Six mois au sommet
La saison 1992 transforme brutalement Carlos Costa. En mars, à Estoril, il dispute sa première finale sur le circuit principal. Opposé à Sergi Bruguera, déjà considéré comme l’un des meilleurs joueurs de terre battue du monde, le Barcelonais renverse la rencontre après avoir perdu la première manche et remporte son premier titre ATP, 4-6, 6-2, 6-2.
Quelques semaines plus tard, Costa connaît le moment le plus marquant de sa carrière. Sur les courts du Real Club de Tenis Barcelona où il a grandi, il remporte le Conde de Godó en battant le Suédois Magnus Gustafsson en finale, 6-4, 7-6, 6-4. Gagner devant son public, chez lui, dans son propre club, possède pour lui une valeur particulière. Bien des années plus tard, il considérera encore cette victoire comme le plus beau souvenir de sa carrière.
Costa enchaîne avec une demi-finale à Hambourg, excellente illustration de sa grande saison sur terre battue, puis une finale à Madrid, perdue contre Bruguera. Il atteint ensuite celle de Rome, l’un des rendez-vous les plus importants de la saison sur terre battue. Face au n°1 mondial Jim Courier, tenant du titre à Roland-Garros, l’Espagnol résiste pendant une première manche serrée avant de s’incliner 7-6, 6-0, 6-4. Cette série de résultats le conduit au 10e rang mondial le 18 mai 1992, le meilleur classement de sa carrière.
À Roland-Garros, tête de série n°9, il atteint les huitièmes de finale. Il reproduit cette performance quelques mois plus tard à l’US Open, où il s’incline face à Andre Agassi. Sans parvenir à créer l’exploit en Grand Chelem, Costa termine l’année au 14e rang mondial. En quelques mois, le joueur encore classé au-delà de la 50e place au début de la saison est devenu l’un des principaux représentants du tennis espagnol.
