2003
Le chef-d'œuvre romain
Le début de l'Open d'Australie 2003 résume presque à lui seul le personnage. Mantilla gagne ses trois premiers matchs en cinq sets. En huitièmes de finale contre Sebastien Grosjean, il prend encore deux manches d'avance. Cette fois, le Français renverse la situation et s'impose lui aussi au cinquième set.
Au printemps, Mantilla arrive à Rome sans faire partie des principaux favoris. Il est alors 47e mondial et n'est pas tête de série. Le Catalan élimine notamment Albert Costa et Ivan Ljubicic, puis bat Yevgeny Kafelnikov en demi-finale. En finale se dresse Roger Federer, en pleine ascension et qui vient de remporter le tournoi de Munich.
Mantilla impose au Suisse un combat physique et méthodique. Il défend remarquablement, rallonge les échanges et profite des fautes adverses pour s'imposer 7/5 6/2 7/6. À 28 ans, il vient de décrocher à Rome le plus grand titre de sa carrière. Il est le premier joueur non tête de série à remporter les Internationaux d'Italie depuis le début de l'ère Open.
Au moment de la remise du trophée, Mantilla craque et fond en larmes. Il remercie sa famille, son entraîneur Joaquin Munoz, son préparateur physique Ernesto Lapiedra, mais aussi Jordi Vilaro, l'homme qui l'avait accompagné pendant onze ans à ses débuts.