1993
Toujours au sommet, mais Sampras arrive
Courier commence 1993 par un nouveau triomphe à l’Open d’Australie. Comme l’année précédente, Edberg est son adversaire en finale et, comme l’année précédente, l’Américain l’emporte en quatre sets. À 22 ans, Courier compte déjà quatre Grands Chelems. Il poursuit sa moisson avec des titres à Memphis et Indian Wells, puis remporte Rome pour la deuxième année consécutive.
À Roland-Garros, il atteint une troisième finale consécutive, performance qu’aucun autre Américain n’a réalisée dans le tournoi à l’ère Open. Cette fois, Sergi Bruguera l’emporte en cinq manches. Un mois plus tard, Courier réussit pourtant quelque chose d’encore plus inattendu : il se hisse en finale de Wimbledon après avoir éliminé Edberg. Pete Sampras le bat en quatre sets et décroche le premier de ses sept titres londoniens.
En atteignant cette finale, Courier devient à 22 ans le plus jeune joueur de l’ère Open à avoir disputé la finale des quatre tournois du Grand Chelem. Ce record tiendra plus de trente ans avant d’être battu par Carlos Alcaraz à l’Open d’Australie 2026. Courier ajoute encore Indianapolis à son palmarès et termine l’année n°3 mondial.
Mais quelques signes de lassitude apparaissent déjà. Au Masters de Francfort, en novembre, il pousse l’étrangeté jusqu’à sortir Maybe the Moon, un roman d’Armistead Maupin, et à le lire pendant les changements de côté de son match contre Andrei Medvedev. Courier expliquera simplement qu’il avait envie de lire. Il perd ses trois rencontres du tournoi. L’anecdote amuse, mais avec le recul elle annonce surtout l’épuisement qui va suivre.