2008-2010
Le changement de dimension
L’année 2008 constitue le premier grand tournant. Verdasco remporte son deuxième titre à Umag, mais c’est surtout en Coupe Davis qu’il change de statut. En finale à Mar del Plata contre l’Argentine, il gagne d’abord le double avec Feliciano Lopez face à Agustin Calleri et David Nalbandian. Puis, le dimanche, il est choisi pour affronter Jose Acasuso. Après avoir été mené deux manches à une, il s’impose 6-3, 6-7, 4-6, 6-3, 6-1 et offre à l’Espagne la Coupe Davis.
Durant l’intersaison, il part notamment travailler à Las Vegas avec Gil Reyes, l’ancien préparateur physique d’Andre Agassi. Quelques semaines plus tard, à l’Open d’Australie 2009, il produit le tournoi de sa vie. Il élimine Andy Murray en cinq manches, puis Jo-Wilfried Tsonga, avant de retrouver Rafael Nadal en demi-finale.
Les deux gauchers se livrent pendant cinq heures et quatorze minutes à un combat qui constitue alors le record de durée de l’Open d’Australie. Verdasco frappe 95 coups gagnants, arrache deux jeux décisifs à Nadal mais finit par céder 6-7, 6-4, 7-6, 6-7, 6-4, sur une double faute. La défaite n’empêche pas le déclic : il entre dans le Top 10 et atteint le 7e rang mondial le 20 avril 2009. Il remporte ensuite New Haven, atteint les quarts de finale de l’US Open et se qualifie pour le Masters de Londres. Il terminera l’année n°9 mondial.
En décembre, l’Espagne conserve la Coupe Davis : Verdasco et Feliciano Lopez apportent ensemble le point décisif en double contre la République tchèque. Verdasco reste au contact des meilleurs en 2010. Il gagne San Jose, puis bat Novak Djokovic pour atteindre à Monte-Carlo sa seule finale de Masters 1000, où Nadal lui inflige une sévère défaite. La semaine suivante, il remporte Barcelone face à Robin Soderling. Cet ATP 500 reste le titre le plus important de sa carrière en simple. Il bat encore Djokovic à Rome et atteint en fin d’été un deuxième quart de finale consécutif à l’US Open.