La promesse
En 1996, à 18 ans, Tommy Haas fait une entrée remarquée sur le circuit ATP. Invité à Indianapolis, il bat successivement Dick Norman, Renzo Furlan et Mark Woodforde avant de céder en quarts de finale devant le n° 1 mondial Pete Sampras. Dès l'année suivante, il réussit une percée plus éclatante encore à Hambourg : bénéficiaire d'une invitation, il écarte notamment Carlos Moya et Alberto Berasategui pour atteindre les demi-finales de ce grand tournoi sur terre battue, où Felix Mantilla arrête sa course. En octobre 1997, à Lyon, il dispute sa première finale ATP, perdue contre Fabrice Santoro. Il retrouve la finale lyonnaise en 1998, mais Alex Corretja lui refuse à son tour le titre.
Le premier véritable coup d'éclat en Grand Chelem survient à l'Open d'Australie 1999. À 20 ans, il se hisse dans le dernier carré après avoir notamment dominé Vincent Spadea en quarts. Ievgueni Kafelnikov, futur vainqueur du tournoi, lui barre la route. Haas confirme dans la foulée en remportant à Memphis son premier titre ATP, aux dépens de Jim Courier. À Stuttgart, sur terre battue, une autre finale lui échappe dans des circonstances cruelles : il mène deux sets à rien contre Magnus Norman avant de céder en cinq manches. En septembre, il fait son entrée dans le top 10 mondial.
Il ajoute à cette saison une finale à la Coupe du Grand Chelem, épreuve prestigieuse alors disputée à Munich et distincte des tournois ATP ordinaires. Greg Rusedski le prive du trophée. Haas s'impose néanmoins comme l'un des principaux espoirs d'un tennis allemand en quête de relève après Boris Becker et Michael Stich.
