
Phase de rodage
Passé professionnel en 2000, David Ferrer ne connaît pas l’ascension fulgurante des grands prodiges espagnols de son époque. Il construit sa carrière à force de matchs, d’abord sur les circuits secondaires, puis dans les tableaux du grand circuit, où son endurance et sa ténacité compensent encore un jeu trop peu tranchant.
En 2002, à 20 ans, il remporte à Bucarest le premier titre de sa carrière. L’année suivante, il crée la surprise à Rome en éliminant dès son entrée en lice Andre Agassi, alors numéro un mondial. Ces coups d’éclat ne suffisent pourtant pas encore à l’installer durablement parmi les meilleurs.
Le véritable déclic intervient à Roland-Garros en 2005. En huitièmes de finale, Ferrer renverse le tenant du titre Gastón Gaudio, qui avait pourtant mené 4-0 dans la dernière manche. Son parcours s’arrête en quarts face à Rafael Nadal, futur vainqueur du tournoi, mais l’Espagnol vient de démontrer qu’il peut tenir sa place dans les grands rendez-vous.
Il lui faut encore attendre 2006 pour soulever un deuxième trophée. À Stuttgart il domine José Acasuso au terme d’une finale disputée au meilleur des cinq manches, une formule encore utilisée à l’époque dans certains tournois du circuit. Six ans après ses débuts professionnels, Ferrer n’est pas encore un membre régulier de l’élite, mais il possède désormais les fondations de la carrière qui va suivre.










