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Yougoslavie
gaucher - revers à une main

NikolaPilic

Un gaucher au cœur de la révolution
Nikola Pilic

Joueur yougoslave devenu l'un des pionniers du tennis professionnel, Nikola Pilic a marqué l'histoire autant par son parcours de joueur que par son rôle dans l'affirmation de l'ATP, puis par ses succès de capitaine et de formateur.

ChampionAvant l’ère Open
9Titres sur toute sa carrière
1973n°12 mondial
Naissance 27 août 1939
Identité tennistique

Tacticien toutes surfaces

Nikola Pilic à l'US Open 1973
 

Grand gaucher doté d’un service difficile à lire, Pilic pouvait prendre rapidement le contrôle d’un échange. Son coup droit constituait son autre arme principale, tandis que sa capacité à avancer et à conclure au filet lui permettait d’être dangereux sur les surfaces rapides.

Son palmarès illustre néanmoins un jeu plus complet qu’un simple tennis d’attaque. Il a atteint les demi-finales de Roland-Garros et de Wimbledon la même année, gagné sur gazon à Bristol, sur dur indoor à Stockholm, sur moquette à Essen et sur terre battue à Aviles. Peu de joueurs de sa génération pouvaient passer d’une surface à une autre avec autant de naturel.

Pilic était également réputé pour son intelligence tactique. Stan Smith le décrivait comme un joueur talentueux, mais aussi comme un homme qui réfléchissait beaucoup au jeu. Cette faculté à observer, comprendre et anticiper deviendra la qualité centrale de sa seconde carrière.

Les années de formation

Jeunesse

Split, ville natale de Nikola Pilic
Split, ville natale de Nikola Pilic.

Nikola Pilic naît le 27 août 1939 à Split, cinq jours seulement avant le déclenchement de la Deuxième Guerre mondiale. Rien ne le destine alors particulièrement au tennis. Il découvre ce sport durant l’été 1952, à l’âge de 13 ans, sur les courts du club de Firule. Selon le récit qu’il livrera plus tard, il échange même son vélo contre une première raquette, avant d’économiser en secret pour s’en procurer une meilleure.

Le jeune Dalmate progresse à une vitesse étonnante. Quatre ans après ses débuts, il représente déjà la sélection junior yougoslave. Il poursuit parallèlement des études dans la construction navale, puis dans l’administration, sans jamais renoncer à une carrière sportive encore très incertaine à une époque où le tennis demeure officiellement amateur.

Son grand service, son coup droit puissant et sa volonté de fer le placent rapidement parmi les meilleurs joueurs de son pays. Il remportera plusieurs championnats nationaux en simple et en double, avant d’effectuer en 1961 ses débuts dans l’équipe yougoslave de Coupe Davis.

de 1962 à 1978

Sa carrière

Nikola Pilic à Wimbledon en 1964
Wimbledon 1964 : Pilic poursuit son installation parmi les joueurs européens à suivre.
1962-1966

Aux portes des grands titres

Pilic se révèle sur la scène internationale en 1962. Associé à son compatriote Boro Jovanovic, il atteint la finale du double à Wimbledon. Les deux Yougoslaves s’inclinent contre Bob Hewitt et Fred Stolle, mais cette première finale majeure installe le gaucher de Split parmi les joueurs européens à suivre.

Durant les saisons suivantes, il devient la première raquette de Yougoslavie. Très présent en Coupe Davis, il s’illustre également dans les grands tournois amateurs et remporte notamment plusieurs fois les Championnats internationaux de Yougoslavie. Son tennis ne repose pas uniquement sur la puissance : Pilic sait varier les trajectoires, avancer vers le filet et modifier son jeu en fonction de la surface.

À l’approche de la trentaine, il lui manque cependant encore une grande performance en simple dans un tournoi du Grand Chelem. Elle arrive en 1967, au terme de la plus belle saison de sa première carrière.

Nikola Pilic contre Roy Emerson à Wimbledon 1967
Wimbledon 1967 : Pilic bat Roy Emerson en huitième de finale.
1967

Le jour où Emerson tombe

À Roland-Garros, Pilic atteint les demi-finales après avoir notamment éliminé John Newcombe. Son parcours s’arrête contre Tony Roche, mais il confirme quelques semaines plus tard sur le gazon de Wimbledon qu’il appartient désormais au premier cercle mondial.

En huitième de finale, il retrouve Roy Emerson. L’Australien vient de remporter l’Open d’Australie et Roland-Garros et Pilic ne l’a encore jamais battu. Annoncé perdant, le Yougoslave produit pourtant ce qu’il considérera comme le meilleur match de sa carrière. Il s’impose 6-4, 5-7, 6-3, 6-4, avant de battre Jim Cooper en quart de finale. John Newcombe met fin à son aventure en demi-finale.

La victoire sur Emerson reste son grand chef-d’œuvre. Elle révèle un joueur capable de hausser son niveau lorsque l’adversaire et l’enjeu semblent le condamner. Au terme de la saison, l’ATP le crédite rétrospectivement d’une place de n°7 mondial, à une époque où aucun classement informatique officiel n’existe encore.

Les Handsome Eight du WCT
1968 : les « Handsome Eight ». Au second rang : Dennis Ralston, Roger Taylor, Tony Roche et Pierre Barthès. Au premier rang :  John Newcombe, Nikola Pilic, Butch Buchholz et Cliff Drysdale.
1968

Parmi les « Handsome Eight »

En 1968, Nikola Pilic prend une décision qui engage bien davantage que sa propre carrière. Il rejoint les huit joueurs recrutés par le milliardaire texan Lamar Hunt pour lancer le circuit World Championship Tennis (WCT). Avec John Newcombe, Tony Roche, Cliff Drysdale, Dennis Ralston, Butch Buchholz, Roger Taylor et Pierre Barthes, il forme le groupe des « Handsome Eight », littéralement les « huit beaux gosses », un surnom imaginé à des fins de promotion.

Ces joueurs acceptent de signer un véritable contrat professionnel et de participer à un circuit concurrent des compétitions traditionnelles. Pilic passe ainsi directement de l’univers amateur, encore dominé par les fédérations nationales, à un tennis où les joueurs veulent vivre de leur métier et choisir les tournois auxquels ils participent.

L’ouverture des grandes compétitions aux professionnels en 1968 ne règle pas immédiatement tous les conflits. Le tennis reste divisé entre plusieurs circuits et plusieurs autorités, mais Pilic se trouve désormais au premier rang de la révolution qui transforme profondément son sport. Cinq ans plus tard, sa propre situation deviendra le symbole du combat des joueurs pour leur indépendance.

Nikola Pilic à Wimbledon en 1970
Wimbledon 1970 : Pilic lors de la saison qui le voit battre Rod Laver à Bristol.
1969-1972

Victoire sur Laver

Après une période d’adaptation au circuit professionnel, Pilic remporte en 1969 la première édition du tournoi indoor de Stockholm. Non tête de série, il domine Ilie Nastase en finale et décroche ainsi son premier titre officiellement retenu par l’ATP dans l’ère Open.

Sa victoire la plus prestigieuse intervient en 1970 sur le gazon de Bristol. Après avoir notamment écarté John Newcombe, il domine Rod Laver en finale, 6-3, 1-6, 6-3. Battre l’Australien, auteur du Grand Chelem la saison précédente, constitue l’un des résultats les plus remarquables de sa carrière.

Quelques mois plus tard, il conquiert son unique titre du Grand Chelem. Associé au Français Pierre Barthes, il remporte le double de l’US Open face à Roy Emerson et Rod Laver, 6-3, 7-6, 4-6, 7-6. Deux ans plus tard, il ajoute un nouveau titre en simple à Essen, après une finale en cinq manches contre l’Américain Bob Lutz. Pilic démontre alors sa capacité à gagner aussi bien sur gazon que sur dur ou sur moquette en salle.

Nikola Pilic à Roland-Garros 1973
Roland-Garros 1973 : Pilic atteint la finale face à Ilie Nastase.
1973

Une finale avant la tempête

À 33 ans, Nikola Pilic réalise à Roland-Garros le meilleur parcours de sa carrière en simple. Solide et expérimenté, il traverse le tableau jusqu’à la finale, où il affronte Ilie Nastase. Le Roumain, au sommet de son art, ne lui laisse que peu d’occasions et s’impose nettement 6-3, 6-3, 6-0.

La défaite est lourde, mais elle ne doit pas masquer la portée de cette performance. Six ans après ses demi-finales de Paris et de Wimbledon, Pilic atteint enfin une finale du Grand Chelem, alors que sa génération commence déjà à être poussée vers la sortie par de jeunes joueurs comme Jimmy Connors et Bjorn Borg.

Son tournoi se déroule pourtant dans une atmosphère très particulière. En dehors du court, un conflit l’oppose à la Fédération yougoslave. À peine la finale terminée, l’affaire sportive va devenir une crise internationale qui menace directement la jeune Association des joueurs professionnels, l’ATP.

Nikola Pilic et le boycott de Wimbledon 1973
Wimbledon 1973 : la suspension de Pilic provoque le boycott de 81 joueurs. Plusieurs d'entre eux font bloc autour de Cliff Drysdale le nouveau président de l'ATP
1973

L’affaire

La Fédération yougoslave reproche à Pilic de ne pas avoir participé à une rencontre de Coupe Davis contre la Nouvelle-Zélande à Zagreb. Le joueur conteste avoir refusé de représenter son pays et affirme que ses engagements professionnels avaient été communiqués. La Fédération le suspend néanmoins pour neuf mois à compter de fin mai 1973, une sanction ensuite confirmée dans son principe par la Fédération internationale.

Réunie en urgence, cette dernière ramène finalement la suspension à un mois. La réduction paraît importante, mais les dates choisies empêchent toujours Pilic de disputer Wimbledon. La toute jeune ATP, créée en septembre 1972, considère que l’enjeu dépasse son cas personnel : accepter son exclusion reviendrait à reconnaître aux fédérations le droit de décider unilatéralement où et quand les professionnels doivent jouer.

Dans les premières années de l’ère Open, Pilic s’était installé parmi les joueurs qui comptent sur le nouveau circuit professionnel. Sans appartenir au tout premier cercle dominé par Laver, Rosewall, Newcombe, Smith ou Nastase, il possède déjà un palmarès solide, a battu les meilleurs et demeure l’un des représentants historiques de la WCT. Lorsqu’il entre en conflit avec sa fédération en 1973, les autres professionnels ne se mobilisent donc pas pour un inconnu, mais pour l’un des leurs, engagé depuis l’origine dans la conquête de leur indépendance.

Les démarches judiciaires et les tentatives de compromis entre l’ATP et l’ITF échouent. À la veille du tournoi, 81 joueurs décident alors de se retirer par solidarité. Wimbledon se retrouve privé de la majorité de ses principales têtes d’affiche. Le boycott ne permet pas à Pilic de participer, mais il transforme une association encore fragile en véritable force collective.

Le joueur de Split devient ainsi, presque malgré lui, le visage de la première grande démonstration de pouvoir de l’ATP. Comme le rappellera Cliff Drysdale, le mouvement ne concernait pas une question d’argent : il défendait le droit de Pilic à participer à un tournoi pour lequel il était sportivement qualifié.

Nikola Pilic à l'US Open 1973
US Open 1973 : Pilic bat le jeune Bjorn Borg en huitième de finale.
1973-1978

Le retour contre Borg

Une fois sa suspension purgée, Pilic reprend la compétition à l’US Open. Loin d’être diminué par les événements de l’été, il réalise un nouveau grand parcours. En huitième de finale, il élimine Bjorn Borg, âgé de 17 ans, en quatre manches. Il pousse ensuite Jan Kodes jusqu’au cinquième set en quart de finale, avant de céder 7-5 dans la manche décisive.

Ce résultat confirme que l’affaire de Wimbledon n’a pas brisé sa carrière. Le 31 octobre 1973, Pilic atteint la 12e place mondiale, le meilleur classement officiel de sa carrière. Ce classement officiel reste toutefois inférieur à la 7e place qui lui avait été attribuée parmi les meilleurs joueurs du monde en 1967.

Pilic demeure compétitif plusieurs saisons encore. En 1975, à 36 ans, il remporte sur la terre battue d’Aviles le quatrième titre de sa carrière retenu par l’ATP. Il continue également de représenter la Yougoslavie en Coupe Davis jusqu’en 1977, puis met fin à sa carrière professionnelle en 1978.

Coupe Davis

La Coupe Davis comme fil rouge

Nikola Pilic sous les couleurs de la Yougoslavie
 

Nikola Pilic représente la Yougoslavie dans 23 rencontres de Coupe Davis entre 1961 et 1977. En 23 rencontres de Coupe Davis disputées pour la Yougoslavie, Pilic présente un bilan de 27 victoires pour 12 défaites en simple et un bilan plus mitigé en double avec 11 victoires pour 12 défaites. Pendant plus d’une décennie, il constitue l’un des principaux visages du tennis yougoslave.

Son histoire avec l’épreuve demeure évidemment marquée par le conflit de 1973. Pourtant, celui-ci ne met pas fin à son engagement national : après sa suspension, il retrouve l’équipe dès 1974 et continue d’y jouer jusqu’à l’âge de 38 ans.

Cette fidélité explique sans doute en partie la place que la Coupe Davis occupera ensuite dans sa reconversion. Pilic en connaissait les tensions, les sacrifices et la dimension politique. Devenu capitaine, il saura surtout transformer une réunion d’individualités en une véritable équipe.

Capitanat et transmission

Le capitaine et le mentor

Nikola Pilic avec l'équipe d'Allemagne
Coupe Davis : Nikola Pilic conduit l’Allemagne à trois titres entre 1988 et 1993.
1988-1993

L’Allemagne au sommet

Installé depuis longtemps en Allemagne de l’Ouest, Pilic en obtient la nationalité en mars 1987, aboutissement de son implantation dans son pays d’adoption. Déjà très influent dans le tennis allemand, il travaille notamment avec Boris Becker et prend les commandes de l’équipe de Coupe Davis. Dès 1988, la République fédérale d’Allemagne remporte pour la première fois le Saladier d’argent en dominant la Suède à Goteborg.

L’équipe conserve son titre l’année suivante, encore contre la Suède, cette fois à Stuttgart. Pilic doit gérer des personnalités fortes et la rivalité entre plusieurs champions, mais son autorité, sa connaissance du circuit et sa capacité à préparer les grands rendez-vous lui permettent d’imposer une direction commune.

En 1993, après la réunification allemande, il conduit de nouveau l’équipe au titre. Michael Stich occupe cette fois le rôle principal et offre à l’Allemagne une victoire 4-1 contre l’Australie. Trois campagnes victorieuses en six ans installent définitivement Pilic parmi les grands capitaines de l’histoire de la compétition.

Nikola Pilic et Novak Djokovic
À l’académie de Pilic, Novak Djokovic trouve l’un de ses mentors fondateurs.
Depuis 1999

L’académie et le « père tennistique » de Djokovic

Pilic fonde une académie à Oberschleissheim, près de Munich. Il y développe une méthode fondée sur la discipline, le travail technique et l’analyse tactique. Boris Becker, Michael Stich, Goran Ivanisevic et Ernests Gulbis figurent parmi les joueurs ayant bénéficié, à des degrés différents, de son expérience.

En 1999, Jelena Gencic lui adresse un garçon serbe de 12 ans dont elle a immédiatement perçu le potentiel. Novak Djokovic effectue un premier séjour de trois mois dans l’académie. Pilic ne tarde pas à remarquer non seulement ses qualités techniques, mais surtout une concentration et une détermination inhabituelles pour son âge.

Djokovic restera profondément lié à son ancien mentor. Il présentera plus tard Pilic comme son « père tennistique » et comme l’une des personnes ayant joué le rôle le plus important dans sa formation de joueur et d’homme. La réussite du Serbe offre à Pilic l’accomplissement le plus spectaculaire d’une vie consacrée à la transmission.

Nikola Pilic avec l'équipe de Croatie
Coupe Davis 2005 : Pilic accompagne la Croatie vers son premier titre.
2005-2010

Trois pays autour d’un même homme

Après ses succès avec l’Allemagne, Pilic, Yougoslave d’origine croate devenu citoyen allemand, prend en charge l’équipe de Croatie. En 2005, la sélection portée par Ivan Ljubicic et Mario Ancic atteint la finale en Slovaquie. La victoire d’Ancic dans le cinquième match permet à la jeune nation croate de remporter la première Coupe Davis de son histoire.

Cinq ans plus tard, Pilic rejoint l’encadrement de la sélection serbe en qualité de conseiller. Novak Djokovic, Janko Tipsarevic, Viktor Troicki et Nenad Zimonjic offrent à leur pays son premier titre en battant la France à Belgrade.

Il faut cependant distinguer précisément ses fonctions : Pilic était capitaine lors des titres allemands et croate, mais conseiller auprès de la Serbie en 2010. Il reste néanmoins le seul technicien associé aux victoires de trois nations différentes dans la compétition.

Palmarès

9 titres sur toute sa carrière

  • 4 titres amateurs.
  • 1 titre chez les professionnels avant l’ère Open.

Ses 4 titres dans l’ère Open

Stockholm 1969
Bristol 1970
Essen 1972
Aviles 1975
Famille

Vie privée

Nikola Pilic et Mija Adamovic

Nikola Pilic épouse en 1970 l’actrice serbe Mija Adamovic. Le couple a deux enfants, une fille prénommée Danijela et un fils, Niko.

Héritage

Une trace durable

Nikola Pilic à Hilversum en 1975

Nikola Pilic n’a remporté aucun tournoi du Grand Chelem en simple et n’a jamais occupé officiellement la première place mondiale. Pourtant, rares sont les joueurs de son époque à avoir exercé une influence aussi profonde sur l’évolution du tennis.

Nikola Pilic meurt le 22 septembre 2025 à l’âge de 86 ans. Les hommages venus d’Allemagne, de Croatie, de Serbie et du circuit professionnel témoignent d’une carrière qui a dépassé depuis longtemps les frontières d’un seul pays.

Il a été à la fois l’un des meilleurs joueurs amateurs du monde, un pionnier des premiers circuits professionnels, le déclencheur involontaire du boycott qui a consolidé l’ATP, un capitaine cinq fois victorieux en Coupe Davis et l’un des mentors du plus grand champion statistique de l’ère moderne.Sa vie raconte près de trois quarts de siècle de tennis : le vieux monde amateur dirigé par les fédérations, la naissance du professionnalisme, l’affirmation du pouvoir des joueurs, puis l’apparition des académies capables de former les champions de demain. Pilic n’a pas seulement traversé toutes ces transformations. À plusieurs reprises, il a contribué à les provoquer.

 

 

 

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Date de dernière mise à jour : 11/10/2026