Tennis Chron'open
Chron'Open
États-Unis
gaucher - revers à une main

JohnMcENROE

Le génie incandescent
John McEnroe

Génie imprévisible, compétiteur insatiable et virtuose du filet, John McEnroe a marqué son époque autant par son tennis d'une créativité exceptionnelle que par son tempérament incandescent. Chaque match semblait pouvoir basculer vers le sublime... ou vers l'explosion. C'est précisément ce mélange de talent et de passion qui a fait de lui l'une des personnalités les plus fascinantes de l'histoire du tennis.

7Grands Chelems
77Titres ATP
1980n°1 mondial
5Coupes Davis
Naissance16 février 1959
L'éclat des sommets

Les 7 couronnes

Trois Wimbledon, quatre US Open.

De Wiesbaden à New York

Ses origines

John McEnroe enfant
 

Né le 16 février 1959 à Wiesbaden, en Allemagne de l'Ouest, où son père est affecté au sein de l'US Air Force, John Patrick McEnroe Jr. grandit toutefois à New York, dans le quartier de Douglaston, au sein d'une famille d'origine irlandaise. Très tôt initié au tennis, il rejoint le prestigieux Port Washington Tennis Academy, où son talent hors du commun se révèle rapidement. Après un brillant parcours chez les juniors, il intègre l'université Stanford en Californie, qu'il quitte rapidement pour embrasser une carrière professionnelle.

L'art de l'initiative

Style de jeu

John McEnroe au filet
 

Dernier grand maître du service-volée, John McEnroe incarne un tennis fondé sur l'initiative, l'anticipation et la créativité. Son engagement de gaucher, extraordinairement précis et difficile à lire, lui ouvre immédiatement le court. Dès lors, tout s'enchaîne avec une fluidité remarquable : montée au filet, prise de balle précoce et volées exécutées avec une finesse qui laisse rarement une seconde chance à son adversaire.

Plus encore que son service, c'est sa main qui fait sa réputation. Amorties millimétrées, demi-volées improbables, angles impossibles, lobs subtils ou passings frappés dans des positions inconfortables : il semble constamment inventer des coups que les autres n'imaginent pas. Là où beaucoup cherchent à imposer leur puissance, lui préfère le toucher, le rythme et la variation.

Ce talent repose sur une lecture du jeu exceptionnelle. Il anticipe les trajectoires, décèle les intentions adverses avec une facilité déconcertante et transforme la moindre ouverture en occasion d'attaque. Son intelligence tactique lui permet de casser le rythme, de varier les effets et de dicter l'échange, particulièrement sur les surfaces rapides où son tennis atteint sa pleine mesure.

Un tel style exige toutefois une précision absolue. La moindre baisse de timing ou de confiance réduit son efficacité, surtout face aux meilleurs joueurs de fond de court capables de le repousser loin du filet, comme Ivan Lendl. Cette fragilité fait partie intégrante de son génie : son tennis repose moins sur la puissance que sur une inspiration permanente. C'est pourquoi beaucoup continuent de voir en John McEnroe le joueur possédant la plus belle main de l'histoire du tennis.

À fleur de peau

Personnalité

John McEnroe sur le court
 

Aucun champion n'a autant brouillé la frontière entre le génie et l'excès. McEnroe vivait chaque point avec une intensité presque démesurée, laissant éclater ses émotions au moindre désaccord. Ses colères contre les arbitres, ses protestations incessantes et ses répliques devenues cultes — au premier rang desquelles le célèbre « You cannot be serious! » — ont façonné son image autant que ses victoires.

Cette réputation de joueur ingérable masquait pourtant un compétiteur d'une exigence extrême envers lui-même. Ses explosions étaient souvent le reflet de sa frustration lorsqu'il estimait ne pas atteindre le niveau de perfection qu'il recherchait. Derrière les coups d'éclat se cachait un immense passionné, obsédé par le détail et profondément amoureux du jeu.

Avec les années, son regard sur le tennis s'est apaisé. Devenu consultant puis ambassadeur de son sport, McEnroe a conservé son franc-parler, mais l'a mis au service d'analyses souvent pertinentes et sans concession. Son charisme et son authenticité en ont fait l'une des personnalités les plus populaires et les plus reconnaissables du monde du tennis.

De 1977 à 1994

Sa carrière

John McEnroe à Wimbledon 1977
Wimbledon 1977 : à 18 ans, McEnroe atteint les demi-finales après être sorti des qualifications.
1977-1978

L'épopée d'un qualifié

À l'été 1977, John McEnroe n'a que 18 ans et n'est encore qu'un étudiant de l'université Stanford. Inconnu du grand public, il dispute les qualifications de Wimbledon sans imaginer qu'il va écrire l'une des plus belles histoires du tournoi. Match après match, le jeune Américain élimine plusieurs professionnels chevronnés et atteint les demi-finales, une performance inédite pour un joueur issu des qualifications. Son parcours ne s'arrête que face à Jimmy Connors, le n°1 mondial. En quelques jours, le monde du tennis découvre un gaucher au toucher exceptionnel, capable de monter au filet sur presque chaque point et d'improviser des coups que personne n'ose tenter.

Loin de considérer cette épopée comme un aboutissement, McEnroe poursuit ses études à Stanford où il remporte le championnat universitaire NCAA. Il confirme que son talent ne relève pas du simple exploit isolé. Son jeu d'attaque, son sang-froid dans les moments décisifs et son intelligence tactique lui permettent de dominer le circuit universitaire tout en préparant son passage chez les professionnels.

Devenu professionnel en 1978, McEnroe ne tarde pas à confirmer les promesses de Wimbledon. Il remporte ses premiers titres sur le circuit ATP et s'installe rapidement parmi les meilleurs joueurs américains. Surtout, il s'impose déjà comme l'un des plus redoutables joueurs de double grâce à son association avec Peter Fleming. À seulement 19 ans, il participe à la conquête de la Coupe Davis par les États-Unis, premier grand trophée d'une carrière qui ne fait que commencer.

En moins de deux saisons, McEnroe est passé du statut d'étudiant prometteur à celui de nouvelle sensation du tennis mondial.

John McEnroe à l'US Open 1979
US Open 1979 : McEnroe remporte son premier titre du Grand Chelem face à Vitas Gerulaitis.
1979

Premier sacre à New York

Deux ans après son incroyable parcours à Wimbledon en tant qu'amateur, John McEnroe confirme qu'il appartient désormais à l'élite mondiale. À seulement 20 ans, il enchaîne les bonnes performances tout au long de la saison, enrichit son palmarès de plusieurs titres et s'installe durablement parmi les tout meilleurs joueurs du circuit. Son tennis d'attaque, fondé sur un service précis et un jeu de volée d'une rare finesse, déstabilise la plupart de ses adversaires.

La consécration intervient à l'US Open. Après avoir écarté Jimmy Connors en demi-finale, McEnroe retrouve son ami Vitas Gerulaitis pour une finale 100 % américaine. Plus solide dans les moments décisifs, il s'impose en quatre manches et remporte son premier titre du Grand Chelem. À vingt ans, il devient le plus jeune vainqueur du tournoi depuis plusieurs décennies et s'affirme comme le nouveau chef de file du tennis américain.

Cette victoire dépasse le simple cadre d'un premier majeur. Elle fait entrer McEnroe dans une nouvelle dimension. Désormais, il ne s'agit plus d'un jeune prodige au talent prometteur, mais d'un véritable prétendant à la place de numéro un mondial. Son duel avec Jimmy Connors pour la suprématie américaine s'intensifie, tandis que Björn Borg demeure la référence absolue à l'échelle du circuit.

En parallèle, McEnroe poursuit son irrésistible ascension en double avec Peter Fleming. Leur entente fait déjà des ravages et contribue au succès des États-Unis en Coupe Davis. À la fin de la saison 1979, le tennis mondial semble entrer dans une nouvelle ère : celle d'un jeune gaucher new-yorkais dont le génie balle en main n'a d'égal que son tempérament volcanique.

John McEnroe et Björn Borg à Wimbledon 1980
Wimbledon 1980 : McEnroe et Borg disputent une finale devenue mythique.
1980

Le match du siècle

Après son sacre à l'US Open en 1979, John McEnroe aborde la saison 1980 avec un nouveau statut. À 21 ans, il n'est plus l'enfant terrible du circuit mais le principal rival de Björn Borg, quintuple tenant du titre à Wimbledon et référence absolue du tennis mondial. L'Américain confirme rapidement son ascension en remportant plusieurs tournois majeurs et s'installe durablement parmi les meilleurs joueurs de la planète.

À Wimbledon, les deux hommes se retrouvent en finale pour un affrontement devenu mythique. Borg mène deux manches à une lorsque McEnroe arrache un quatrième set entré dans la légende. Il sauve plusieurs balles de match avant de remporter un tie-break d'une intensité extraordinaire, 18 points à 16, considéré comme l'un des plus célèbres de l'histoire du tennis. L'Américain semble alors avoir fait basculer le destin de la rencontre, mais Borg puise dans ses dernières ressources pour s'imposer 8-6 au cinquième set après près de quatre heures de combat.

Loin d'être abattu, McEnroe transforme cette défaite en moteur. Quelques semaines plus tard, il retrouve Borg en finale de l'US Open. Devant son public, il prend le dessus dans un nouveau combat en cinq manches et conserve son titre. Borg échoue une nouvelle fois dans sa quête du seul Grand Chelem qui manque à son palmarès, tandis que McEnroe démontre qu'il est désormais capable de battre le Suédois dans les plus grands rendez-vous.

Cette saison 1980 marque un tournant. S'il n'a pas encore détrôné Borg à Wimbledon, McEnroe a prouvé qu'il pouvait rivaliser avec lui sur tous les terrains. Leur duel est désormais au cœur du tennis mondial, et beaucoup pressentent déjà que le règne du champion suédois touche à sa fin.

John McEnroe à Wimbledon 1981
Wimbledon 1981 : McEnroe détrône Björn Borg après cinq années de règne.
1981

Supérieur à Borg

Après avoir remporté l'US Open deux années de suite, John McEnroe n'a plus qu'un objectif : s'emparer du trône de Björn Borg à Wimbledon. Le Suédois y règne sans partage depuis cinq ans, mais la finale héroïque de 1980 a montré que l'écart entre les deux hommes est mince. En 1981, l'Américain arrive à Londres avec la conviction que son heure est venue.

Après s'être fait remarquer par ses coups de sang et notamment son fameux "you cannot be serious" lancé à l'arbitre écossais Edward James lors de son premier tour remporté en trois sets face à Tom Gullikson, McEnroe atteint la finale où l'attend le quintuple tenant du titre.

La finale tient toutes ses promesses. Plus offensif et plus serein qu'un an plus tôt, McEnroe impose son rythme au filet et prive Borg du temps nécessaire pour installer son jeu de fond de court. Il s'impose en quatre manches (4-6, 7-6, 7-6, 6-4), mettant fin à une série de 41 victoires consécutives et de cinq titres d'affilée du Suédois à Wimbledon.

Quelques semaines plus tard, les deux hommes se retrouvent en finale de l'US Open. McEnroe domine une nouvelle fois Borg en quatre sets et conserve son titre new-yorkais pour la troisième année consécutive. Le Suédois, profondément affecté par ces deux revers, ne remportera plus jamais de tournoi du Grand Chelem et quittera progressivement le circuit à seulement 25 ans.

McEnroe conclut cette saison exceptionnelle avec dix titres, la place de numéro un mondial et une nouvelle victoire en Coupe Davis avec les États-Unis. À 22 ans, il est devenu le maître du tennis mondial.

John McEnroe et Jimmy Connors à Wimbledon 1982
Wimbledon 1982 : McEnroe s'incline face à Jimmy Connors au terme d'une finale en cinq sets.
1982

Le vide laissé par Borg

La disparition progressive de Björn Borg bouleverse profondément McEnroe. Peu après l'US Open 1981, lors d'une exhibition en Australie, le Suédois lui annonce, en présence de Vitas Gerulaitis, qu'il envisage d'arrêter. McEnroe croit d'abord à une plaisanterie, puis réagit avec colère lorsqu'il comprend que Borg est sérieux. Leur rivalité venait d'atteindre son sommet et, au moment où l'Américain était enfin parvenu à prendre l'ascendant, son principal point de référence disparaissait. McEnroe expliquera plus tard avoir passé près de deux ans à attendre mentalement son retour, incapable de retrouver immédiatement la même motivation sans cet adversaire qui le poussait à se dépasser.

Sur le court, la saison reste pourtant solide. McEnroe remporte cinq titres en simple, à Philadelphie, San Francisco, Sydney, Tokyo et Wembley. Mais pour la première fois depuis 1978, il ne gagne aucun Grand Chelem. À Wimbledon, Jimmy Connors lui arrache le titre au terme d'une finale de plus de quatre heures, 3-6, 6-3, 6-7, 7-6, 6-4. À l'US Open, où il restait sur trois victoires consécutives, Ivan Lendl le bat en demi-finale avant de s'incliner à son tour contre Connors en finale. Lendl s'affirme d'ailleurs comme une menace de plus en plus sérieuse : il bat également McEnroe en finale des WCT Finals de Dallas puis du Masters 1982, disputé en janvier suivant.

Ce recul dans les grands rendez-vous n'empêche pas McEnroe de terminer numéro 1 mondial pour la deuxième année consécutive. C'est tout le paradoxe de 1982 : il continue à gagner suffisamment pour conserver sa place au sommet, mais ne retrouve plus l'intensité qui l'avait porté face à Borg. Avec le recul, McEnroe situera seulement vers la fin de 1983 le moment où il accepte que le Suédois ne reviendra réellement pas et comprend qu'il doit désormais reconstruire sa motivation sans lui. Cette transition aide à comprendre le contraste entre son année 1982 sans Grand Chelem et l'explosion qui suivra en 1984.

John McEnroe à Wimbledon 1983
Wimbledon 1983 : le retour de McEnroe au sommet.
1983

Le retour au sommet

La saison 1983 commence dans un contexte très disputé. John McEnroe, Jimmy Connors et Ivan Lendl se partagent la première place mondiale à plusieurs reprises. En février, McEnroe bat Lendl en finale à Philadelphie et met fin à une série de sept défaites consécutives contre le Tchécoslovaque. Il ne domine pourtant pas encore le circuit : Lendl devient numéro 1 mondial pour la première fois à la fin du mois, puis Connors reprend également la tête du classement.

À Roland-Garros, McEnroe atteint les quarts de finale, son meilleur résultat parisien à ce stade de sa carrière, mais Mats Wilander le domine en quatre manches. Sur gazon, il perd d'abord la finale du Queen’s contre Connors. A Wimbledon, après avoir battu Lendl en demi-finale, il surclasse l’inattendu Chris Lewis en finale, 6-2, 6-2, 6-2, et remporte son deuxième titre londonien. Ce succès lui permet de retrouver la première place mondiale.

Son parcours à l’US Open est beaucoup plus bref. Triple vainqueur du tournoi entre 1979 et 1981, il est éliminé dès les huitièmes de finale par Bill Scanlon, 7-6, 7-6, 4-6, 6-3. Il termine néanmoins très fort la saison, notamment avec des titres à Sydney, Wembley puis au Masters, où il bat Lendl en finale. Au total, il remporte sept tournois en simple en 1983.

McEnroe termine finalement l’année numéro 1 mondial pour la troisième saison consécutive, devant Lendl et Connors. Son bilan face à ses deux principaux rivaux pèse lourd : il bat Lendl quatre fois en cinq rencontres et remporte deux de ses trois matchs contre Connors. Il retrouve ainsi pleinement son statut de patron du circuit, un an avant la saison la plus accomplie de sa carrière.

John McEnroe à Wimbledon 1984
Wimbledon 1984 : McEnroe domine Jimmy Connors en finale.
1984

L’année presque parfaite

John McEnroe commence 1984 en trombes, avec une historique série de 42 victoires consécutives. Avant Roland-Garros, il remporte notamment le Masters 1983 disputé en janvier 84, Philadelphie, Richmond, Madrid, Bruxelles, les finales WCT de Dallas et Forest Hills. Il bat Ivan Lendl à quatre reprises durant cette période, dont deux fois sur terre battue, et arrive à Paris sans avoir perdu le moindre match de la saison.

À Roland-Garros, il atteint pour la première et unique fois la finale. Après avoir mené face à Ivan Lendl 6-3, 6-2, il conserve encore un avantage de 4-2 dans la quatrième manche, mais ne parvient pas à conclure. Lendl renverse la rencontre et s’impose 3-6, 2-6, 6-4, 7-5, 7-5, remportant ainsi son premier titre du Grand Chelem. Cette défaite met fin à la série d’invincibilité de McEnroe et restera le plus grand regret de sa carrière.

McEnroe réagit immédiatement sur gazon. Vainqueur du Queen’s, il ne perd que deux manches durant tout Wimbledon. Il bat Pat Cash en demi-finale, puis domine Jimmy Connors en finale 6-1, 6-1, 6-2 pour conserver son titre. Il remporte également le double avec Peter Fleming.

Sa deuxième défaite de l’année survient dès son entrée en lice à Cincinnati contre Vijay Amritraj. Il se reprend à l’US Open, où il élimine Connors en demi-finale après cinq manches avant de battre Lendl en finale 6-3, 6-4, 6-1. Il conquiert ainsi son quatrième US Open et son septième titre du Grand Chelem en simple.

McEnroe termine la saison par une troisième défaite, face à Henrik Sundström lors de la finale de Coupe Davis perdue par les États-Unis contre la Suède. Son bilan annuel s’établit à 82 victoires pour 3 défaites, avec 13 titres en simple, dont Wimbledon, l’US Open et le Masters. Il achève évidemment l’année au premier rang mondial. Son pourcentage de victoires de 96,5 % demeure le meilleur jamais enregistré sur une saison dans l’ère Open.

John McEnroe à l'US Open 1985
US Open 1985 : Ivan Lendl renverse le rapport de force face à McEnroe.
1985

Le début du déclin

Après une saison 1984 presque irréelle, John McEnroe sait qu'il lui sera difficile de maintenir un tel niveau d'excellence. Pourtant, il débute encore l'année comme le meilleur joueur du monde. Son jeu reste d'une qualité exceptionnelle, mais la marge qu'il avait sur ses rivaux s'est considérablement réduite. En face, Ivan Lendl poursuit sa progression méthodique et récolte désormais les fruits d'une préparation physique sans équivalent.

McEnroe continue d'étoffer son palmarès en remportant plusieurs titres importants, mais il n'affiche plus la même invincibilité. En Grand Chelem, il atteint les demi-finales à Wimbledon, où il est battu par Kevin Curren, auteur d'un tournoi remarquable après avoir éliminé Jimmy Connors. Cette défaite met un terme à quatre finales consécutives sur le gazon londonien et marque la fin de sa domination sur le tournoi.

À l'US Open, il retrouve Ivan Lendl en finale dans un duel très attendu. Un an après avoir largement dominé le Tchécoslovaque, le scénario s'inverse. Plus puissant, plus régulier et mieux préparé physiquement, Lendl s'impose en trois manches et s'empare de la première place mondiale. Pour McEnroe, cette défaite a une portée symbolique : le règne du génie intuitif cède progressivement la place à celui du professionnel moderne.

Même s'il demeure l'un des meilleurs joueurs de la planète, 1985 marque un tournant. Les exigences du circuit évoluent, le jeu devient plus physique et les jeunes champions adoptent des méthodes d'entraînement nouvelles. McEnroe reste capable de coups d'éclat, mais il ne retrouvera plus la domination absolue qui avait été la sienne.

John McEnroe à l'US Open 1986
1986 : McEnroe commence à être dépassé désormais par un tennis moderne plus puissant, plus physique et plus formaté.
1986

Obsolescence

Après plusieurs années passées sous une pression constante, il choisit de lever le pied. La naissance de son premier enfant avec Tatum O'Neal le conduit à réduire son calendrier, tandis que sa motivation semble s'émousser.

Lorsqu'il revient sur le circuit, le paysage a changé. Ivan Lendl s'est solidement installé au sommet, Boris Becker et Stefan Edberg incarnent la nouvelle génération, et le rythme imposé par les meilleurs exige une préparation physique que McEnroe n'a jamais réellement souhaité adopter.

Quelques performances rappellent néanmoins qu'il demeure un joueur d'exception. Capable de battre les meilleurs sur un match, il conserve un toucher de balle et une qualité de volée inégalés. Mais ces éclairs deviennent plus espacés, et les longues séries de victoires appartiennent désormais au passé.

Cette saison fait figure de véritable rupture. À seulement 27 ans, McEnroe n'est déjà plus le patron du circuit. Son déclin n'est pas brutal, mais il est irréversible. Il restera encore plusieurs années un adversaire redouté et remportera de beaux succès, sans jamais retrouver la domination qui avait fait de lui le meilleur joueur du monde au début des années 1980.

John McEnroe à l'Open d'Australie 1990
Open d'Australie 1990 : la disqualification qui marque ses dernières années sur le circuit.
1987-1991

Little Big Mac

Revenu sur le circuit après une saison 1986 en demi-teinte, John McEnroe n'a plus les moyens de dominer durablement le tennis mondial. Ivan Lendl, Boris Becker et Stefan Edberg se partagent désormais les plus grands titres, tandis qu'une nouvelle génération impose un jeu toujours plus puissant et plus physique. L'Américain conserve toutefois un talent intact, capable de faire vaciller n'importe quel adversaire sur un match.

Au cours de ces cinq saisons, son manque de régularité l'empêche de retrouver les sommets. En Grand Chelem, il atteint encore quelques quarts et demi-finales sans parvenir à disputer une nouvelle finale.

Cette période est également marquée par quelques épisodes à l'image de son tempérament. À l'Open d'Australie 1990, il devient le premier joueur de l'ère Open à être disqualifié d'un tournoi du Grand Chelem après plusieurs infractions au code de conduite. Cet incident rappelle que, malgré les années, son caractère fougueux n'a rien perdu de son intensité.

John McEnroe à Wimbledon 1992
Wimbledon 1992 : McEnroe s'incline face à Andre Agassi en demi-finale du simple.
1992-1994

Baroud d'honneur

Après une saison 1991 relativement discrète, John McEnroe retrouve une partie de son meilleur niveau en 1992. À 33 ans, il rappelle qu'il reste un formidable compétiteur sur gazon. À Wimbledon, il atteint les demi-finales du simple, ne cédant que face à Andre Agassi, futur vainqueur du tournoi. Ce parcours constitue son meilleur résultat en Grand Chelem depuis l'année précédente et son ultime apparition dans le dernier carré d'un tournoi majeur.

Quelques jours plus tard, il s'adjuge également le titre du double aux côtés de Michael Stich, treize ans après son premier sacre londonien dans la discipline. Cette saison 1992, de loin la plus réussie depuis plusieurs années, se conclut enfin par une cinquième victoire en Coupe Davis avec les États-Unis.

Ses dernières saisons sont essentiellement consacrées aux grands tournois. Les résultats se font plus rares, mais chacune de ses apparitions suscite toujours le même engouement. Le public vient autant admirer son incomparable toucher de balle que retrouver le personnage passionné qui a animé le circuit pendant près de deux décennies.

En 1994, McEnroe dispute ses derniers matchs sur le circuit professionnel et met un terme à sa carrière.

Face aux géants

Rivalités

La carrière de John McEnroe est indissociable de quelques-unes des plus grandes rivalités de l'ère Open. Chacune a marqué une étape de son évolution et contribué à façonner sa légende.

John McEnroe et Jimmy Connors à Wimbledon 1984
 
Rivalité

Jimmy Connors : la bataille pour l'Amérique

Dès son arrivée au plus haut niveau, McEnroe doit détrôner Jimmy Connors, figure dominante du tennis américain depuis près d'une décennie. Les affrontements entre les deux hommes sont électriques. Tous deux possèdent un tempérament explosif et refusent de céder le moindre centimètre.

Leur rivalité atteint son sommet lors des finales de Wimbledon 1982 et 1984. En prenant définitivement l'ascendant sur son aîné, Big Mac devient le nouveau leader du tennis américain.

John McEnroe et Björn Borg à Wimbledon 1980
 
Rivalité

Björn Borg : le choc des contraires

À l'échelle du tennis mondial, aucun duel n'a autant marqué l'imaginaire collectif que celui opposant McEnroe à Björn Borg. Le Suédois, d'un calme presque surnaturel, incarnait la maîtrise absolue de soi ; l'Américain, au contraire, vivait chaque point à fleur de peau. Cette opposition de tempéraments fascinait autant que leur niveau de jeu.

Leur finale de Wimbledon 1980 reste l'un des plus grands matchs de l'histoire. Borg sauve une balle de set dans un tie-break interminable remporté 18-16 par McEnroe, avant de s'imposer 8-6 au cinquième set. Un an plus tard, l'Américain prend sa revanche en finale de Wimbledon et met fin au règne du Suédois en lui infligeant une nouvelle défaite à Flushing Meadows. Borg quittera progressivement le circuit, laissant l'impression que le passage de témoin s'était effectué entre les deux hommes.

John McEnroe et Ivan Lendl à Roland-Garros 1984
 
Rivalité

Ivan Lendl : le rival qui changea l'histoire

Après la bataille américaine contre Connors et le passage de témoin avec Borg, Ivan Lendl devient le principal obstacle de McEnroe. Longtemps dominé par l'Américain, le Tchécoslovaque renverse progressivement le rapport de force grâce à son professionnalisme, sa puissance physique et son incroyable régularité.

Certes l'Américain ne parvient pas à conclure leur finale de Roland-Garros 1984, et le vivra comme un crève-cœur, mais le véritable point de bascule se trouve dans la finale de l'US Open 1985. Cette défaite marque le début de la domination de Lendl sur le tennis mondial.

Sous le drapeau américain

Coupe Davis

John McEnroe soulevant la Coupe Davis
 

S'il a parfois laissé transparaître une relation conflictuelle avec les instances du tennis, John McEnroe n'a jamais ménagé ses efforts lorsqu'il défendait les couleurs des États-Unis. La Coupe Davis occupait une place particulière dans sa carrière, offrant un cadre où son esprit de compétition s'exprimait pleinement.

Dès la fin des années 1970, il s'impose comme le leader de l'équipe américaine. Capable de faire basculer une rencontre aussi bien en simple qu'en double, il devient rapidement l'un des piliers de la sélection. Son association avec Peter Fleming s'avère particulièrement précieuse : leur complémentarité fait des États-Unis l'une des nations les plus redoutables de l'épreuve.

Entre 1978 et 1992, McEnroe participe à cinq campagnes victorieuses (1978, 1979, 1981, 1982 et 1992). Si les quatre premiers sacres correspondent à l'apogée de sa carrière, le cinquième, obtenu dix ans plus tard, illustre sa longévité. À 33 ans, il met son expérience au service d'une nouvelle génération emmenée par Andre Agassi, Jim Courier et Pete Sampras.

Au fil des éditions, McEnroe dispute plus de soixante matchs de Coupe Davis et remporte l'immense majorité de ses simples. Il termine sa carrière avec l'un des meilleurs bilans de l'histoire de la compétition pour un joueur américain, preuve que son engagement sous le maillot national n'était en rien inférieur à celui qu'il affichait sur le circuit.

Pour McEnroe, la Coupe Davis représentait bien davantage qu'une simple compétition par équipes. Elle lui permettait de canaliser son énergie au profit d'un objectif collectif, révélant un visage parfois moins individualiste que celui que ses coups de colère avaient laissé croire au grand public.

L'instinct partagé

Le double, un autre royaume

Peter Fleming et John McEnroe, vainqueurs du double à Wimbledon en 1981
Wimbledon 1981 : Peter Fleming et John McEnroe remportent le double messieurs.

On l'a dit, John McEnroe ne fut pas seulement un immense joueur de simple. Il compte également parmi les plus grands spécialistes du double de l’histoire, une discipline dans laquelle son sens de l’anticipation, ses réflexes et son toucher de balle trouvaient un terrain d’expression idéal. Il parvint même à dominer simultanément le simple et le double, en occupant dans les deux spécialités la place de numéro 1 mondial, performance devenue presque inconcevable dans le tennis moderne.

Son association avec Peter Fleming demeure la plus célèbre. Fleming résumait volontiers leur complémentarité en affirmant avec classe que la meilleure paire du monde était « McEnroe avec n’importe qui ». Derrière la boutade se cachait une véritable évidence : McEnroe dirigeait les échanges, interceptait avec une rapidité exceptionnelle et semblait toujours savoir où la balle allait arriver. Avec Fleming, il remporte notamment plusieurs titres à Wimbledon et à l’US Open, tout en formant l’ossature de l’équipe américaine de Coupe Davis.

Au total, McEnroe enlève neuf titres du Grand Chelem en double messieurs : cinq à Wimbledon et quatre à l’US Open. Si l’essentiel de ces succès est obtenu avec Fleming, il prouve aussi sa capacité à s’adapter à d’autres partenaires. En 1989, il remporte ainsi l’US Open avec Mark Woodforde, puis retrouve le sommet à Wimbledon en 1992 aux côtés de Michael Stich, treize ans après son premier titre londonien.

Le double ne constitua jamais pour lui une activité secondaire. Il le pratiquait avec la même intensité que le simple et considérait qu’il développait des qualités essentielles : l’instinct, la précision, la vitesse de décision et la maîtrise du filet. Son abandon progressif de la discipline par les meilleurs joueurs de simple contribua d’ailleurs à transformer profondément le tennis professionnel. McEnroe reste ainsi l’un des derniers champions à avoir véritablement régné sur les deux tableaux.

Les voix de l'ombre

Ses entraîneurs

Tony Palafox
Tony Palafox, principal mentor technique de John McEnroe.

John McEnroe n'a jamais construit sa carrière autour d'un entraîneur omniprésent. Très tôt, son père joue un rôle essentiel dans son développement sportif, avant de confier sa formation à la Port Washington Tennis Academy. C'est là que Tony Palafox devient son principal mentor technique.

Ancien champion mexicain de double, Palafox encadre McEnroe dès l'adolescence et l'accompagne jusqu'à ses débuts sur le circuit professionnel. Il affine un talent déjà exceptionnel en développant son jeu d'attaque, sa prise de balle précoce, son toucher de balle et sa capacité à varier les trajectoires. Son influence est déterminante dans la construction du style si particulier de McEnroe.

À Port Washington, Harry Hopman supervise également l'académie. Son rôle est davantage celui d'un directeur et d'un observateur expérimenté que d'un entraîneur quotidien. Il encourage le jeune Américain et valide son potentiel, mais laisse le travail technique à Palafox.

Une fois installé parmi les meilleurs joueurs du monde, McEnroe devient progressivement son propre conseiller. Son intelligence tactique et sa connaissance du jeu le rendent très autonome dans ses choix. Il continue de s'entourer ponctuellement de techniciens, notamment Paul Cohen à la fin de sa carrière, mais sans jamais déléguer la direction de son tennis à un entraîneur unique. Cette indépendance constitue l'une des particularités de son parcours.

Une moisson d'exception

Ses 77 titres

Les pastilles des tournois

Grand ChelemMasters / finales WCTGrand tournoi historique

Hartford 1978
San Francisco 1978
Stockholm 1978Wembley 1978Masters 1978
Nouvelle Orléans 1979
Milan 1979
San Jose 1979
Dallas 1979
Queen's 1979
South Orange 1979
US Open 1979
San Francisco 1979
Stockholm 1979Wembley 1979
Richmond 1980
Memphis 1980
Milan 1980
Queen's 1980
US Open 1980
Brisbane 1980
Sydney 1980
Wembley 1980
WCT Challenge Cup 1980
Pepsi Grand Slam 1981
Milan 1981
Francfort 1981
Los Angeles 1981
Dallas 1981
Queen's 1981
Wimbledon 1981Cincinnati 1981US Open 1981
Sydney 1981
Philadelphie 1982
San Francisco 1982
Sydney 1982
Tokyo 1982Wembley 1982 Philadelphie 1983Dallas 1983
Forest Hills 1983
Wimbledon 1983
Sydney 1983
Wembley 1983Masters 1983 Philadelphie 1984
Richmond 1984
Madrid 1984
Bruxelles 1984
Dallas 1984
Forest Hills 1984
Queen's 1984
Wimbledon 1984Toronto 1984US Open 1984
San Francisco 1984
Stockholm 1984Masters 1984 Philadelphie 1985
Houston 1985
Milan 1985
Chicago 1985
Atlanta 1985
Stratton Mountain 1985
Montréal 1985Stockholm 1985
Los Angeles 1986
San Francisco 1986
Scottsdale 1986
Tokyo 1988
Détroit 1988
Lyon 1989
Dallas 1989
Indianapolis 1989
Bâle 1990
Chicago 1991
Du court au banc

Capitaine

John McEnroe capitaine des États-Unis avec Pete Sampras
Coupe Davis 2000 : John McEnroe, capitaine des États-Unis, aux côtés de Pete Sampras.

La Coupe Davis a toujours occupé une place particulière dans la carrière de John McEnroe. Après avoir largement contribué aux succès américains sur le court, il accepte naturellement d'en devenir le capitaine entre 1999 et 2000. Son objectif est de transmettre à une nouvelle génération l'esprit de combativité qui avait fait sa force. Malgré son investissement, les États-Unis ne retrouvent pas les sommets durant son mandat et il passe le relais à son frère Patrick McEnroe à l'issue de la saison 2000.

John McEnroe et Björn Borg à la Laver Cup
John McEnroe et Björn Borg à la Laver Cup.

En 2017, il est choisi pour devenir le premier capitaine de la Team World lors de la création de la Laver Cup. Face à son ancien rival Björn Borg, nommé à la tête de la Team Europe, il fait revivre l'une des rivalités les plus emblématiques du tennis, cette fois sur le banc. Après plusieurs échecs face à une sélection européenne dominatrice, son équipe finit par remporter l'édition 2022, mettant un terme à cinq années de suprématie de la Team Europe.

Une voix sans filtre

Consultant

John McEnroe consultant
 

À peine sa carrière de joueur achevée, John McEnroe s'impose comme l'une des voix les plus reconnaissables du tennis mondial. Grâce à sa connaissance exceptionnelle du jeu et à son franc-parler, il devient un consultant très recherché par les principales chaînes de télévision. Au fil des années, il collabore notamment avec la BBC lors de Wimbledon, ainsi qu'avec NBC, CBS, ESPN et d'autres diffuseurs internationaux.

Ses commentaires se distinguent par leur spontanéité et leur exigence. Loin des analyses convenues, McEnroe n'hésite jamais à critiquer les joueurs lorsqu'il estime leur niveau insuffisant ou à saluer un geste technique remarquable. Son expérience du très haut niveau lui permet d'expliquer avec précision les choix tactiques et les aspects psychologiques d'un match.

Son expertise, son humour et sa personnalité haute en couleur ont largement contribué à prolonger sa popularité bien après la fin de sa carrière sportive.

Transmettre le geste

Académie

John McEnroe avec de jeunes joueurs de son académie
 

Désireux de transmettre son expérience aux générations suivantes, John McEnroe participe en 2010 à la création de la John McEnroe Tennis Academy, installée à New York. Cette structure accueille aussi bien de jeunes joueurs en quête de perfectionnement que des espoirs visant le haut niveau.

L'académie s'appuie sur les principes qui ont fait le succès de son fondateur : développer la créativité, encourager l'intelligence tactique et préserver le plaisir du jeu. Sans négliger les exigences physiques du tennis moderne, McEnroe défend l'idée qu'un grand joueur doit avant tout apprendre à réfléchir, à varier et à s'adapter à son adversaire.

À travers cette académie, il poursuit son engagement en faveur du tennis américain et contribue à former une nouvelle génération de compétiteurs, tout en perpétuant une certaine vision du jeu offensif.

Loin des courts

Vie privée

En 1986, il épouse l'actrice oscarisée Tatum O'Neal. Le couple, très médiatisé, a trois enfants mais traverse une relation tumultueuse qui s'achève par un divorce en 1994.

Quelques années plus tard, McEnroe retrouve une certaine stabilité auprès de la chanteuse de rock Patty Smyth, qu'il épouse en 1997. Ensemble, ils auront deux filles.

Une empreinte intacte

Héritage

John McEnroe soulevant le trophée de l'US Open 1984
 

John McEnroe occupe une place à part dans l'histoire du tennis. Numéro un mondial pendant plus de quatre ans, septuple vainqueur en Grand Chelem en simple et immense champion de double, il a incarné le tennis des années 1980 comme peu de joueurs avant lui. Sa rivalité avec Björn Borg, suivie de celles qui l'ont opposé à Jimmy Connors puis Ivan Lendl, a donné naissance à quelques-uns des matchs les plus marquants de l'ère Open.

Au-delà de son palmarès, McEnroe est devenu une véritable icône culturelle. Son tempérament volcanique, ses protestations contre les arbitres et sa célèbre exclamation « You cannot be serious! » ont largement dépassé le cadre du tennis. En 2017, sa rivalité avec Borg a même inspiré le film Borg vs McEnroe, preuve de l'empreinte durable laissée par les deux champions sur l'imaginaire collectif.

Shia LaBeouf sur le tournage du film Borg vs McEnroe
Sur le tournage de Borg vs McEnroe.
Borg vs McEnroe, film de 2017

Son influence dépasse pourtant largement son caractère. Beaucoup d'anciens joueurs voient en lui le plus grand virtuose du service-volée et l'un des hommes ayant possédé la plus belle main de l'histoire du tennis. À une époque où la puissance tend à uniformiser le jeu, McEnroe demeure le symbole d'un tennis fondé sur l'instinct, la créativité et l'audace, dont le style continue d'inspirer les passionnés plus de quarante ans après son apogée.

John McEnroe en épilogue
 
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Date de dernière mise à jour : 11/10/2026