Dans le sillage des meilleurs
Gerulaitis se fait progressivement une place sur un circuit en pleine transformation. Le tennis professionnel s’ouvre alors à une génération de jeunes joueurs qui ne ressemblent plus aux champions policés des décennies précédentes. Avec ses cheveux blonds, son allure décontractée et son énergie débordante, le New-Yorkais en incarne parfaitement le renouvellement.
Il remporte ses premiers tournois en simple en 1974 et s’installe rapidement parmi les joueurs les plus dangereux du circuit. Sa vitesse lui permet de défendre sur toutes les surfaces, mais son goût de l’attaque le pousse constamment vers le filet. Il obtient encore de meilleurs résultats en double, discipline dans laquelle ses réflexes et sa mobilité font merveille.
En 1975, associé à Sandy Mayer, il remporte Wimbledon en double. À seulement 20 ans, Gerulaitis possède déjà un titre du Grand Chelem, même si la consécration individuelle se fait encore attendre. En simple, il progresse sans parvenir à se mêler durablement aux luttes que se livrent Connors, Borg, Ashe, Vilas ou Nastase.
La saison 1976 confirme pourtant son installation dans l’élite. Gerulaitis accumule les victoires, enrichit son palmarès et se rapproche du top 10. Il ne lui manque plus qu’un grand parcours dans l’un des quatre tournois majeurs pour changer de dimension.

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