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Fernando Gonzalez - Le volcan chilien
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Chili
droitier - revers à une main

FernandoGonzalez

Le volcan chilien
Fernando Gonzalez

Doté de l'un des coups droits les plus puissants de sa génération, Fernando Gonzalez a incarné le tennis d'attaque à son plus haut niveau. Peu en réussite dans les Grands Chelems, le Chilien s'est pourtant distingué par sa capacité à renverser les plus grands champions.

11Titres ATP
2007n°5 mondial
Naissance29 juillet 1980
Premiers pas

Jeunesse et débuts

Fernando Gonzalez dans sa jeunesse

Né le 29 juillet 1980 à Santiago, Fernando Gonzalez grandit dans une période faste pour le tennis chilien. Alors que Marcelo Rios ouvre la voie à une nouvelle génération de champions, le jeune Gonzalez se distingue rapidement par une puissance de frappe exceptionnelle. Son coup droit, déjà dévastateur chez les juniors, attire l'attention des observateurs bien avant son arrivée sur le circuit professionnel.

Son encadrement

Ses entraîneurs

Fernando Gonzalez et Horacio de la Pena

Horacio de la Pena

Entraîneur de Fernando Gonzalez en 2006.

Fernando Gonzalez et Larry Stefanki

Larry Stefanki

Entraîneur de Fernando Gonzalez de 2006 à 2008, pendant la période qui le conduit à la finale de l'Open d'Australie et à la cinquième place mondiale en 2007.

Martin Rodriguez

Martin Rodriguez

Il prend la suite de Larry Stefanki en 2008.

de 1998 à 2012

Sa carrière

Roland-Garros 1998 : Fernando Gonzalez remporte le tournoi juniors.
1998-1999

Les débuts

En 1998, il remporte Roland Garros chez les juniors. Passé professionnel l'année suivante, il découvre progressivement les exigences du circuit ATP. Ses premiers résultats sont prometteurs, mais son jeu spectaculaire reste encore irrégulier. Il apprend à maîtriser une agressivité qui fait déjà de lui l'un des frappeurs les plus redoutables de sa génération.

Fernando Gonzalez remporte le tournoi d'Orlando
Orlando 2000 : Fernando Gonzalez soulève le premier trophée ATP de sa carrière.
2000-2004

L'ascension

Après une première saison d'apprentissage sur le circuit ATP, Fernando Gonzalez confirme rapidement les promesses entrevues chez les juniors. En 2000, il remporte à Orlando le premier titre ATP de sa carrière, devenant à vingt ans l'un des espoirs les plus prometteurs du tennis sud-américain. Son coup droit surpuissant lui permet déjà de rivaliser avec des joueurs bien mieux classés, mais son jeu offensif manque encore de régularité.

Les saisons suivantes marquent sa véritable installation parmi l'élite. En 2002, il remporte les tournois de Vina del Mar et de Palerme, avant de s'imposer également à Vina del Mar en 2004. Désormais membre du Top 20 mondial, il s'affirme comme l'un des joueurs les plus spectaculaires du circuit, capable de faire vaciller les meilleurs grâce à la violence de ses frappes.

Fernando Gonzalez et Nicolas Massu aux Jeux olympiques d'Athènes
Athènes 2004 : Gonzalez et Nicolas Massu offrent au Chili son premier titre olympique.

L'année 2004 marque un tournant dans sa carrière. Aux Jeux olympiques d'Athènes, Fernando Gonzalez remporte la médaille d'or en double aux côtés de Nicolas Massu et décroche également la médaille de bronze en simple. Ces performances, auxquelles s'ajoutent une nouvelle victoire à Vina del Mar, confirment son changement de dimension et l'installent durablement parmi les meilleurs joueurs du monde.

Fernando Gonzalez à l'Open d'Australie 2007
Open d'Australie 2007 : Gonzalez atteint sa première finale en Grand Chelem.
2005-2007

L'apogée

Fernando Gonzalez franchit un nouveau cap. Son jeu gagne en maturité sans rien perdre de son explosivité. Toujours redoutable grâce à son coup droit dévastateur, il devient plus régulier dans les grands rendez-vous et s'installe durablement parmi les meilleurs joueurs de la planète.

L'année 2006 consacre cette progression. À Madrid, Gonzalez atteint pour la première fois la finale d'un Masters Series. Après avoir notamment éliminé Novak Djokovic et Tomas Berdych, il ne cède qu'en finale face à Roger Federer, alors numéro un mondial.

Quelques mois plus tard, il atteint le sommet de son art à l'Open d'Australie 2007. Impressionnant de puissance, il élimine successivement James Blake, Rafael Nadal et Tommy Haas sans concéder le moindre set pour atteindre sa première finale en Grand Chelem. Seul Roger Federer l'empêche de décrocher le titre. Ce parcours lui permet néanmoins d'atteindre la cinquième place mondiale.

En fin de saison, Fernando Gonzalez retrouve Federer lors de la Masters Cup de Shanghai et signe l'une des plus grandes victoires de sa carrière.

Rafael Nadal, Fernando Gonzalez et Novak Djokovic aux Jeux olympiques de Pékin
Pékin 2008 : un podium qui a de l'allure, aux côtés de Nadal et Djokovic.
2008-2009

Les derniers exploits

Même si le trio Federer-Nadal-Djokovic monopolise désormais les plus grands titres, Fernando Gonzalez continue de briller dans les grands événements. Aux Jeux olympiques de Pékin, il retrouve une compétition qui lui réussit particulièrement. Après un remarquable parcours, il décroche la médaille d'argent en simple, seulement battu en finale par Rafael Nadal.

Fernando Gonzalez à Roland-Garros 2009
Roland-Garros 2009 : Gonzalez atteint les demi-finales après avoir dominé Andy Murray.

L'année 2009 offre un dernier aperçu de son immense talent. À Roland-Garros, il domine Andy Murray, alors troisième joueur mondial, avant d'atteindre les demi-finales. Il ne s'incline que face à Robin Soderling, tombeur de Nadal.

Fernando Gonzalez et Nicolas Mahut à Miami en 2012
Miami 2012 : Fernando Gonzalez salue le public après le dernier match de sa carrière, disputé face à Nicolas Mahut.
2010-2012

Le déclin

Après avoir atteint les sommets du tennis mondial, Fernando Gonzalez voit sa carrière brutalement freinée par les blessures. Une opération de la hanche en 2010 l'éloigne des courts pendant plusieurs mois et marque le début d'un long combat pour retrouver son meilleur niveau. À son retour, les douleurs persistent, notamment au genou.

Malgré une volonté intacte, le Chilien ne parvient plus à rivaliser avec les meilleurs. À 31 ans, conscient que son corps ne lui permet plus d'évoluer au niveau d'exigence qu'il s'impose, il annonce en février 2012 qu'il mettra un terme à sa carrière après le Masters 1000 de Miami.

Une arme absolue

Style de jeu

Le coup droit de Fernando Gonzalez

Peu de joueurs ont autant incarné une arme que Fernando Gonzalez son coup droit. Frappe lourde, trajectoires tendues, accélérations fulgurantes : cette arme faisait basculer un match en quelques échanges.

Son jeu reposait sur une prise d'initiative permanente. Doté d'un excellent service, il cherchait rapidement à prendre l'échange à son compte afin de déclencher son coup droit. Son revers, plus irrégulier, l'incitait souvent à contourner la balle pour frapper en coup droit, quitte à prendre des risques.

Sur le court

Personnalité

Fernando Gonzalez exprime sa fougue sur le court

Fernando Gonzalez a toujours joué avec ses émotions. Exubérant après un point spectaculaire, frustré lorsqu'il perdait le fil d'un match, il ne cachait jamais ses sentiments. Cette spontanéité faisait partie intégrante de son identité sur le court et expliquait en partie sa capacité à se transcender lors des grands rendez-vous. Sous le maillot chilien, il semblait puiser une énergie supplémentaire. En Coupe Davis comme aux Jeux olympiques, il élevait régulièrement son niveau de jeu lorsqu'il défendait les couleurs de son pays.

Cette fougue avait toutefois son revers. Gonzalez ne faisait pas toujours preuve d'un fair-play irréprochable. Lors de la demi-finale des Jeux olympiques de Pékin face à James Blake, il bénéficie d'une décision arbitrale manifestement erronée sur une balle annoncée bonne et choisit de ne pas intervenir. L'Américain proteste vivement et le public prend largement son parti.

Un an plus tard, à l'US Open, son huitième de finale contre Rafael Nadal laisse une impression tout aussi négative. Interrompu par la pluie après deux tie-breaks perdus, le match reprend le lendemain. Breaké d'entrée dans la troisième manche, le Chilien semble alors avoir renoncé au combat et ne remporte plus le moindre jeu, s'inclinant finalement 7-6, 7-6, 6-0. Une attitude qui déçoit les spectateurs, d'autant que cette rencontre est la seule maintenue au programme ce jour-là.

Cette tendance à lâcher prise brutalement se manifeste encore quelques semaines plus tard à Paris-Bercy. Opposé à Juan Martin del Potro dans un match programmé tardivement, Gonzalez perd le premier set au tie-break, arrache le deuxième de la même manière, puis abandonne avant même le début de la manche décisive. Quelles qu’aient été ses douleurs, cette sortie soudaine, au moment précis où il venait de revenir à hauteur, laisse une nouvelle fois au public l’impression d’un joueur capable de quitter le combat aussi brusquement qu’il s’y était jeté.

Jeux olympiques

Les trois métaux

Fernando Gonzalez avec une médaille olympique
Athènes 2004 et Pékin 2008 : une médaille d'or, une d'argent et une de bronze.

Si Fernando Gonzalez n'a jamais remporté de titre du Grand Chelem, il a trouvé aux Jeux olympiques le théâtre de ses plus grands exploits. À Athènes en 2004, il décroche la médaille d'or en double avec Nicolas Massu, première médaille d'or olympique de l'histoire du Chili, avant d'ajouter le bronze en simple.

Quatre ans plus tard, à Pékin, il confirme son statut en atteignant la finale du simple, où seul Rafael Nadal le prive du titre.

Avec une médaille d'or, une d'argent et une de bronze, Gonzalez demeure le seul joueur de tennis de l'ère Open à avoir remporté les trois couleurs de médailles olympiques.

Au Chili, ces performances ont largement dépassé le cadre du tennis. Elles ont fait de Fernando Gonzalez et Nicolas Massu des héros nationaux.

Palmarès

Ses 11 titres ATP

Orlando 2000
Vina del Mar 2002
Palerme 2002
Vina del Mar 2004
Auckland 2005
Amersfoort 2005
Bâle 2005
Pékin 2007
Vina del Mar 2008
Munich 2008
Vina del Mar 2009
Vie sentimentale

Côté cœur

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Date de dernière mise à jour : 11/10/2026