1977-1978
Parmi les meilleurs du monde
En 1977, Eddie Dibbs confirme qu’il appartient désormais à l’élite. Il remporte trois nouveaux titres, à Miami, Londres et Oviedo. À Miami, il écrase Raúl Ramírez en finale, 6-0, 6-3 ; à Londres, il domine Vitas Gerulaitis au terme d’un match serré. Il atteint également les finales de Charlotte, Louisville, Boston et Téhéran. Ses défaites face à Guillermo Vilas et Manuel Orantes montrent toutefois la densité exceptionnelle de la concurrence sur terre battue. À la fin de la saison, Dibbs est solidement installé parmi les meilleurs joueurs du monde.
L’année 1978 constitue le véritable sommet de sa carrière. Après deux finales perdues à Saint-Louis et Dayton, il remporte le tournoi de Tulsa, puis atteint la finale des WCT Finals de Dallas, l’un des rendez-vous les plus prestigieux de la saison. Battu par Vitas Gerulaitis, il signe néanmoins l’une des performances majeures de sa carrière. Durant l’été, il enchaîne trois titres à Cincinnati, North Conway et Toronto, où il bat respectivement Raúl Ramírez, John Alexander et le jeune José Luis Clerc. Cette série lui permet d’atteindre la 5e place mondiale le 24 juillet 1978, meilleur classement de sa carrière.
Sa saison ne s’arrête pas là. Qualifié pour le Masters de fin d’année, Dibbs se hisse jusqu’en demi-finales. En atteignant à la fois la finale des WCT Finals et le dernier carré du Masters, il réussit en 1978 ce qu’il n’est jamais parvenu à accomplir en Grand Chelem : se rapprocher tout près d’un titre majeur face aux meilleurs joueurs de son époque. Cette saison reste celle où sa régularité, son endurance et son jeu de fond de court trouvent leur expression la plus complète.