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droitier - revers à une main

SjengSchalken

Le Mur néerlandais
Sjeng Schalken

Avec son allure impassible et son tennis d'une remarquable régularité, Sjeng Schalken ne ressemble guère aux joueurs spectaculaires qui attirent spontanément les projecteurs. Pourtant, derrière ce calme apparent se cache un compétiteur tenace, capable de livrer des batailles mémorables contre les meilleurs joueurs du monde. Le Néerlandais construit patiemment sa réputation, au fil d'une carrière où les progrès tardifs, les occasions manquées et les rencontres extraordinaires composent un parcours singulier.

9Titres ATP
2003N°11 mondial
NAISSANCE 8 septembre 1976
Jeunesse

Une passion précoce

Weert, ville natale de Sjeng Schalken
Weert, dans le Limbourg néerlandais, où Sjeng Schalken grandit avant de se tourner vers le tennis.

Sjeng Schalken grandit à Weert, dans la province néerlandaise du Limbourg. Très jeune, il développe une véritable passion pour le tennis. Pendant des heures, il frappe des balles contre un mur, au point d'exaspérer ses parents et ses voisins. Il s'amuse notamment à imiter Ivan Lendl et Mats Wilander, deux champions dont il admire la rigueur et la maîtrise du jeu. Cette pratique obstinée lui permet d'acquérir une technique solide, particulièrement du côté du revers.

Son enfance est également marquée par les difficultés rencontrées au sein de sa famille. Son frère aîné Pier est atteint de trisomie 21, tandis que son jeune frère Tuur souffre d'un cancer qui l'emportera en janvier 1996, à seulement 15 ans. Schalken conservera un attachement profond à sa famille, malgré les déplacements incessants imposés par le circuit.

Chez les juniors, ses résultats confirment rapidement ses dispositions. Demi-finaliste à Wimbledon en 1994, il remporte quelques semaines plus tard l'US Open juniors en battant le Marocain Mehdi Tahiri en finale (6-2, 7-6). Il achève cette saison à la 9e place mondiale dans sa catégorie et entame sa carrière professionnelle.

de 1994 à 2007

Sa carrière

Sjeng Schalken avec le trophée de Djakarta en 1996
Djakarta 1996 : Sjeng Schalken célèbre le deuxième titre ATP de sa carrière.
1994-1998

Un jeune vainqueur qui peine à confirmer

Schalken ne tarde pas à se faire remarquer sur le circuit ATP. Après ses premières expériences chez les seniors en 1994, il décroche son premier titre dès octobre 1995, sur la terre battue de Valence, en dominant l'Autrichien Gilbert Schaller en finale (6-4, 6-2). À 19 ans, il devient le plus jeune vainqueur d'un tournoi ATP cette saison-là. En janvier 1996, il récidive à Djakarta, où il bat Younes El Aynaoui (6-3, 6-2), confirmant sa capacité à s'imposer sur des surfaces différentes.

Un troisième trophée suit en août 1997, à Boston. En quart de finale, le Néerlandais élimine Alex Corretja, alors 6e mondial, avant de battre en finale le Chilien Marcelo Rios (7-5, 6-3), l'une des grandes révélations du tennis de cette époque. Malgré ces succès, sa progression reste irrégulière. Il éprouve des difficultés à franchir les premiers tours des grands rendez-vous, et ses résultats en Grand Chelem contrastent avec ceux obtenus dans les tournois ordinaires. Jusqu'à la fin de 1998, il ne totalise que quatre victoires pour quatorze défaites dans les quatre tournois majeurs.

Sjeng Schalken en action à Rome en 1998
Rome 1998 : Sjeng Schalken en action sur la terre battue italienne.

L'année 1998 confirme cette stagnation. Pour la première fois depuis son arrivée parmi les vainqueurs ATP, il termine une saison sans remporter de titre. À Wimbledon, il cède au premier tour contre l'Américain Jan-Michael Gambill, 8-6 dans la cinquième manche. Ce revers inaugure une série de défaites particulièrement cruelles sur le gazon londonien.

Sjeng Schalken vainqueur à Auckland en 1999
Auckland 1999 : Sjeng Schalken soulève le quatrième trophée ATP de sa carrière.
1999-2000

Trophées et désillusions

Le 16 janvier 1999, Schalken remporte le tournoi d'Auckland en battant Tommy Haas en finale (6-4, 6-4). La date possède une signification particulière : exactement trois ans auparavant, son jeune frère Tuur avait succombé à la maladie. Le Néerlandais dédie cette quatrième victoire ATP à sa mémoire. Quelques mois plus tard, à Wimbledon, il livre une nouvelle bataille éprouvante, cette fois contre l'ancien numéro un mondial Jim Courier. Après cinq sets acharnés, l'Américain finit par s'imposer 13-11 dans la dernière manche. En novembre, Schalken subit une intervention chirurgicale au genou droit.

En 2000, il devient le Néerlandais le mieux classé, mettant fin à huit années de domination nationale de Richard Krajicek. Mais c'est encore Wimbledon qui lui réserve l'un des épisodes les plus extraordinaires de sa carrière. Au troisième tour, il affronte l'Australien Mark Philippoussis, réputé pour la puissance de son service. Les deux hommes se rendent coup pour coup pendant cinq heures et cinq minutes. Schalken finit par céder 20-18 au cinquième set, après un combat devenu historique : jamais, à cette époque, une dernière manche n'avait compté autant de jeux en simple messieurs à Wimbledon. Pour la troisième année consécutive, il quitte Londres au terme d'un cinquième set interminable, sans parvenir à atteindre les huitièmes de finale.

Sjeng Schalken et Nicolas Lapentti après la finale de Tokyo 2000
Tokyo 2000 : Schalken domine Nicolas Lapentti en finale et décroche son cinquième titre ATP.

Cette frustration n'empêche pas une belle fin de saison. En octobre, il prend notamment sa revanche sur Philippoussis en quart de finale à Tokyo, avant de livrer une demi-finale dramatique contre Hicham Arazi. Le Néerlandais sauve deux balles de match avant d'arracher la victoire. Il domine ensuite Nicolas Lapentti en finale (6-4, 3-6, 6-1) pour conquérir son cinquième titre ATP, le plus important de sa carrière. Il enchaîne avec une finale à Shanghaï, perdue contre Magnus Norman.

Coupe Davis 2001 : Sjeng Schalken lors de la demi-finale entre les Pays-Bas et la France
Coupe Davis 2001 : toute la tension se lit sur le visage de Sjeng Schalken lors de son duel contre Nicolas Escudé.
2001

Légendes d'automne

En 2001, Schalken réalise un autre coup d'éclat à Washington en éliminant Andre Agassi en demi-finale, avant de s'incliner devant Andy Roddick.

Le Néerlandais participe à plusieurs campagnes de Coupe Davis avec son pays, notamment à celle de 2001, qui conduit son équipe jusqu'aux demi-finales. Face à la France, à Rotterdam, il livre un combat extraordinaire contre Nicolas Escudé. Mené 5-3 et 0-40 sur son service dans la cinquième manche, il écarte trois balles de match et revient à hauteur, avant de s'incliner finalement 8-6, après quatre heures et cinquante-cinq minutes de jeu. Les Pays-Bas perdent la rencontre 3-2 face aux futurs vainqueurs de la compétition.

Sjeng Schalken et Björn Borg avec le trophée de Stockholm en 2001
Stockholm 2001 : Après les larmes de Rotterdam, Sjeng Schalken retrouve le sourire un peu plus au nord, en Suède, sur les terres d'un certain Björn Borg.

Quelques semaines plus tard, Schalken triomphe à Stockholm contre le Finlandais Jarkko Nieminen, remontant notamment un retard de 3-0, avec deux breaks de handicap, dans le cinquième set. Il remporte alors six jeux consécutifs pour décrocher son premier titre en salle. À 25 ans, il compte désormais six titres, mais attend toujours sa première véritable percée en Grand Chelem.

Sjeng Schalken à Rosmalen en 2002
Rosmalen 2002 : Schalken célèbre son premier titre sur gazon, devant son public.
2002

La révélation dans les grands tournois

La saison sur gazon de 2002 marque un tournant. Schalken atteint d'abord les demi-finales du Queen's, où il s'incline devant le numéro un mondial Lleyton Hewitt. La semaine suivante, il remporte le tournoi de Rosmalen, disputé près de Bois-le-Duc et répertorié par l'ATP sous le nom de 's-Hertogenbosch, en battant Arnaud Clément en finale (3-6, 6-3, 6-2). Sur sa route, il a notamment éliminé Roger Federer en quart de finale. Ce premier titre sur herbe confirme ses progrès sur une surface qui lui avait jusque-là valu tant de déconvenues.

Sjeng Schalken et Lleyton Hewitt après leur quart de finale à Wimbledon en 2002
Wimbledon 2002 : après près de quatre heures, Schalken et Hewitt se saluent au filet.

À Wimbledon, le Néerlandais franchit enfin les huitièmes de finale d'un tournoi du Grand Chelem, à sa 29e participation. En quart de finale, il retrouve Hewitt, grand favori de l'épreuve. L'Australien remporte aisément les deux premières manches, 6-2, 6-2, et se procure quatre balles de match dans le troisième set. Pourtant, Schalken refuse de capituler. Il arrache la manche au tie-break, puis domine complètement la quatrième, 6-1. Dans le set décisif, il prend même à deux reprises le service de son adversaire, sans parvenir à conserver son avantage. Hewitt finit par s'imposer 7-5, après près de quatre heures de lutte. Schalken sera le seul joueur à lui prendre un set pendant cette édition de Wimbledon, que l'Australien remportera quelques jours plus tard. C'est aussi, pour le Néerlandais, une quatrième défaite en cinq manches à Wimbledon au cours des cinq dernières éditions !

Deux mois après cette défaite douloureuse, Schalken dispute l'US Open avec une confiance retrouvée. Au premier tour, il bénéficie de l'abandon de Philippoussis, qui menait pourtant deux manches à zéro. Il élimine ensuite Ivan Ljubicic et Sargis Sargsian, avant de retrouver en huitième de finale le Brésilien Gustavo Kuerten, triple vainqueur de Roland-Garros. Dans une rencontre serrée, le Néerlandais fait parler sa régularité et s'impose en quatre sets (6-3, 7-6, 6-7, 7-6).

Sjeng Schalken contre Fernando Gonzalez à l'US Open 2002
US Open 2002 : Schalken résiste à Fernando Gonzalez en quart de finale et atteint le dernier carré.

En quart de finale, il affronte le jeune Chilien Fernando Gonzalez, dont les frappes dévastatrices mettent sa défense à rude épreuve. Schalken résiste aux accélérations de son adversaire et remporte une nouvelle bataille en cinq manches (6-7, 6-3, 6-3, 6-7, 7-6). Il devient ainsi le premier Néerlandais depuis Tom Okker, en 1971, à atteindre les demi-finales de l'US Open.

Sa route s'arrête devant Pete Sampras, qui remporte les deux premières manches au tie-break avant de conclure 6-2 dans la troisième. Schalken a pourtant disposé d'une balle de premier set. L'Américain, qui remportera ensuite son quatorzième et dernier titre du Grand Chelem, se montre intraitable dans les moments décisifs. Pour Schalken, cette demi-finale demeure néanmoins le plus grand résultat de sa carrière. Il entre pour la première fois dans le top 20 mondial. Un mois plus tard, il atteint encore la finale du tournoi de Moscou, mais s'incline contre le Français Paul-Henri Mathieu (6-4, 2-6, 0-6), perdant les huit derniers jeux de la rencontre. Il termine l'année parmi les vingt meilleurs joueurs du monde, avec le sentiment d'avoir enfin changé de dimension.

Sjeng Schalken soulève le trophée de Rosmalen en 2003
Rosmalen 2003 : le Néerlandais conserve son titre sur gazon.
2003

Aux portes du top 10 mondial

À 26 ans, Schalken atteint sa pleine maturité sportive. Le 21 avril 2003, il grimpe à la 11e place mondiale, son meilleur classement. Il n'a jamais été aussi proche d'intégrer les dix premiers. Régulier tout au long de la saison, il obtient notamment des quarts de finale à Rotterdam, Dubaï et Munich.

Sjeng Schalken à Wimbledon en 2003
Wimbledon 2003 : Sjeng Schalken atteint pour la deuxième année de suite les quarts de finale.

Son rendez-vous favori reste cependant le gazon. En juin, il conserve son titre à Rosmalen en dominant, comme l'année précédente, Arnaud Clément en finale, cette fois en deux sets (6-3, 6-4). À Wimbledon, il confirme sa réussite en atteignant un deuxième quart de finale consécutif. Après avoir notamment éliminé Rainer Schuttler, finaliste de l'Open d'Australie en début d'année, il retrouve Federer. Le Suisse, qui l'a déjà battu à plusieurs reprises cette saison, s'impose nettement (6-3, 6-4, 6-4) avant de décrocher son premier titre à Wimbledon. Schalken, diminué par une blessure au pied, n'a cependant pas pu défendre toutes ses chances. Federer accède ainsi, pour la première fois de sa carrière, aux demi-finales d'un tournoi du Grand Chelem.

À l'US Open, Schalken atteint également les quarts de finale. Il se distingue notamment en éliminant le géant croate Ivo Karlovic en trois tie-breaks, puis Schuttler en quatre manches. Il tombe ensuite contre Roddick, futur vainqueur du tournoi. Une semaine plus tard, au Brésil, il retrouve Schuttler pour la troisième fois de la saison et le domine encore, en finale à Costa do Sauipe (6-2, 6-4). Ce neuvième titre ATP sera aussi son dernier. Vainqueur de tournois sur cinq continents, le Néerlandais boucle son exercice le plus régulier avec 41 victoires sur le circuit. Pour la deuxième année consécutive, il termine parmi les vingt meilleurs joueurs mondiaux.

Sjeng Schalken face à Andy Roddick à Wimbledon en 2004
Wimbledon 2004 : face à Andy Roddick, Sjeng Schalken joue son troisième quart de finale consécutif à Londres.
2004

Un dernier rendez-vous avec Wimbledon

Le début de l'année 2004 paraît encourageant. Schalken atteint les demi-finales à Chennai, puis les huitièmes de finale de l'Open d'Australie, son meilleur résultat à Melbourne. Il est toutefois sévèrement battu par Andy Roddick (6-1, 6-2, 6-3). Les mois suivants sont plus compliqués. À Miami, il est même disqualifié lors de sa rencontre contre Guillermo Canas, après avoir insulté l'arbitre. L'incident contraste avec l'image de joueur imperturbable qu'il a progressivement construite.

Des problèmes de santé commencent parallèlement à affecter ses performances. Victime d'une infection virale, il doit renoncer à Roland-Garros, interrompant une série de 35 participations consécutives aux tournois du Grand Chelem. Il parvient néanmoins à revenir pour Wimbledon. Après avoir éliminé Thomas Enqvist en cinq manches, puis Vincent Spadea, il se qualifie pour les quarts de finale pour la troisième année consécutive.

Il y retrouve Roddick, dans un affrontement chargé d'une émotion particulière depuis les événements survenus à Rome deux mois auparavant. Malgré une résistance acharnée dans les deux premiers sets, le Néerlandais s'incline 7-6, 7-6, 6-3. Le service de l'Américain finit par faire la différence. Ce troisième quart de finale consécutif à Wimbledon constitue le dernier grand résultat de Schalken. Diagnostiquée en août, une mononucléose explique en partie son épuisement et ses difficultés à retrouver son niveau. Il ne dispute qu'un tournoi après la mi-août et termine l'année hors du top 50.

Sjeng Schalken à l'Open d'Australie en 2005
Open d'Australie 2005 : la dernière apparition de Sjeng Schalken dans un tournoi du Grand Chelem.
2005-2007

Une fin de carrière imposée par la santé

En 2005, Schalken tente de reprendre le fil de sa carrière, mais son organisme ne lui permet plus d'enchaîner les compétitions. Une blessure au tendon d'Achille droit vient s'ajouter aux séquelles de sa maladie. Il ne dispute qu'un nombre limité de rencontres au cours de la saison. Après juillet, il disparaît pratiquement du circuit et quitte le top 100 mondial.

Une dernière tentative de retour intervient en 2006, avec notamment une demi-finale au tournoi Challenger de Bergame. Mais les problèmes physiques persistent. En mars 2007, Schalken annonce officiellement sa retraite, à 30 ans. Son palmarès compte neuf titres ATP en simple, trois autres finales et une place de numéro 11 mondial. Plus que ses trophées, il laisse le souvenir d'un joueur dont la ténacité a souvent poussé les plus grands champions dans leurs retranchements.

Style de jeu

Précision, placement et régularité

Le revers à une main de Sjeng Schalken à Wimbledon en 2003
Le revers à une main, arme essentielle du jeu de Sjeng Schalken.

Schalken appartient à cette catégorie de joueurs qui préfèrent la précision, le placement et la régularité à la puissance brute. Droitier doté d'un revers à une main particulièrement sûr, il s'appuie sur une excellente lecture du jeu et sur sa capacité à soutenir de longs échanges sans multiplier les fautes. Son revers, capable de produire des trajectoires tendues et précises, constitue l'une de ses armes principales. Il sait également varier ses placements et monter au filet lorsque l'occasion se présente.

Son attitude sur le court contribue à sa réputation. Peu démonstratif, il semble parfois aussi calme après un point perdu qu'après un coup gagnant. Cette maîtrise n'a pourtant rien d'inné. Dans sa jeunesse, Schalken possède au contraire un tempérament explosif, qui lui coûte plusieurs rencontres. À partir de la fin des années 1990, il travaille particulièrement cet aspect de son jeu et développe une discipline mentale qui deviendra l'une de ses grandes qualités.

Revers à une mainRégularitéPlacementLecture du jeu
Entraîneurs

Une continuité familiale

Sjeng Schalken avec Willem-Jan van Hulst à l'Open d'Australie 2004
Open d'Australie 2004 : Sjeng Schalken avec Willem-Jan van Hulst, qui l'accompagne sur les grands rendez-vous.

Formé dès l'âge de 11 ans à l'école de tennis de Henk van Hulst, Schalken bénéficie d'abord de l'encadrement de ce dernier, qui l'accompagne également lors de sa première saison professionnelle. Il travaille ensuite avec Alex Reijnders, avant de retrouver la famille van Hulst en septembre 2002, lorsque Willem-Jan van Hulst, fils de Henk, devient son entraîneur à temps partiel, notamment pour les tournois du Grand Chelem et les grandes compétitions.

Palmarès

Ses 9 titres

Clique sur une pastille colorée pour accéder à la fiche du tournoi.

ATP 500ATP 250

Valence 1995
Djakarta 1996
Boston 1997
Auckland 1999
Tokyo 2000
Stockholm 2001
Rosmalen 2002
Rosmalen 2003
Costa do Sauipe 2003
Fait divers

Sauvé des flammes par Andy Roddick

Andy Roddick à Rome en 2004
Rome 2004 : Andy Roddick après l'incendie de son hôtel. Son intervention a été salutaire pour Sjeng Schalken et son épouse.

Dans la nuit du 30 avril au 1er mai 2004, un violent incendie se déclare dans un hôtel de Rome où séjournent plusieurs joueurs venus participer au Masters Series. Le feu et les fumées se propagent rapidement à travers le bâtiment, provoquant la panique parmi les occupants. Réveillés en pleine nuit, Schalken et son épouse Ricky se retrouvent prisonniers à un étage supérieur à celui d'Andy Roddick. Leur situation devient particulièrement périlleuse lorsque la fumée envahit les lieux.

Le couple doit alors gagner le balcon de la suite de Roddick, situé un étage plus bas. L'Américain leur porte assistance au moment de cette descente dangereuse. Schalken et son épouse parviennent à se réfugier auprès de lui, sur le grand balcon du sixième étage, avant d'être secourus par les pompiers. Roddick contribue également à mettre en sécurité plusieurs autres personnes. Trois occupants de l'hôtel trouvent la mort dans cet incendie.

L'épisode crée un lien particulier entre les deux hommes. Deux mois plus tard, lorsqu'ils se retrouvent en quart de finale à Wimbledon, les journalistes ne manquent pas de rappeler cette nuit dramatique. Sur le court, cependant, l'Américain ne lui fait aucun cadeau. Leur rencontre se termine néanmoins sur une marque d'affection et de respect mutuel, bien éloignée des circonstances de leur précédente aventure commune.

Après-carrière

Sjeng Sports, une seconde carrière

Polo de la marque Sjeng Sports
Sjeng Sports : la reconversion de Sjeng Schalken dans l'habillement sportif.

Après sa retraite, Schalken conserve des liens étroits avec le monde du tennis, mais c'est dans un tout autre domaine qu'il entreprend sa reconversion : l'habillement sportif. L'aventure a commencé dès 2006, alors que sa carrière touche à sa fin. Après avoir perdu son contrat avec Nike quelques années auparavant, le Néerlandais et son épouse Ricky lancent leur propre ligne de vêtements, baptisée Sjeng Schalken Sportswear. L'idée vient principalement de Ricky, qui souhaite proposer des tenues de tennis confortables, abordables et pouvant également se porter dans la vie quotidienne.

Les débuts sont pourtant désastreux. Ricky prend pratiquement tout en charge, de l'approvisionnement en Turquie à la distribution dans les magasins, sans véritable expérience commerciale. Les erreurs s'accumulent et le couple perd beaucoup d'argent. Alors qu'ils envisagent d'abandonner, Schalken rencontre fortuitement Anton Holland, dirigeant d'une importante entreprise textile néerlandaise, qui leur propose son aide. Le projet est relancé sous un nouveau nom : Sjeng Sports.

Logo SJS de Sjeng Sports
Le logo SJS accompagne le développement de Sjeng Sports sur le marché néerlandais.

Cette fois, la réussite est au rendez-vous. La marque se développe progressivement jusqu'à devenir, dans les années 2010, l'une des principales références du vêtement de tennis aux Pays-Bas. Elle équipe notamment l'équipe néerlandaise de Coupe Davis. Schalken, qui avait passé sa carrière à défier des adversaires plus prestigieux que lui, retrouve ainsi une forme de compétition face aux géants Nike et Adidas. Une seconde carrière dans laquelle sa ténacité lui permet, une nouvelle fois, de se faire une place parmi les grands.

Vie privée

Ricky Pfennings, sa compagne de longue date

Sjeng Schalken et Ricky Pfennings le jour de leur mariage
Le 21 novembre 2003, Sjeng Schalken épouse Ricky Pfennings.

Le 21 novembre 2003, Schalken épouse Ricky Pfennings, sa compagne de longue date. Le couple a notamment vécu à Monte-Carlo durant la carrière du joueur. Leur histoire commune est aussi marquée par l'incendie de Rome en mai 2004, auquel ils échappent tous les deux grâce à l'intervention d'Andy Roddick.

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Date de dernière mise à jour : 17/10/2026