L'Écossais s'invite à la table des grands

Le passage chez les professionnels est fulgurant. Invité à Wimbledon en 2005, Andy Murray atteint le troisième tour dès sa première participation, où il pousse David Nalbandian dans ses retranchements. Quelques semaines plus tard, il remporte son premier tournoi Challenger avant d'intégrer le Top 100 dès sa première saison complète. Le tennis britannique croit enfin tenir le successeur de Tim Henman.
L'année 2006 confirme son immense potentiel. À seulement 19 ans, il décroche son premier titre ATP à San José et multiplie les victoires de prestige contre des membres du Top 10. À Cincinnati, il bat Roger Federer, alors quasiment intouchable sur dur, révélant au grand public qu'un nouveau prétendant vient de rejoindre l'élite. Malgré quelques blessures en 2007, notamment au poignet, sa progression ne s'interrompt pas.
En 2008, Murray change de dimension. Il remporte les Masters 1000 de Cincinnati et de Madrid, atteint sa première finale de Grand Chelem à l'US Open, où Federer l'empêche de décrocher son premier titre majeur, puis termine la saison au quatrième rang mondial. Sans avoir encore remporté de Grand Chelem, il s'est définitivement installé parmi les quatre meilleurs joueurs du monde.

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Wimbledon
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