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Allemagne
droitier - revers à une main

MichaelStich

Le champion de toutes les surfaces
Michael Stich

Longtemps condamné à évoluer dans l'ombre immense de son compatriote Boris Becker, Michael Stich possédait pourtant un tennis qui n'appartenait qu'à lui. Service fluide, revers limpide, toucher de balle et goût de l'attaque composaient le jeu d'un champion capable de s'adapter à toutes les surfaces. Une carrière courte, parfois contrariée par son corps, mais suffisamment dense pour laisser l'empreinte de l'un des joueurs les plus complets de sa génération.

1Grand Chelem
18Titres ATP
1993n°2 mondial
1Coupe Davis
Naissance 18 octobre 1968
L’essentiel

La couronne

Origines

Le football avant le tennis

Le port d'Elmshorn, ville où Michael Stich grandit
Elmshorn, dans le Schleswig-Holstein : la ville où Michael Stich grandit.

Né le 18 octobre 1968 à Pinneberg, Michael Stich grandit à Elmshorn, dans le Schleswig-Holstein, près de Hambourg. Il commence le tennis à 6 ans, mais celui-ci reste longtemps son deuxième sport : durant son enfance et une bonne partie de son adolescence, il préfère le football et joue en compétition dans un club. La victoire de Boris Becker à Wimbledon en 1985 produit néanmoins son effet sur le jeune Allemand, qui n'a que onze mois de moins que son compatriote. L'année suivante, Stich abandonne le football de compétition et s'impose comme l'un des meilleurs juniors allemands.

Sa trajectoire reste pourtant très différente de celle de Becker. Stich termine d'abord ses études et ne se lance véritablement dans le tennis professionnel qu'en 1988. Cette année-là, il rencontre à Munich le Neo-Zelandais Mark Lewis, avec lequel il entreprend de construire méthodiquement sa carrière. Son ascension sera rapide : classé 795e mondial en 1987, il appartient quatre ans plus tard à l'élite du tennis mondial.

De 1988 à 1997

Sa carrière

Jim Courier et Michael Stich à Roland-Garros en 1991
Roland-Garros 1991 : Jim Courier et Michael Stich après la demi-finale qui arrête le parcours parisien de l'Allemand.
1990-1991

Le premier titre et la progression

Après deux saisons d'apprentissage, Stich décroche son premier titre sur le circuit en 1990 à Memphis. Grand, souple et doté d'un service particulièrement fluide, il possède déjà les caractéristiques d'un joueur d'attaque, mais son tennis ne se limite pas au service-volée. Sa qualité de frappe du fond et sa mobilité vont lui permettre de réussir sur toutes les surfaces.

Au début de 1991, il atteint plusieurs finales et poursuit sa progression. À Roland-Garros, où son jeu paraît a priori moins naturellement adapté, il se hisse jusqu'en demi-finales. Jim Courier met fin à son parcours. Quelques semaines plus tard, Stich arrive à Wimbledon en tête de série n°6 sans être encore considéré comme l'un des principaux favoris.

Michael Stich et Stefan Edberg à Wimbledon en 1991
Wimbledon 1991 : Michael Stich serre la main de Stefan Edberg après une demi-finale gagnée sans avoir pris le service du n°1 mondial.
1991

L'irruption à Wimbledon

Son tournoi prend une autre dimension en quarts de finale lorsqu'il domine Jim Courier, tout juste vainqueur de Roland-Garros. En demi-finales l'attend Stefan Edberg, tenant du titre et n°1 mondial. Stich perd la première manche puis enlève les trois suivantes au tie-break. Il réussit ainsi l'exploit de battre Edberg sans lui prendre une seule fois son service.

Michael Stich et Boris Becker après la finale de Wimbledon en 1991
Wimbledon 1991 : l'accolade de Michael Stich et Boris Becker conclut une finale allemande qui change la hiérarchie nationale.

La finale allemande face à Boris Becker semble déséquilibrée par l'expérience. Becker dispute sa sixième finale à Wimbledon et possède déjà trois titres ; Stich n'a encore gagné qu'un tournoi sur le circuit. Mais il ne se laisse jamais déborder par l'événement. Très précis au service, agressif en retour et solide à la volée, il s'impose 6-4, 7-6, 6-4. À 22 ans, Michael Stich devient champion de Wimbledon pour le deuxième titre de sa carrière.

Michael Stich avec le trophée de Stuttgart en 1991
Stuttgart 1991 : Michael Stich ajoute le titre sur terre battue qui lance sa série de succès sur les quatre surfaces du circuit.

La suite de la saison confirme que son succès londonien n'est pas celui d'un spécialiste du gazon. Stich gagne Stuttgart sur terre battue, Schenectady sur dur et Vienne sur moquette. Avec Wimbledon, il a donc remporté cette année-là des tournois sur les quatre surfaces utilisées par le circuit. Il reproduira cette performance en 1993.

John McEnroe et Michael Stich avec le trophée du double à Wimbledon en 1992
Wimbledon 1992 : John McEnroe et Michael Stich soulèvent le trophée du double après une finale de cinq sets achevée à 19-17.
1992

McEnroe, Becker et l'or olympique

Stich ne conserve pas son titre à Wimbledon : Pete Sampras l'élimine en quarts de finale. Mais son été restera tout de même associé au tournoi londonien. En double, il s'associe à John McEnroe et les deux hommes atteignent la finale face à Jim Grabb et Richey Reneberg. Ils l'emportent au terme d'un marathon conclu 19-17 au cinquième set.

Boris Becker et Michael Stich avec leurs médailles d'or olympiques en 1992
Barcelone 1992 : Boris Becker et Michael Stich transforment leur duo en médaille d'or olympique.

Quelques semaines plus tard, aux Jeux olympiques de Barcelone, Stich joue cette fois avec Boris Becker. Les deux champions allemands, dont les rapports ont souvent été compliqués, se montrent parfaitement complémentaires sur le court. Ils remportent la médaille d'or en battant en finale les Sud-Africains Wayne Ferreira et Piet Norval.

Michael Stich avec le trophée de la Grand Slam Cup en 1992
Munich 1992 : la Grand Slam Cup conclut la saison de Michael Stich, vainqueur de Michael Chang en finale.

En simple, Stich gagne Rosmalen sur gazon puis la Grand Slam Cup à Munich en fin de saison, en dominant Michael Chang en finale. Il atteint également la finale du grand tournoi de Hambourg sur terre battue, où Stefan Edberg le bat en trois manches.

Michael Stich et Andrei Chesnokov après la finale de Hambourg en 1993
Hambourg 1993 : Michael Stich, ici avec Andrei Chesnokov, gagne devant son public le titre qu'il dira le plus émouvant de sa carrière.
1993

L'année Stich

La saison 1993 constitue le sommet de sa carrière. Stich commence par remporter la Hopman Cup avec Steffi Graf puis accumule les succès sur le circuit. Stuttgart indoor, Hambourg, le Queen's, Bale, Stockholm : cinq titres précèdent le Masters de fin d'année. À Hambourg, devant son public, il bat Andrei Chesnokov en finale. Stich considérera par la suite ce succès comme le plus émouvant de sa carrière, davantage encore que Wimbledon.

Michael Stich et Pete Sampras après le Masters en 1993
Francfort 1993 : Michael Stich et Pete Sampras après une finale du Masters remportée par l'Allemand en quatre sets.

La fin de saison est exceptionnelle. Après Bale, il remporte Stockholm, l'un des plus grands tournois du circuit, puis arrive au Masters de Francfort avec la possibilité d'achever l'année au sommet. En finale, il bat le n°1 mondial Pete Sampras 7-6, 2-6, 7-6, 6-2. Le lendemain, 22 novembre, il atteint la 2e place mondiale, le meilleur classement de sa carrière. Fait remarquable, il terminera sa carrière avec un bilan positif contre Sampras : cinq victoires pour quatre défaites.

Michael Stich avec l'équipe allemande victorieuse de la Coupe Davis en 1993
Dusseldorf 1993 : Michael Stich porte le trophée de la Coupe Davis, aboutissement d'une campagne où il a presque tout joué.

Il lui reste encore la Coupe Davis. Stich a presque porté l'Allemagne tout au long de la campagne, avec onze victoires en douze rencontres. En finale contre l'Australie à Dusseldorf, il bat Jason Stoltenberg en cinq sets, remporte avec Patrik Kuhnen le double contre Todd Woodbridge et Mark Woodforde, puis domine Richard Fromberg pour donner le troisième point à l'Allemagne.

Avec six titres en simple, le Masters, deux des tournois les plus importants du circuit à Hambourg et Stockholm et la Coupe Davis, Stich a changé de dimension. L'« autre Allemand » n'est plus dans l'ombre de Becker : en 1993, le patron du tennis masculin allemand est bien Michael Stich.

Michael Stich avec le trophée de Halle en 1994
Halle 1994 : Michael Stich ajoute un titre sur gazon à une saison qui le ramène vers les derniers tours des Majeurs.
1994

La finale de l'US Open

Stich reste installé parmi les meilleurs en 1994. Il gagne Rotterdam en salle, Munich sur terre battue et Halle sur gazon. Il participe également à la victoire allemande en World Team Cup à Dusseldorf, remportant notamment son simple contre Sergi Bruguera puis le double décisif avec Bernd Karbacher face à l'Espagne.

Michael Stich après la finale de l'US Open en 1994
US Open 1994 : Michael Stich s'incline en finale face à Andre Agassi, mais atteint ainsi les derniers tours des Grands Chelems sur trois surfaces.

Son principal rendez-vous individuel arrive à New York. Trois ans après son sacre à Wimbledon, Stich atteint sa deuxième finale de Grand Chelem. Andre Agassi l'y domine 6-1, 7-6, 7-5. L'Allemand a alors disputé les derniers tours des Majeurs sur trois surfaces différentes : demi-finale à Roland-Garros, titre à Wimbledon et finale à l'US Open.

Michael Stich avec le trophée de Los Angeles en 1995
Los Angeles 1995 : Michael Stich gagne son unique titre de la saison malgré une épaule déjà douloureuse.
1995

Neuf balles de match à Moscou

L'année 1995 annonce les problèmes physiques qui vont raccourcir sa carrière. Stich ressent déjà des douleurs à l'épaule lorsqu'il remporte Los Angeles en août contre Thomas Enqvist. Il reconnaîtra avoir dû jouer sous antidouleurs. C'est son seul titre de la saison.

Andrei Chesnokov porté par les supporters russes après la demi-finale de Coupe Davis en 1995
Moscou 1995 : Andrei Chesnokov est porté après avoir sauvé neuf balles de match face à Michael Stich, dans un dénouement resté célèbre.

Quelques semaines plus tard survient l'un des matchs les plus cruels de sa carrière. En demi-finale de Coupe Davis à Moscou, l'Allemagne mène d'abord 2-0 contre la Russie avant d'être rejointe. Tout se joue donc entre Stich et Andrei Chesnokov. L'Allemand se procure neuf balles de match et sert pour la rencontre à 7-6 dans le cinquième set. Aucune ne lui suffit. Après quatre heures dix-huit minutes, Chesnokov gagne 6-4, 1-6, 1-6, 6-3, 14-12 et envoie la Russie en finale.

Le mois suivant à Vienne, Stich se déchire les ligaments de la cheville gauche. Ce nouvel accident s'ajoute à une épaule devenue de plus en plus fragile et ouvre une période où sa carrière sera constamment interrompue par les blessures.

Michael Stich avec le trophée d'Anvers en 1996
Anvers 1996 : Michael Stich remporte son dix-huitième et dernier titre en simple.
1996

L'improbable printemps parisien

Après plusieurs mois d'arrêt, Stich revient au début de 1996. Il modifie notamment sa technique de coup droit et remporte dès février le tournoi d'Anvers face à Goran Ivanisevic. Ce sera le dix-huitième et dernier titre de sa carrière. Mais une nouvelle blessure à la cheville le conduit à être opéré en mars. À l'approche de Roland-Garros, il doute lui-même de sa capacité à supporter les longs échanges sur terre battue.

Thomas Muster et Michael Stich après leur match à Roland-Garros en 1996
Roland-Garros 1996 : Michael Stich s'offre Thomas Muster, tenant du titre et référence de la terre battue, en huitièmes de finale.

Le résultat n'en est que plus spectaculaire. En huitièmes de finale, Stich élimine Thomas Muster, tenant du titre et référence absolue de la terre battue à cette époque, 4-6, 6-4, 6-1, 7-6. Il bat ensuite Cedric Pioline en quatre manches puis Marc Rosset 6-3, 6-4, 6-2 pour retrouver une finale de Grand Chelem cinq ans après Wimbledon.

Yevgeny Kafelnikov et Michael Stich à Roland-Garros en 1996
Roland-Garros 1996 : Yevgeny Kafelnikov ferme la dernière porte du parcours parisien de Michael Stich en finale.

Yevgeny Kafelnikov lui ferme la dernière porte. Le Russe remporte trois manches serrées, 7-6, 7-5, 7-6. Stich manque ainsi l'occasion rarissime pour un joueur de son profil d'ajouter Roland-Garros à Wimbledon, mais son parcours parisien confirme définitivement l'étendue de son registre.

Michael Stich à Wimbledon en 1997
Wimbledon 1997 : le dernier grand parcours de Michael Stich le ramène sur le court où il avait été champion.
1997

Wimbledon pour dernier décor

Les problèmes d'épaule deviennent chroniques. En mai 1997, Stich annonce qu'il arrêtera sa carrière à la fin de la saison, avec l'idée initiale de disputer une dernière rencontre de Coupe Davis en septembre. Quelques semaines plus tard, il renonce à Roland-Garros : son épaule ne répond pas suffisamment et il préfère se préparer pour Wimbledon.

Classé au-delà de la 80e place mondiale, Stich retrouve pourtant une dernière fois son meilleur tennis sur le gazon londonien. Dès le premier tour, il élimine Jim Courier en trois sets. Il écarte ensuite Justin Gimelstob, Sandon Stolle et Mark Woodforde, puis domine nettement Tim Henman 6-3, 6-2, 6-4 en quarts de finale. Six ans après son titre, il se retrouve une nouvelle fois dans le dernier carré de Wimbledon.

Cedric Pioline et Michael Stich après leur demi-finale de Wimbledon en 1997
Wimbledon 1997 : Cédric Pioline bat Michael Stich en demi-finale, pour le dernier match de la carrière de l’Allemand.

Cedric Pioline l'arrête au terme de cinq manches, 6-7, 6-2, 6-1, 5-7, 6-4. Stich comprend alors qu'il ne trouvera pas de meilleure sortie. Au lieu d'attendre septembre comme prévu, il annonce que cette demi-finale sera son dernier match. À 28 ans, il quitte donc le circuit sur le Centre Court où il avait connu son plus grand triomphe.

Identité tennistique

L'attaquant complet

Michael Stich en action à Wimbledon
La fluidité du service, la qualité de la première volée et un revers à une main compact donnaient à Michael Stich plusieurs manières de prendre le filet.

Michael Stich possédait l'allure classique du grand joueur d'attaque : grand gabarit, mise en jeu très fluide, excellente première volée et facilité naturelle à avancer dans le court. Mais le réduire à un serveur-volleyeur serait trompeur. Son coup droit était puissant, son revers à une main particulièrement pur et compact, et il pouvait également installer le rapport de force depuis la ligne de fond.

Ses résultats illustrent mieux encore cette polyvalence. En 1991 comme en 1993, il remporte des tournois sur les quatre surfaces du circuit : dur, terre battue, gazon et moquette. Il gagne trois titres sur terre battue au cours de sa carrière et atteint à Roland-Garros une demi-finale puis une finale. Cette faculté d'adaptation constitue probablement la caractéristique la plus singulière de son tennis.

Repères

Ses entraîneurs et mentors

Mark Lewis

Mark Lewis tient la place essentielle dans la carrière de Stich. Les deux hommes commencent à travailler ensemble en 1988 et Lewis l'accompagne lors de son ascension jusqu'au titre de Wimbledon puis durant ses grandes années. Stich le présente encore comme son coach lors de son triomphe à Hambourg en 1993, et c'est Lewis qui l'accompagnera vingt-cinq ans plus tard lors de son entrée au Hall of Fame.

Niki Pilic sur le banc de l'équipe allemande aux côtés de Michael Stich
Niki Pilic accompagne Michael Stich depuis le banc de l'équipe allemande.

Niki Pilic

Niki Pilic joue surtout le rôle de mentor et de capitaine de l'équipe allemande de Coupe Davis. Dès que Stich est encore loin des premières places mondiales, Pilic décèle son potentiel. Leur relation culmine avec la victoire allemande en Coupe Davis en 1993.

Sven Groneveld

Sven Groneveld travaille avec Stich pendant environ cinq mois en 1996. Leur collaboration débute lors du retour de l'Allemand après sa grave blessure à la cheville et s'achève au début de l'été. C'est notamment pendant cette période que Stich remporte Anvers et atteint la finale de Roland-Garros.

Palmarès

Ses 18 titres en simple

Grand Chelem Masters Masters 1000 ATP 500

Memphis 1990
Wimbledon 1991
Stuttgart 1991
Schenectady 1991
Vienne 1991
Rosmalen 1992
Coupe Grand Chelem 1992
Stuttgart Indoor 1993
Hambourg 1993
Queen's 1993
Bale 1993
Stockholm 1993 Masters 1993
Rotterdam 1994
Munich 1994
Halle 1994
Los Angeles 1995
Anvers 1996
Après la compétition

Après le tennis

Stan Smith, Mark Lewis et Michael Stich au Hall of Fame en 2018
Newport 2018 : Stan Smith, Mark Lewis et Michael Stich lors de l'intronisation de l'Allemand à l'International Tennis Hall of Fame.

Stich avait préparé une partie de son après-carrière avant même de ranger ses raquettes. En 1994, il crée la Michael Stich Stiftung, destinée à aider les enfants touchés directement ou indirectement par le VIH et le sida. La fondation développe ensuite également des actions de prévention et d'information. Plus de trente ans plus tard, cette activité demeure l'un des engagements majeurs de l'ancien champion.

Il reste parallèlement lié au tennis. De 2009 à 2018, il dirige le tournoi de Hambourg, celui-là même qu'il avait remporté en 1993 et auquel il est particulièrement attaché. En 2018, Michael Stich est intronisé à l'International Tennis Hall of Fame de Newport. Mark Lewis, son entraîneur des grandes années, l'accompagne lors de la cérémonie.

Hors du court

Vie privée

Michael Stich épouse l'actrice et mannequin allemande Jessica Stockmann en 1992. Leur mariage prend fin en 2003. Depuis 2005, il est marié à Alexandra Rikowski.

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Date de dernière mise à jour : 11/10/2026