, le Russe montre qu’il n’est pas seulement dangereux sur terre battue. Au Queen’s, sur gazon, il bat Andre Agassi avant de s’incliner en quarts de finale face à Lleyton Hewitt.
À Gstaad, Andreev atteint sa première finale ATP. Roger Federer, tout juste sacré à Wimbledon et devant son public, s’impose 6-2, 6-3, 5-7, 6-3. Une deuxième finale suit à Bucarest, où Jose Acasuso l’empêche encore de décrocher son premier titre. Andreev achève néanmoins cette saison de révélation installé pour la première fois dans le Top 50.
