Les jumeaux de Sydney

Lew Hoad et Ken Rosewall grandissent dans la même région de Sydney, ont le même âge à trois semaines près et progressent ensemble sous la direction d’Harry Hopman. On les surnomme les « twins », moins parce qu’ils se ressemblent que parce qu’ils deviennent inséparables dans l’équipe australienne. Pourtant, tout les oppose déjà : Rosewall construit, varie et contrôle ; Hoad frappe, attaque et cherche le coup décisif.
À 17 ans, Hoad atteint les quarts de finale des Championnats des États-Unis. En décembre 1952, à 18 ans, il remporte sans Rosewall sa première Coupe Davis avec l’Australie et bat Tony Trabert lors de la finale contre les États-Unis. L’année suivante, les deux amis prennent ensemble une nouvelle dimension. Ils remportent les doubles d’Australie, de Roland-Garros et de Wimbledon. Mais leur véritable entrée dans l’histoire se produit en Coupe Davis, en décembre 1953. À 19 ans, Hoad bat Vic Seixas, champion de Wimbledon, puis Tony Trabert au terme d’un cinquième set remporté 7-5. Rosewall apporte ensuite le point décisif contre Seixas et l’Australie conserve le trophée, 3-2. C’est déjà la deuxième Coupe Davis de Hoad.
La progression n’est cependant pas rectiligne. Les États-Unis reprennent la Coupe Davis en 1954 et Tony Trabert domine nettement la saison 1955. Hoad atteint la finale australienne, perdue contre Rosewall, puis les demi-finales à Forest Hills, où Trabert le surclasse. Il remporte néanmoins avec l’Australie une troisième Coupe Davis. La puissance est déjà là ; la régularité nécessaire pour devenir le meilleur ne l’est pas encore.














