Des circuits secondaires à une première finale ATP
Gaston Gaudio passe professionnel en 1996, après avoir terminé n°2 junior argentin. Ses premières années sont consacrées à l'apprentissage sur les circuits secondaires et, fin 1997, il n'est encore que 639e mondial. Sa progression s'accélère spectaculairement en 1998 : il remporte le Futures d'Elche, puis les Challengers de Santa Cruz et Santiago, ce dernier aux dépens de Karim Alami. En quelques mois, il remonte jusqu'à la 138e place mondiale. L'année suivante, deux nouveaux succès en Challenger, à Nice puis Espinho, lui ouvrent définitivement les portes du grand circuit. À Roland-Garros 1999, il franchit les qualifications puis, après l'abandon d'Oliver Gross au premier tour, renverse Bernd Karbacher après avoir été mené deux manches à rien, 6-7(3), 4-6, 6-3, 6-1, 6-4. Son parcours s'arrête au troisième tour contre le n°6 mondial Alex Corretja, 6-4, 6-3, 6-3. Il termine la saison au 73e rang mondial.
En 2000, Gaudio s'installe véritablement sur le circuit ATP. Dès le mois de janvier, il atteint les demi-finales à Auckland, où Magnus Norman le bat 6-4, 7-5. Sa révélation intervient surtout à Monte-Carlo : il élimine successivement Marat Safin 7-6(5), 6-0, Felix Mantilla 6-3, 7-5, Julien Boutter 6-3, 7-5 et Juan Carlos Ferrero 6-4, 6-2, sans perdre un seul set. En demi-finale, il prend la première manche à Dominik Hrbaty avant de céder 4-6, 7-5, 6-2. Pour un joueur qui avait commencé l'année autour de la 70e place mondiale, cette semaine monégasque constitue son premier grand coup d'éclat au plus haut niveau.
En juillet, Gaudio franchit une nouvelle étape à Stuttgart, tournoi de catégorie International Series Gold. Il bat notamment Karim Alami, Andrei Medvedev puis Andrew Ilie pour atteindre, à 21 ans, la première finale ATP de sa carrière. Il y retrouve son compatriote Franco Squillari, qu'il avait battu quelques semaines auparavant en finale du Challenger de Braunschweig. Cette fois, Gaudio mène deux manches à une, mais Squillari retourne la situation et s'impose 6-2, 3-6, 4-6, 6-4, 6-2. Même sans titre, la saison marque un changement de dimension : Gaudio est passé en quelques années des profondeurs du classement aux derniers tours des grands tournois et termine 2000 à la 34e place mondiale.

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