L’éclosion
Bertolucci débute en Coupe Davis en 1972. L’année suivante le propulse parmi les meilleurs joueurs européens sur terre battue. À Roland-Garros, il réussit le meilleur parcours de sa carrière en Grand Chelem. Il élimine notamment Arthur Ashe, tête de série n°4, en huitième de finale avant de céder en quart face à Nikola Pilic, 6-3, 6-4, 3-6, 6-4.
Il enchaîne immédiatement aux Internationaux d’Italie. Au Foro Italico, il atteint les demi-finales et pousse Ilie Nastase jusqu’à une cinquième manche. Le match, interrompu par l’obscurité, s’achève le lendemain par une victoire du Roumain 6-2, 3-6, 6-3, 3-6, 6-0. Bertolucci vient ainsi d’enchaîner un quart de finale à Paris et une demi-finale à Rome.
Quelques semaines plus tard, il participe avec Panatta au boycott de Wimbledon décidé par la jeune association des joueurs en soutien à Nikola Pilic. L’épisode le prive d’une édition où une grande partie de l’élite masculine est absente. Bertolucci n’avait joué Wimbledon qu’une seule fois, en 1972, et n’y reviendra jamais.
Le 23 août 1973, lors de la mise en place du classement ATP informatisé, son nom apparaît à la 12e place mondiale. Ce sera le meilleur classement de sa carrière.
