Tennis Chron'open
John Newcombe - Chron'Open
Chron'Open
Australie
droitier - revers à une main

JohnNewcombe

Le dernier roi de l'âge d'or australien
John Newcombe

John Newcombe a traversé la fin du tennis amateur, les premiers circuits professionnels et la naissance de l'ère Open sans jamais cesser d'appartenir à l'élite. N°1 amateur en 1967, membre des « Handsome Eight » du WCT puis n°1 ATP en 1974, il a remporté Wimbledon et les Championnats des États-Unis avant comme après l'ouverture du tennis. Son service-volée, son endurance et sa science des grands matchs en ont fait l'un des derniers maîtres de l'âge d'or australien.

ChampionAvant l'ère Open
63Titres sur toute sa carrière
1974n°1 mondial
5Coupes Davis
Naissance 23 mai 1944
1961-1963

Jeunesse

Champion junior d'Australie trois années de suite, de 1961 à 1963, Newcombe grandit au moment où le tennis masculin australien domine le monde. Harry Hopman, capitaine historique de l'équipe de Coupe Davis, dispose alors d'une succession presque invraisemblable de champions et inculque à ses joueurs une culture de l'effort, du jeu d'attaque et de la competition par équipes.

De 1963 à 1982

Sa carrière

L'équipe australienne de Coupe Davis en 1965
Coupe Davis 1965 : les vainqueurs australiens, de gauche à droite, Tony Roche, John Newcombe, Fred Stolle et Roy Emerson.
1963-1966

L'école australienne

Newcombe intègre l'équipe nationale dès 1963, à 19 ans. Pour ses débuts en finale contre les États-Unis, il perd ses deux simples face à Dennis Ralston et Chuck McKinley. L'Australie s'incline 3-2, mais le jeune Sydneysider a déjà pris place dans la relève.

Dès l'année suivante, il appartient à l'équipe qui reconquiert la Coupe Davis. L'Australie conserve ensuite le trophée en 1965, 1966 et 1967. Parallèlement, Newcombe trouve en Tony Roche, gaucher de deux ans son cadet, un partenaire appelé à devenir indissociable de sa carrière. Les deux hommes remportent Wimbledon en double dès 1965, avant que Newcombe conserve le titre en 1966 avec Ken Fletcher.

En simple, sa progression débouche sur une première finale majeure aux Championnats des États-Unis 1966. Face à Fred Stolle, Newcombe gagne la première manche mais s'incline 4-6, 12-10, 6-3, 6-4. Il lui manque encore un grand titre pour sortir définitivement de l'ombre de ses glorieux aînés.

John Newcombe et Wilhelm Bungert à Wimbledon en 1967
Wimbledon 1967 : Newcombe reçoit le trophée après sa victoire en finale contre Wilhelm Bungert.
1967

Enfin devant

Wimbledon lui apporte cette consécration. Newcombe atteint sa première finale londonienne et y domine très nettement l'Allemand Wilhelm Bungert, 6-3, 6-1, 6-1. À 23 ans, il devient champion de Wimbledon et, l'année suivante devant inaugurer l'ère Open, restera le dernier vainqueur amateur du simple messieurs dans l'histoire du tournoi. Quelques semaines plus tard à Forest Hills, il confirme en remportant les Championnats des États-Unis contre Clark Graebner.

John Newcombe avec le trophée des US Championships en 1967
1967 : Newcombe remporte à Forest Hills un deuxième titre en Grand Chelem.

L'année est également exceptionnelle en double : avec Tony Roche, il gagne les Championnats d'Australie, Roland-Garros et les Championnats des États-Unis. Newcombe termine ainsi la dernière grande saison du tennis amateur au sommet de la hiérarchie mondiale.

John Newcombe aux Championnats des États-Unis en 1968
US Open 1968 : Newcombe revient à Forest Hills pour défendre le titre conquis l'année précédente.
1968-1969

Professionnel dans un tennis qui s'ouvre

À la charnière de 1967 et 1968, Newcombe choisit la voie professionnelle et rejoint le World Championship Tennis de Lamar Hunt. Avec Tony Roche, Cliff Drysdale, Nikola Pilic, Pierre Barthès, Roger Taylor, Dennis Ralston et Butch Buchholz, il appartient au groupe bientôt surnommé les « Handsome Eight ».

Presque au même moment, l'ouverture des grands tournois aux professionnels bouleverse complètement l'organisation du tennis mondial. Newcombe peut désormais y affronter régulièrement les joueurs qui lui étaient jusque-là interdits dans les grands championnats, notamment Rod Laver et Ken Rosewall.

Cette transition ne le cantonne pas au gazon : il remporte notamment Hambourg en 1968. Mais son jeu d'attaque trouve naturellement sa pleine expression sur les surfaces rapides.

John Newcombe à Wimbledon en 1969
Wimbledon 1969 : Newcombe en action lors du tournoi qui le conduit jusqu'en finale face à Rod Laver.

À Wimbledon 1969, il retrouve ainsi la finale. Cette fois, Rod Laver lui barre la route, 6-4, 5-7, 6-4, 6-4, au cours de l'année où le gaucher de Rockhampton réalise son deuxième Grand Chelem calendaire. Laver constitue alors un obstacle majeur, mais pas un plafond définitif : Newcombe va bientôt retrouver Wimbledon sans lui en finale et y imposer sa propre période de domination.

John Newcombe avec le trophée de Wimbledon en 1970
Wimbledon 1970 : Newcombe brandit le trophée après sa victoire en cinq sets contre Ken Rosewall.
1970-1971

Le maître de Wimbledon

Le tournoi de 1970 est l'un de ses chefs-d'œuvre. En quarts de finale, il doit aller jusqu'à 11-9 au cinquième set pour éliminer Roy Emerson. En finale, il affronte Ken Rosewall, qui cherche toujours le titre londonien manquant à son immense carrière. Newcombe perd la première manche, mais impose progressivement son service-volée et l'emporte 5-7, 6-3, 6-2, 3-6, 6-1. Trois ans après son premier sacre, il redevient champion de Wimbledon.

En 1971, il défend son titre face à Stan Smith. L'Américain mène deux manches à une, mais Newcombe renverse la situation et remporte cette nouvelle finale en cinq sets : 6-3, 5-7, 2-6, 6-4, 6-4. Son troisième Wimbledon installe définitivement sa réputation de joueur des grands rendez-vous et de spécialiste des matchs longs. Sa domination n'est pourtant jamais uniforme.

John Newcombe reçoit le trophée de Wimbledon en 1971
Wimbledon 1971 : Newcombe reçoit le trophée après avoir battu Stan Smith en cinq sets.

À l'US Open 1971, l'improbable se produit dès le tirage. Malgré ses deux titres consécutifs à Roland-Garros, Jan Kodes ne figure pas parmi les huit têtes de série du tournoi. Le Tchécoslovaque tombe donc au premier tour sur Newcombe, tête de série n°1 et tout juste vainqueur de Wimbledon. Les lauréats des deux précédents Grands Chelems s'affrontent ainsi dès leur entrée en lice, et Kodes crée la sensation en éliminant l'Australien 2-6, 7-6, 7-6, 6-3.

John Newcombe avec le trophée de l'US Open 1973
US Open 1973 : Newcombe pose avec le trophée après sa victoire en cinq sets contre Jan Kodes.
1972-1973

Deux Wimbledons perdus, une carrière retrouvée

Le meilleur tournoi de Newcombe lui échappe ensuite deux années de suite sans qu'il soit battu sur le court. En 1972, les professionnels sous contrat avec le WCT sont exclus de Wimbledon à la suite du conflit opposant le circuit de Lamar Hunt aux autorités internationales. En 1973, Newcombe manque de nouveau le tournoi, cette fois en suivant le boycott collectif décidé par les joueurs de l'ATP dans le conflit déclenché autour de la suspension de Nikola Pilic.

L'année 1973 aurait pu être celle de sa disparition. Newcombe a raconté avoir sérieusement envisagé d'arrêter. Peu satisfait de sa situation, il rentre dans son ranch au Texas. Son épouse Angie lui conseille de ne pas décider trop vite. Il choisit alors de se donner neuf mois supplémentaires, à condition de se consacrer totalement au tennis. Cette décision transforme la fin de sa carrière. Il avait déjà ouvert l'année en remportant l'Open d'Australie contre le Néo-Zélandais Onny Parun, 6-3, 6-7, 7-5, 6-1.

Puis vient l'US Open. Tête de série n°10, Newcombe élimine notamment le jeune Jimmy Connors en quarts de finale avant de retrouver en finale Jan Kodes, celui qui l'avait chassé de Forest Hills deux ans plus tôt. Mené deux sets à un, l'Australien retourne le match et s'impose 6-4, 1-6, 4-6, 6-2, 6-2.

À 29 ans, il vient de conquérir deux Majeurs dans une même saison alors qu'il n'a même pas joué Wimbledon.

John Newcombe et Rod Laver avec la Coupe Davis en 1973
Cleveland 1973 : John Newcombe et Rod Laver avec la Coupe Davis reconquise par l'Australie face aux États-Unis.

La saison s'achève par un retour chargé de symbole en Coupe Davis. Les professionnels étant de nouveau admis, l'Australie réunit Newcombe, Laver, Rosewall et Mal Anderson. En finale contre les États-Unis à Cleveland, Newcombe ouvre la rencontre en battant Stan Smith au terme de cinq sets, 6-1, 3-6, 6-3, 3-6, 6-4. Il s'associe ensuite à Laver pour dominer Smith et Erik van Dillen en double.

L'Australie gagne 5-0 et Newcombe remporte sa cinquième Coupe Davis, six ans après la précédente.

Ken Rosewall et John Newcombe à Wimbledon en 1974
Wimbledon 1974 : Ken Rosewall et John Newcombe après leur quart de finale, remporté par Rosewall.
1974-1975

Le sommet officiel

L'élan se prolonge sur le circuit WCT. Au printemps 1974, Newcombe accumule les bons résultats et remporte surtout les prestigieuses WCT Finals de Dallas. Cette période le conduit, le 3 juin 1974, à devenir le deuxième n°1 de l'histoire du classement informatique ATP, après Ilie Nastase. Il vient d'avoir 30 ans. Son règne dure huit semaines avant que Jimmy Connors ne lui succède le 29 juillet.

À Wimbledon, où il revient après deux absences successives, sa série de victoires atteint 18 matchs avant de s'arrêter en quarts de finale contre Ken Rosewall. Newcombe conserve néanmoins un titre à Londres en remportant le double avec Tony Roche. Pendant que Connors prend le pouvoir dans les grands tournois, l'Australien reste donc suffisamment fort pour occuper officiellement la première place mondiale.

John Newcombe à l'Open d'Australie en 1975
Open d'Australie 1975 : Newcombe en action lors de la finale remportée face à Jimmy Connors.

Le duel de générations trouve son prolongement à l'Open d'Australie 1975. Connors est désormais n°1 mondial et sort d'une saison 1974 dominatrice. Face à lui, Newcombe a 30 ans et joue devant son public.

Il remporte pourtant la finale 7-5, 3-6, 6-4, 7-6. Ce septième Majeur en simple sera son dernier.

John Newcombe et Mark Edmondson à l'Open d'Australie en 1976
Open d'Australie 1976 : Newcombe et Mark Edmondson après la finale remportée par Edmondson.
1976-1982

La sortie progressive

Newcombe a encore une chance de porter son total à huit titres majeurs en 1976. Tenant du titre à Melbourne, il atteint sa troisième finale de l'Open d'Australie en quatre ans. Son adversaire, Mark Edmondson, n'est alors que n°212 mondial et constitue l'une des plus grandes surprises jamais rencontrées à ce stade d'un tournoi majeur. Newcombe est pourtant battu 6-7, 6-3, 7-6, 6-1.

Il remporte encore cette année-là le double de l'Open d'Australie avec Tony Roche et continue ensuite d'apparaître plus épisodiquement.

John Newcombe à Wimbledon en 1977
Wimbledon 1977 : Newcombe poursuit sa carrière sur le gazon londonien, six ans après son dernier titre en simple.

Sa dernière participation en simple dans un tournoi du Grand Chelem intervient à Wimbledon en 1978, où il atteint les huitièmes de finale. En simple, sa carrière au plus haut niveau est désormais pratiquement terminée. Mais Newcombe ne disparaît pas complètement des tableaux. Il continue à effectuer quelques apparitions en double et joue encore Wimbledon 1982 aux côtés de Tony Roche, dix-sept ans après leur premier titre commun sur le gazon londonien.

Entre-temps, il s'est également engagé dans la défense des intérêts des joueurs et préside l'ATP en 1977 et 1978.

Style de jeu

Servir pour avancer

John Newcombe à la volée à Wimbledon en 1974

Newcombe était l'archétype du joueur de service-volée, sans pour autant se réduire à son service.

Celui-ci, fortement lifté lorsqu'il était jeune, devint avec les années plus tendu et plus puissant. Son mouvement le projetait naturellement à l'intérieur du court, ce qui lui permettait d'atteindre très vite le filet. Sa première volée, son smash et surtout un coup droit lourd constituaient les autres grandes armes de son jeu.

Le gazon était son terrain idéal : rebonds bas et irréguliers, points rapides et importance de la première frappe servaient parfaitement son tempérament offensif. Ses 7 titres majeurs en simple ont tous été remportés sur herbe, l'Open d'Australie et l'US Open se disputant encore sur cette surface lors de ses victoires. Cela ne signifie pas qu'il était incapable de réussir ailleurs. Son titre à Hambourg en 1968 en fournit un bon exemple, tandis que son triomphe aux WCT Finals 1974 démontre également son efficacité en salle.

Son jeu était surtout beaucoup plus réfléchi que son apparence de joueur instinctif ne le suggérait. Newcombe expliquait qu'environ 45 minutes avant un match, il en effectuait mentalement une sorte de répétition générale, imaginant les situations qu'il risquait de rencontrer. Il étudiait soigneusement les forces et les faiblesses de ses adversaires.

Cette préparation tactique, ajoutée à une endurance remarquable, l'a souvent rendu particulièrement dangereux dans les rencontres en cinq sets.

Personnalité

« Newk »

Portrait de John Newcombe en 1972

La moustache devint presque aussi célèbre que le joueur. Surnommé « Newk », Newcombe cultivait une image chaleureuse et volontiers extravertie, très différente de la concentration méthodique qui précédait ses matchs. Sociable, charmeur et volontiers bon vivant, il fut l'une des figures les plus populaires de cette grande génération australienne.

Cette décontraction ne doit pourtant pas masquer une profonde dureté compétitive héritée de l'école australienne. Newcombe avait grandi en observant Sedgman, Hoad, Rosewall et Laver, au sein d'une culture dans laquelle la Coupe Davis représentait presque autant que les tournois individuels.

Sa capacité à se remettre en cause à 29 ans, au moment même où il songeait à arrêter, avant de gagner deux Majeurs en 1973 puis de devenir officiellement n°1 mondial l'année suivante, constitue probablement la meilleure illustration de cette mentalité.

Double

Newcombe et Roche : un duo historique

John Newcombe et Tony Roche à l'US Open en 1967
US Open 1967 : John Newcombe et Tony Roche posent avec leurs trophées.

La carrière de Newcombe ne peut être correctement mesurée à ses seuls résultats de simple. Il a remporté 17 titres du Grand Chelem en double messieurs, et 12 d'entre eux avec Tony Roche.

Leur association produit quatre titres australiens, en 1965, 1967, 1971 et 1976, deux Roland-Garros, en 1967 et 1969, cinq Wimbledon, en 1965, 1968, 1969, 1970 et 1974, ainsi que les Championnats des États-Unis 1967. Ces 12 Majeurs communs ont longtemps constitué une référence pour une paire masculine.

Les cinq autres couronnes de Newcombe en double messieurs témoignent également de son extraordinaire faculté d'adaptation : Wimbledon 1966 avec Ken Fletcher, l'US Open 1971 avec Roger Taylor, puis en 1973 l'Open d'Australie avec Mal Anderson, Roland-Garros avec Tom Okker et l'US Open avec Owen Davidson. Il ajoute encore deux titres majeurs en double mixte avec Margaret Smith, future Margaret Court : les Championnats des États-Unis 1964 et les Championnats d'Australie 1965. Son total atteint ainsi 26 titres majeurs : 7 en simple, 17 en double messieurs et 2 en double mixte.

Ce palmarès en double n'est pas une annexe à sa carrière. Il explique une partie de ses qualités en simple : réflexes au filet, première volée, lecture des trajectoires, sens du placement et aptitude à fermer l'espace vers l'avant.

Coupe Davis

Joueur puis capitaine

L'équipe australienne victorieuse de la Coupe Davis en 1973
Cleveland, 1973 : l'équipe d'Australie pose avec le Saladier d'argent après sa victoire 5-0 contre les États-Unis.

Newcombe représente l'Australie en Coupe Davis en 1963-1967, puis de nouveau dans les années 1970. Son bilan est de 25 victoires pour 9 défaites, dont 16-7 en simple et 9-2 en double. Surtout, il appartient à cinq équipes australiennes victorieuses : celles de 1964, 1965, 1966, 1967 et 1973.

Les quatre premières appartiennent encore à l'âge d'or de Harry Hopman. Celle de 1973 possède une saveur très différente. Écarté de la Coupe Davis depuis 1968 en raison de son contrat avec le WCT, Newcombe peut enfin retrouver l'équipe australienne ; Rod Laver, professionnel depuis 1963, y effectue quant à lui son premier retour depuis 1962. Réunis à Cleveland, les deux hommes conduisent l'Australie à une victoire 5-0 contre les États-Unis.

L'histoire se prolonge trois décennies plus tard. Nommé capitaine australien en 1994, Newcombe conserve la fonction jusqu'en 2000. En 1999, son équipe bat la France 3-2 en finale à Nice et redonne à l'Australie une Coupe Davis qu'elle n'avait plus remportée depuis 1986.

John Newcombe capitaine de l'Australie victorieuse en Coupe Davis en 1999
Nice, 1999 : capitaine de l'Australie, Newcombe soulève la Coupe Davis après la victoire contre la France.

Newcombe aura ainsi gagné la compétition comme joueur au cœur de l'âge d'or australien, puis comme capitaine dans un tennis entièrement différent.

Palmarès

63 titres sur toute sa carrière

  • 30 titres amateurs, dont Wimbledon et les Championnats des États-Unis en 1967.
  • 2 titres professionnels avant l'ère Open : Bakersfield et Evansville en 1968.

Ses 31 titres Open

Grand Chelem Finales WCT Grand tournoi historique

Hambourg 1968
Rome 1969
Bournemouth 1969
Casablanca 1970
Wimbledon 1970 Philadelphie 1971
Chicago 1971
Dallas 1971
Wimbledon 1971
Gstaad 1971
Montréal 1971
Las Vegas 1972
Saint-Louis 1972
Fort Worth 1972
Alamo 1972
Vancouver 1972
Goteborg 1972
Johannesbourg 1972
Australie 1973 US Open 1973
Djakarta 1973
Saint-Petersburg 1974
La Costa 1974
Tucson 1974
Nouvelle-Orléans 1974
Orlando 1974
Dallas 1974
Maui 1974
Tokyo 1974
Sydney 1974
Australie 1975
Famille

Vie privée

John Newcombe épouse en 1966 Angelika « Angie » Pfannenberg, ancienne joueuse allemande. Le couple a trois enfants, Tanya, Gigi et Clint. Angie joue d'ailleurs un rôle discret mais décisif dans la carrière de son mari : en 1973, alors que Newcombe envisage sérieusement de prendre sa retraite, c'est elle qui l'incite à ne pas décider trop vite. Il choisit finalement de poursuivre sa carrière, remporte quelques semaines plus tard l'US Open puis devient n°1 mondial en 1974.

Héritage

Un champion charnière

John Newcombe à l'US Open en 1978

Newcombe appartient à une génération charnière.

Il a été champion dans le tennis amateur, a signé avec l'un des premiers grands circuits professionnels, a vécu la naissance de l'ère Open, participé aux conflits qui ont accompagné l'émancipation des joueurs, puis présidé leur association. Peu de champions de cette dimension ont traversé autant de transformations institutionnelles tout en restant capables de gagner au plus haut niveau.

Il entre avec Tony Roche, à l'International Tennis Hall of Fame en 1986. Tennis Australia l'intègre à son propre Hall of Fame en 1998.

Son nom demeure enfin directement associé au tennis australien contemporain : depuis 2010, la Newcombe Medal constitue la plus haute distinction individuelle remise par Tennis Australia à son meilleur joueur ou sa meilleure joueuse de l'année. C'est une manière assez juste de prolonger l'image laissée par « Newk » : celle d'un champion dont l'importance dépasse largement ses sept titres majeurs en simple.

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Date de dernière mise à jour : 11/10/2026