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Sandy Mayer - Chron'Open
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États-Unis
droitier - revers à une main

SandyMayer

Quand Wimbledon révèle un étudiant
Sandy Mayer

Champion NCAA en simple, en double et par équipes avec Stanford, Sandy Mayer se présente à Wimbledon en 1973 et fait tomber Ilie Nastase, tête de série n°1. À 21 ans, l'Américain atteint les demi-finales. Cet exploit ouvre une carrière de premier plan : n°7 mondial en simple, n°3 en double et deux fois vainqueur en Grand Chelem dans cette spécialité.

11Titres ATP
1982n°7 mondial
Naissance 5 avril 1952
De Flushing à Stanford

Jeunesse

Sandy Mayer et Jimmy Connors au Junior Orange Bowl en 1964
Junior Orange Bowl 1964 : Sandy Mayer (à gauche), finaliste des moins de 12 ans, aux côtés de Jimmy Connors, vainqueur du tournoi.

Alexander « Sandy » Mayer naît à Flushing, dans l'État de New York, et commence à jouer presque au berceau. Son père Alex, ancien membre de l'équipe hongroise de Coupe Davis devenu entraîneur aux États-Unis, forme également son jeune frère Gene. Dès l'enfance, le tennis est donc à la fois une école et une affaire de famille.

Sandy entre à Stanford en 1970 et s'y impose rapidement parmi les meilleurs universitaires américains. En 1972, il remporte le championnat NCAA de double avec Roscoe Tanner. L'année suivante, il réalise un triplé historique : champion NCAA en simple, en double avec Jim Delaney et par équipes avec Stanford. Il devient le premier joueur de l'université à réunir ces trois titres au cours de la même saison.

De 1973 à 1985

Sa carrière

Portrait de Sandy Mayer à Wimbledon en 1973
Wimbledon 1973 : tout juste sacré à Stanford, Sandy Mayer transforme sa première grande campagne londonienne en demi-finale.
1973

Un étudiant en demi-finale

Quelques semaines plus tard, le voici à Wimbledon. L'édition 1973 est profondément bouleversée par le boycott déclenché par l'affaire Nikola Pilic, mais Mayer donne une autre dimension à son parcours en huitièmes de finale : il bat Ilie Nastase, finaliste sortant et tête de série n°1, 6-4, 8-6, 6-8, 6-4. Mené deux manches à zéro en quarts de finale par Jurgen Fassbender, il renverse encore le match, 3-6, 4-6, 6-3, 6-4, 6-4. Sa route s'arrête en demi-finale contre Alex Metreveli, 6-3, 3-6, 6-3, 6-4.

Ilie Nastase à Wimbledon en 1973
Wimbledon 1973 : Ilie Nastase, finaliste sortant et tête de série n°1, est éliminé par Sandy Mayer dès les huitièmes de finale.

Encore amateur, Mayer avait remporté quelques mois auparavant à Birmingham son premier titre. Son statut l'empêcha même de toucher les 3 000 dollars réservés au vainqueur.

Sandy Mayer en action aux États-Unis en 1976
Sandy Mayer en action aux États-Unis en 1976, l'année où il mène les New York Sets au titre en World TeamTennis.
1974-1978

Une place parmi les meilleurs Américains

Sandy hésite pourtant encore entre le tennis et des études de droit. Il ne franchit véritablement le pas qu'en juin 1974, lorsqu'il devient professionnel en signant avec les New York Sets de World TeamTennis. La décision est vite récompensée : il gagne cette année-là Baltimore, Paramus et Jackson.

En 1976, il devient l'un des hommes forts de la World TeamTennis. Avec les New York Sets de Billie Jean King, il remporte le championnat et est désigné meilleur joueur de la saison régulière puis des play-offs.

Sandy Mayer à Wimbledon en 1978
Wimbledon 1978 : Sandy Mayer s'étire à la volée durant le parcours qui le ramène en quarts de finale, cinq ans après sa révélation.

Trois nouveaux titres suivent en 1977, à Little Rock, Hampton et Stockholm, puis Saint-Louis en 1978. Cette même année, il retrouve les quarts de finale de Wimbledon, où Bjorn Borg, double tenant du titre, le bat 7-5, 6-4, 6-3 avant d'aller chercher une troisième couronne consécutive.

Sandy Mayer à Gstaad en 1983
Gstaad 1983 : sur la terre battue suisse, Sandy Mayer conclut son dernier grand millésime par le onzième titre ATP de sa carrière.
1981-1983

Le sommet à trente ans

Après plusieurs saisons perturbées par les blessures, Mayer connaît une spectaculaire renaissance en 1981. Il dispute trois finales importantes, à Los Angeles contre John McEnroe, à Cologne contre Ivan Lendl et à Stockholm contre son propre frère Gene, avant de terminer la saison en remportant Bologne face à Ilie Nastase.

Sa régularité le conduit finalement à son meilleur classement : le 26 avril 1982, trois semaines après son 30e anniversaire, Sandy Mayer devient n°7 mondial. Cette saison-là, il remporte Cleveland et atteint notamment la finale de Stuttgart sur terre battue.

Il est encore capable d'un dernier très grand millésime en 1983. À Gstaad, toujours sur terre battue, il domine Tomas Smid 6-0, 6-3, 6-2 et remporte son onzième et dernier titre ATP. Puis, exactement dix ans après sa demi-finale de 1973, il atteint une troisième fois les quarts de finale de Wimbledon. John McEnroe l'y arrête 6-3, 7-5, 6-0.

Style de jeu

Attaquer sans relâche

Sandy Mayer en position de retour à Wimbledon en 1978
Wimbledon 1978 : Sandy Mayer se place en retour, l'une des armes majeures de son jeu d'attaque.

Droitier au revers à une main, Mayer pratiquait un tennis d'attaque complet, construit dès l'enfance sous la direction de son père Alex. À 15 ans, celui-ci lui demandait déjà de monter au filet derrière chacune de ses premières balles de service. Sandy développa ainsi un jeu naturellement porté vers l'avant, sans être pour autant un simple serveur-volleyeur.

Son frère Gene le décrivait comme un joueur particulièrement cérébral et intense, doté d'un style d'attaque incessant. Retour et volée constituaient deux de ses grandes forces, ce qui explique à la fois sa réussite sur gazon et son exceptionnelle carrière en double. Les blessures freinèrent régulièrement sa progression, mais Mayer sut plusieurs fois revenir au plus haut niveau.

Le double

Deux titres du Grand Chelem en double

Si Sandy Mayer fut un excellent joueur de simple, son palmarès prend une autre dimension en double. En 1975, associé à son ami Vitas Gerulaitis, il remporte Wimbledon. Non têtes de série, les deux Américains battent Colin Dowdeswell et Allan Stone 7-5, 8-6, 6-4 en finale. Ils deviennent la première paire entièrement américaine à remporter le double messieurs à Wimbledon depuis dix-huit ans.

Sandy Mayer et Gene Mayer à Roland-Garros en 1979
Roland-Garros 1979 : Sandy Mayer (à gauche) et Gene Mayer deviennent la première fratrie sacrée dans le double messieurs parisien.

Quatre ans plus tard, l'histoire devient familiale. À Roland-Garros 1979, Sandy joue avec son frère Gene Mayer. Les deux Américains dominent Ross Case et Phil Dent 6-4, 6-4, 6-4 en finale et deviennent les premiers frères à remporter ensemble le double messieurs du tournoi.

Sandy totalisera 24 titres en double et atteindra le 3e rang mondial le 28 janvier 1985. Un sommet atteint près de douze ans après sa révélation à Wimbledon en simple.

Une histoire de famille

Les frères Mayer

Gene Mayer à Roland-Garros en 1981
Roland-Garros 1981 : Gene Mayer frappe son revers à deux mains, signature technique qui le distingue immédiatement de son frère aîné.

Sandy précède de quatre ans son frère Gene, né lui aussi à Flushing. Le cadet possède un jeu autrement plus atypique, avec des coups droits comme des revers joués à deux mains, et ira encore plus haut en simple en atteignant la 4e place mondiale en 1980.

Sandy Mayer et Gene Mayer à Stockholm en 1981
Stockholm 1981 : Sandy Mayer (à gauche) et Gene Mayer se retrouvent de part et d'autre du filet pour une finale aussi rare que familiale.

Les deux frères se retrouvent simultanément dans le top 10 mondial en 1981. Cette année-là, ils ont même l'occasion assez extraordinaire de s'affronter en finale du tournoi de Stockholm. Gene prend le dessus sur son aîné 6-4, 6-2.

Mais leur plus beau souvenir commun reste évidemment Roland-Garros 1979. Gene expliquera plus tard que gagner un Grand Chelem avec son frère représentait aussi un hommage à leur père, qui les avait formés tous les deux.

Transmission

Après le circuit

Sandy Mayer sur un court après sa carrière professionnelle
Sandy Mayer retrouve les courts après sa carrière professionnelle, cette fois avec la transmission pour priorité.

Après sa retraite en 1985, Mayer s'éloigne d'abord du tennis et se lance dans plusieurs activités, notamment l'immobilier et la gestion financière. La mort de son père en 1995 provoque un changement de direction. Impressionné par le nombre d'anciens élèves venus raconter lors des funérailles combien Alex Mayer avait compté dans leur vie, Sandy décide de suivre à son tour cette voie.

Il devient alors enseignant de tennis à Portola Valley, en Californie, revenant finalement au métier qu'il pratiquait déjà aux côtés de son père lorsqu'il était enfant.

Son parcours est honoré par son entrée au Northern California Tennis Hall of Fame en 1996, puis à l'Eastern Tennis Hall of Fame en 2003.

Palmarès

11 titres ATP

Grand tournoi historique

Birmingham 1973
Baltimore 1974
Paramus 1974
Jackson 1974
Little Rock 1977
Hampton 1977
Stockholm 1977
Saint-Louis 1978
Bologne 1981
Cleveland 1982
Gstaad 1983
Famille

Vie privée

Sandy Mayer a eu cinq enfants avec Libby, enseignante : quatre fils et une fille. Tous ont pratiqué le tennis et ont été classés chez les juniors de l’USTA en Californie du Nord. Une continuité naturelle dans une famille où le jeu s'est transmis de génération en génération.

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Date de dernière mise à jour : 11/10/2026