Des promesses rapidement confirmées
Lorsque Björn Borg met prématurément un terme à sa carrière, beaucoup s'interrogent sur l'avenir du tennis suédois. Les réponses ne tardent pourtant pas à arriver. Mats Wilander remporte Roland-Garros dès 1982, Joakim Nyström, Anders Järryd et bientôt Stefan Edberg frappent à la porte du plus haut niveau. Henrik Sundström appartient pleinement à cette génération dorée qui va faire de la Suède la nation dominante du milieu des années 1980.
Après une première finale à Båstad en 1982 perdue contre Wilander, il franchit un cap l'année suivante. En mars 1983, il remporte à Nice son premier titre ATP en dominant Manuel Orantes, l'un des derniers grands spécialistes de la terre battue de la génération précédente. Quelques semaines plus tard, il atteint la finale de Madrid face à Yannick Noah, futur vainqueur de Roland-Garros, puis celle de Genève où Wilander le prive d'un deuxième titre.
Cette saison 1983 confirme que Sundström possède le niveau pour rivaliser avec les meilleurs spécialistes de la terre battue. Il lui manque encore un grand exploit pour changer définitivement de dimension.