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Andres Gomez - Chron'Open
Chron'Open
Equateur
gaucher - revers à une main

AndresGomez

La consécration au bout de l'attente
Andres Gomez

Pendant près d'une décennie, Andres Gomez fut l'un des meilleurs joueurs du monde sans parvenir à franchir le dernier cap en Grand Chelem. Gaucher puissant, remarquable joueur de terre battue mais bien plus complet qu'on ne l'a parfois dit, l'Equatorien dut attendre l'âge de 30 ans pour connaître enfin la consécration qui allait donner une autre dimension à toute sa carrière.
Après avoir longtemps attendu que la porte s'ouvre, il la franchit au moment où elle semblait sur le point de se refermer.

1Grand Chelem
21Titres ATP
1990n°4 mondial
Naissance 27 février 1960
L'essentiel

La couronne

Jeunesse

De Guayaquil au circuit professionnel

Guayaquil, ville natale d'Andres Gomez
Guayaquil, en Equateur, où Andres Gomez naît et découvre le tennis.

Né à Guayaquil en 1960, Andres Gomez ne se destinait pas nécessairement à une carrière de joueur professionnel. Il envisagea notamment des études de biologie marine avant de tenter sa chance sur le circuit en 1979.

Le choix fut rapidement récompensé puisqu'il entra dans le Top 50 en quelques mois.

de 1979 à 1995

Sa carrière

Andres Gomez à l'US Open 1981
US Open 1981 : Andres Gomez au service pendant ses premières saisons sur le circuit.
1979-1982

Des débuts prometteurs

Gomez avait déjà représenté l'Equateur en Coupe Davis lorsqu'il fit ses premiers pas en Grand Chelem. A l'US Open 1979, il franchit un tour pour retrouver Victor Pecci. Le Paraguayen venait d'atteindre la finale de Roland-Garros et constituait alors, avec Guillermo Vilas, l'une des grandes références sud-américaines. Gomez s'inclina, mais commençait à se faire une place sur un circuit où les joueurs équatoriens étaient rares.

Le premier titre arrive en 1981 à Bordeaux. En 1982, Gomez change déjà de catégorie : il remporte les Internationaux d'Italie à Rome, l'un des rendez-vous majeurs de la saison sur terre battue, puis s'impose à Quito. Ses résultats lui valent une première qualification pour le Masters de fin de saison. Le gaucher de Guayaquil n'est plus seulement une curiosité sud-américaine : il appartient désormais au groupe des joueurs capables de peser sur les grands tournois.

Andres Gomez avec le trophée de Rome 1984
Rome 1984 : Gomez remporte pour la deuxième fois les Internationaux d'Italie.
1983-1984

Gomez entre dans la cour des grands

En 1983, Gomez ajoute Dallas à son palmarès et se qualifie de nouveau pour le Masters. Ivan Lendl l'y élimine, comme il l'avait déjà fait à Roland-Garros en 1981. Ce nom va progressivement devenir omniprésent dans la carrière de l'Equatorien : chaque fois que Gomez semble s'approcher d'un palier supérieur, le Tchécoslovaque n'est jamais très loin.

La saison 1984 marque pourtant une véritable explosion. Gomez remporte cinq tournois : Nice, Rome, Washington, Indianapolis et Hong Kong. Il gagne donc une deuxième fois les Internationaux d'Italie et fait son entrée dans le Top 10 le 5 mars.

Surtout, il réalise une performance qui démontre l'étendue de son registre. Gomez atteint successivement les quarts de finale à Roland-Garros, Wimbledon et l'US Open. A Paris, Lendl le bat en quatre manches avant de remporter le tournoi. A Londres, Gomez se hisse jusqu'en quart alors qu'il n'avait jusque-là pratiquement rien réalisé sur gazon. Et à New York, Lendl l'arrête encore. Trois quarts de finale de Grand Chelem sur trois surfaces différentes : l'étiquette de simple spécialiste de terre battue devient décidément trop étroite.

Andres Gomez à l'US Open 1984
US Open 1984 : Gomez atteint son troisième quart de finale majeur de la saison, sur une troisième surface différente.
Andres Gomez à Roland-Garros 1986
Roland-Garros 1986 : Gomez atteint les quarts de finale avant de s'incliner face au futur vainqueur Ivan Lendl.
1985-1987

Installé parmi les meilleurs

Gomez ne parvient pas à prolonger en Grand Chelem l'exceptionnelle régularité de 1984, mais il reste solidement installé dans l'élite. Il remporte Hong Kong en 1985 et réalise son meilleur parcours au Masters de fin d'année, joué en janvier 1986 : après avoir éliminé Henri Leconte puis Johan Kriek, il atteint les demi-finales. Une fois encore, Lendl l'attend. Et une fois encore, Lendl gagne. Le Masters restera néanmoins l'un des meilleurs résultats de Gomez dans une épreuve regroupant exclusivement les meilleurs joueurs du monde.

En 1986, il remporte quatre nouveaux titres, à Indianapolis, Florence, Boston et Itaparica. A Roland-Garros, il atteint les quarts et prend le premier set à Lendl avant de subir progressivement la puissance du futur vainqueur. L'année est également exceptionnelle en double : Gomez atteint la première place mondiale et remporte l'US Open avec Slobodan Zivojinovic.

Lendl se trouve encore sur sa route à Roland-Garros en 1987. Gomez prend de nouveau la première manche, mais le n°1 mondial finit par imposer sa loi. L'Equatorien se console en remportant Forest Hills, où il bat Yannick Noah en finale. A 27 ans, son palmarès est déjà considérable et sa présence parmi les meilleurs est une constante des années 80. Mais en Grand Chelem, le dernier verrou ne saute toujours pas.

Andres Gomez avec le trophée de Barcelone 1989
Barcelone 1989 : Gomez renverse Ivan Lendl en demi-finale avant de battre Horst Skoff et de soulever le trophée.
1988-1989

La course contre le temps

La saison 1988 donne pour la première fois le sentiment que Gomez pourrait avoir laissé passer sa chance. Il ne remporte aucun titre en simple et termine l'année au 24e rang mondial, sa seule sortie du Top 20 entre 1982 et 1990. En double, en revanche, il demeure au sommet : associé à Emilio Sanchez, il remporte Roland-Garros, deux ans après son titre à l'US Open avec Zivojinovic.

À bientôt 30 ans, l'Équatorien appartient désormais à une génération que de nouveaux venus commencent à pousser vers la sortie. Wilander, Edberg et Becker ont déjà gagné des titres majeurs ; Agassi, Sampras et d'autres commencent à apparaître. Pour Gomez, dont le meilleur résultat en Grand Chelem demeure un quart de finale, le temps presse.

Mais 1989 inverse la tendance. Gomez remporte Boston puis retrouve une partie de son meilleur tennis à Barcelone. En demi-finale, il affronte Ivan Lendl, alors n°1 mondial. Après avoir perdu le premier set 6-1, il renverse le match et s'impose 1-6, 7-6, 9-7. Ce n'est que sa deuxième victoire en dix-huit rencontres contre son grand bourreau. Il bat ensuite Horst Skoff en finale et remporte le tournoi. A 29 ans, loin de décliner, Gomez vient de relancer sa carrière.

Andres Gomez avec le trophée de Barcelone 1990
Barcelone 1990 : Gomez conserve son titre et confirme sa grande forme avant Roland-Garros.
1990

La dernière grande occasion

Gomez entame la saison de ses 30 ans avec une certitude nouvelle : son tennis est toujours capable de lui permettre de gagner de grands tournois. Sur terre battue, la confirmation est éclatante. Il conserve son titre à Barcelone puis remporte Madrid. Lorsque Roland-Garros commence, il ne s'agit donc pas d'un vétéran arrivé à Paris sans résultats récents, mais de l'un des joueurs les plus en forme de la saison sur terre. Il terminera d'ailleurs l'année avec un bilan de 23 victoires pour seulement 6 défaites sur cette surface.

Un élément change cependant profondément le paysage. Ivan Lendl ne vient pas. Triple vainqueur à Paris et toujours parmi les meilleurs joueurs du monde, il décide de sacrifier Roland-Garros afin de préparer spécifiquement Wimbledon, le seul tournoi du Grand Chelem qu'il n'a jamais remporté. Pour Gomez, qui a si souvent vu son parcours parisien s'achever face à lui, cette absence n'est évidemment pas anodine.

Encore faut-il profiter d'un tableau ouvert. Gomez le fait. Pour la première fois de sa carrière, il dépasse les quarts de finale d'un Grand Chelem. En demi-finale, il retrouve Thomas Muster, déjà redoutable sur terre battue. L'Equatorien livre l'un de ses meilleurs matches et l'emporte en trois sets, 7-5, 6-1, 7-5. Après plus de dix ans sur le circuit, le voici enfin en finale d'un tournoi majeur.

Andres Gomez et Andre Agassi après la finale de Roland-Garros 1990
Roland-Garros 1990 : Andres Gomez, vainqueur, pose avec le finaliste Andre Agassi après son succès en quatre sets.
Roland-Garros 1990

L'apothéose

Son adversaire est Andre Agassi. L'Américain n'a que 20 ans et représente tout ce que Gomez n'est plus : la jeunesse, la nouveauté, le futur. Agassi est considéré comme le favori. Gomez, lui, sait probablement qu'une telle occasion ne se représentera pas. Cette différence d'âge et de trajectoire donne à la finale une dimension presque symbolique : la génération qui arrive face à celle qui cherche une dernière consécration.

Mais Gomez ne gagne pas par expérience seulement. Son service de gaucher lui permet d'ouvrir le court, son coup droit martyrise Agassi et il n'hésite pas à avancer pour terminer les points au filet. Il prend le premier set 6-3. Agassi réagit et égalise 6-2, mais l'Equatorien reprend immédiatement le contrôle. Il gagne la troisième manche 6-4, puis la quatrième sur le même score : 6-3, 2-6, 6-4, 6-4. A 30 ans, Andres Gomez est champion de Roland-Garros.

Il devient le premier joueur équatorien à gagner un tournoi du Grand Chelem et le premier Sud-Américain à remporter Roland-Garros depuis Guillermo Vilas en 1977. A 30 ans et trois mois, il est également le vainqueur le plus âgé du tournoi depuis Andres Gimeno en 1972. Le lendemain de la finale, le 11 juin 1990, Gomez atteint le meilleur classement de sa carrière : n°4 mondial.

L'image de l'après-match ajoute une dimension intime au triomphe. Gomez quitte momentanément le court puis réapparaît dans les tribunes avec son jeune fils Juan-Andres dans les bras, auprès de son épouse. Pour un joueur qui avait toujours accordé une place importante à sa famille, la plus grande victoire de sa carrière devient également une scène familiale.

1991-1995

Le crépuscule

Après une telle apothéose, Gomez ne retrouvera plus le même niveau. En 1991, il remporte néanmoins à Brasilia le vingt-et-unième et dernier titre en simple de sa carrière. Dix ans se sont écoulés depuis son premier succès à Bordeaux. Son palmarès ATP se referme sur 21 titres pour 14 finales perdues, chiffre considérable pour un joueur qui n'a jamais dépassé la quatrième place mondiale.

Ses apparitions sur le grand circuit deviennent ensuite de plus en plus espacées et sa carrière au plus haut niveau s'éteint progressivement au milieu des années 1990. Gomez continue toutefois à représenter ponctuellement l'Equateur en Coupe Davis jusqu'en 2000.

Ainsi s'achève une carrière dont la construction apparaît presque inversée. Gomez avait déjà accumulé les titres, fréquenté le Top 10 et atteint la première place mondiale en double lorsqu'il obtint enfin, à 30 ans, le résultat qui allait définir son héritage. Roland-Garros ne lança pas sa carrière : il lui donna sa conclusion.

Face-à-face

Le mur Lendl

Ivan Lendl, principal adversaire d'Andres Gomez
Ivan Lendl remporte 17 des 19 confrontations disputées face à Andres Gomez.

Aucune rivalité ne permet de comprendre aussi clairement les limites auxquelles Gomez s'est heurté qu'Ivan Lendl. Les deux hommes se sont affrontés 19 fois sur le circuit. Lendl en a gagné 17. Ce bilan extrêmement déséquilibré ne concerne pas seulement des rencontres ordinaires : le Tchécoslovaque surgit régulièrement dans les tournois où Gomez joue son meilleur tennis.

A Roland-Garros, le phénomène prend une dimension presque obsessionnelle. Lendl élimine Gomez en 1981, 1984, 1986 et 1987. Il le bat aussi à l'US Open, au Masters et dans plusieurs autres rendez-vous importants. Gomez ne réussit à inverser le rapport de forces que deux fois : à Washington en 1981 puis, huit ans plus tard, lors de cette fameuse demi-finale de Barcelone en 1989.

C'est ici que Roland-Garros 1990 prend une résonance particulière. Après avoir buté pendant toute une décennie sur Lendl, Gomez remporte enfin le tournoi parisien précisément l'année où Lendl décide de ne pas le disputer. Le constat ne diminue en rien la valeur de sa victoire : Gomez doit encore battre Thomas Muster puis Andre Agassi, et il le fait avec autorité. Mais la coïncidence est saisissante. Pour la première fois depuis que Gomez était devenu un prétendant sérieux à Paris, le mur qui l'avait arrêté encore et encore avait disparu. Et cette fois, l'Equatorien alla jusqu'au bout.

Le 17-2 permet aussi de situer Gomez dans la hiérarchie de son époque. Il pouvait battre pratiquement tout le monde, gagner de grands tournois et rester pendant des années dans le Top 20. Mais face à l'un des joueurs dominants des années 1980, il existait encore un étage supplémentaire. C'est précisément ce qui rend son sacre tardif si intéressant : Gomez n'était pas devenu subitement meilleur que tous ceux qui l'avaient précédé. Il avait continué assez longtemps pour que, enfin, les circonstances et son meilleur tennis se rencontrent au même moment.

Ivan Lendl et Andres Gomez après leur quart de finale à Roland-Garros 1987
Roland-Garros 1987 : Ivan Lendl et Andres Gomez après leur quart de finale.
Entourage

Ses entraîneurs

Andres Gomez avec son entraîneur Colon Nunez
Andres Gomez au travail avec Colon Nunez.

Formé notamment auprès de Harry Hopman, il travailla ensuite avec Patricio Rodriguez et Colon Nunez.

Identité tennistique

Style de jeu

Andres Gomez à Wimbledon en 1984
Wimbledon 1984 : son quart de finale sur gazon illustre un registre plus complet que celui d'un simple spécialiste de terre battue.

Gaucher de 1,93 m, Gomez possédait un service difficile à lire et surtout un coup droit particulièrement lourd.

Son jeu reposait beaucoup sur sa faculté à créer le décalage coup droit, à repousser l'adversaire puis à exploiter l'espace ouvert.

Sa victoire contre Agassi en 1990 montre un joueur complet. Gomez utilise son service pour sortir l'Américain du court, frappe très fort en première intention et n'hésite pas à venir conclure au filet. Roland-Garros décrit ainsi un gaucher athlétique et puissant, capable d'accompagner ses bonnes mises en jeu vers l'avant. Son expérience du double avait manifestement enrichi son registre.

Ses résultats de 1984 le démontrent également : atteindre les quarts de finale la même année à Roland-Garros, Wimbledon et l'US Open est difficilement compatible avec l'image d'un joueur exclusivement dépendant de la terre battue. La terre battue était sa surface de prédilection, sans pour autant résumer son tennis.

Hors du court

Personnalité

Jimmy Connors et Andres Gomez
Jimmy Connors, qui avait surnommé Andres Gomez « Go Go », aux côtés de l'Equatorien.

Apprécié sur le circuit pour son contact facile et sa convivialité, Andres Gomez entretenait de bonnes relations avec de nombreux joueurs. Jimmy Connors lui avait d'ailleurs donné le surnom de « Go Go ». La variété impressionnante de ses partenaires en double témoigne aussi de cette capacité à s'intégrer facilement et à nouer des associations avec des joueurs très différents.

Palmarès

Ses 21 titres

Grand Chelem Grand tournoi historique ATP 500

Bordeaux 1981
Rome 1982
Quito 1982
Dallas 1983
Nice 1984
Rome 1984
Washington 1984
Indianapolis 1984
Hong Kong 1984
Hong Kong 1985
Indianapolis 1986
Florence 1986
Boston 1986
Itaparica 1986
Forest Hills 1987
Boston 1989
Barcelone 1989
Barcelone 1990
Madrid 1990
Roland-Garros 1990
Brasilia 1991
Double

Le n°1 mondial en double

Andres Gomez et Slobodan Zivojinovic vainqueurs de l'US Open 1986 en double
US Open 1986 : Gomez et Slobodan Zivojinovic remportent le titre en double.
Andres Gomez et Emilio Sanchez vainqueurs de Roland-Garros 1988 en double
Roland-Garros 1988 : Gomez et Emilio Sanchez, vainqueurs du double messieurs.

La carrière de Gomez possède une seconde dimension que son titre de Roland-Garros ne doit pas faire oublier. Il fut l'un des meilleurs joueurs de double de sa génération et atteignit même la place de n°1 mondial le 15 septembre 1986. L'ATP lui attribue 33 titres dans la discipline, contre 21 en simple.

Son premier grand titre arrive à l'US Open 1986, associé au Yougoslave Slobodan Zivojinovic. Deux ans plus tard, Gomez remporte Roland-Garros avec l'Espagnol Emilio Sanchez. Il forma également une équipe particulièrement efficace avec le Chilien Hans Gildemeister et joua avec des partenaires extrêmement variés.

Ce parcours en double n'est pas une annexe de sa carrière. Il révèle au contraire certaines qualités parfois éclipsées par son image de terrien : qualité de main, toucher, sens de la volée et capacité à prendre le filet. Gomez n'était pas seulement un joueur de fond de court capable d'user son adversaire sur terre battue.

Transmission

Après-carrière : au service du tennis équatorien

Andres Gomez au Challenger de Guayaquil
Andres Gomez sur les courts du Challenger de Guayaquil, tournoi qu'il contribue à développer.

Après avoir quitté le circuit, Andres Gomez ne s'est pas éloigné du tennis. Installé à Guayaquil, il s'est investi dans la formation des joueurs et dirige notamment l'Académie Gomez-Viver, tout en poursuivant une activité d'entraîneur. Son expérience et son statut de premier champion équatorien en Grand Chelem lui ont ainsi permis de jouer un rôle de transmission auprès des nouvelles générations.

Son engagement s'est également porté sur l'organisation de tournois professionnels en Equateur. En 2005, il participe avec Luis Adrian Morejon à la création du Challenger de Guayaquil, dont il devient le directeur. L'épreuve s'installe durablement au calendrier et constitue, année après année, une occasion précieuse pour les joueurs équatoriens de se mesurer au circuit international sans quitter leur pays. Gomez a également dirigé le Challenger de Salinas.

En 2026, il participe avec Luis Adrian Morejon au retour du Challenger de Quito, réapparu au calendrier après cinq années d'absence. Gomez n'a donc pas seulement offert au tennis équatorien son plus grand exploit individuel : une fois sa carrière terminée, il a aussi contribué à lui fournir des structures, des tournois et des possibilités de développement.

Famille

Vie privée

Andres Gomez avec Anna Maria et leur fils Juan Andres
Andres Gomez avec son épouse Anna Maria et leur fils Juan Andres.

Andres Gomez a épousé Anna Maria, qui partageait déjà sa vie lorsqu'il connut la consécration à Roland-Garros en 1990. Après sa victoire sur Andre Agassi, il quitta d'ailleurs le court pour rejoindre son épouse dans les tribunes et prendre dans ses bras leur jeune fils Juan Andres, alors âgé de 2 ans : une scène devenue l'une des images marquantes de son triomphe parisien.

La famille Gomez est ensuite restée étroitement liée au tennis. Leur fils Emilio, né en 1991, est devenu à son tour joueur professionnel et a atteint le Top 100 mondial. Il a notamment disputé en 2020 son premier tableau final de Grand Chelem à Roland-Garros, trente ans après la victoire de son père.

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Date de dernière mise à jour : 11/10/2026