2001-2002
Au sommet de son art
À près de 29 ans, Santoro réalise en 2001 l’une des meilleures saisons de sa carrière.
Au printemps, il bat Andre Agassi à Hambourg, puis retrouve Marat Safin au troisième tour de Roland-Garros. Le Russe est alors n°2 mondial. Santoro remporte les deux premières manches 6-4, 6-4, voit Safin revenir à deux sets partout, 6-4, 6-0, puis retrouve toutes ses armes pour lui infliger un 6-1 dans la dernière. Il retrouve ainsi les huitièmes de finale à Paris, dix ans après son premier parcours à ce stade.
Sur le gazon de Halle, il élimine notamment Sébastien Grosjean puis Patrick Rafter et atteint sa sixième finale ATP. Thomas Johansson l'empêche de décrocher un premier titre sur herbe, mais ces résultats permettent au Français d'atteindre, le 6 août 2001, la 17e place mondiale, meilleur classement de sa carrière.
L’année se termine par un autre moment majeur. En finale de Coupe Davis à Melbourne, face à l’Australie, Santoro est associé à Cédric Pioline. Les Français battent Lleyton Hewitt et Patrick Rafter en quatre sets et apportent un point essentiel à une équipe de France qui remportera finalement la rencontre 3-2. Dix ans après le titre de 1991, auquel il avait contribué sans jouer la finale, Santoro participe cette fois directement au succès décisif.
En 2002, Santoro ajoute un quatrième titre en simple à son palmarès. À Dubaï, tournoi d’un niveau supérieur à ses trois premiers trophées, il bat Younès El Aynaoui en finale.
Quelques semaines plus tard, à Indian Wells, il pousse Pete Sampras jusque dans les derniers jeux du troisième set avant de s’incliner 6-3, 3-6, 7-5. L’Américain, pourtant habitué depuis longtemps aux tours de passe-passe du Français, lui attribue le surnom qui lui restera : « The Magician ».
La saison se termine par une nouvelle finale de Coupe Davis, cette fois à Bercy face à la Russie. Associé à Nicolas Escudé, Santoro remporte un double spectaculaire contre Marat Safin et Evgueni Kafelnikov, 6-3, 3-6, 5-7, 6-3, 6-4, et permet à la France de mener 2-1. Safin égalise le dimanche avant que Mikhaïl Youzhny ne renverse Paul-Henri Mathieu dans le cinquième simple. La Russie s’impose finalement 3-2.