L'année 1977 est importante dans l'histoire du tennis à plus d'un titre.
Un nouveau patron est nommé à la tête de l'instance dirigeante de la Fédération Internationale : le président de la FFT Philippe Chatrier.
Chatrier prend très à coeur de régler le problème posé par la rivalité chronique entre les deux circuits professionnels ATP et WCT. C'est paradoxalement sous son impulsion que ce problème atteint son paroxysme : les joueurs sous contrat avec la WCT sont sanctionnés par la Fédération Internationale du Tennis (l'ILTF qui devient alors l'ITF) en se voyant refuser l'accès à certains grands tournois, et notamment Roland Garros. Le tournoi parisien a ainsi été décapité de sa principale tête d'affiche et grand favori encore cette année, Björn Borg. Par cette sanction qui est sur un plan purement sportif une aberration, Chatrier prend ainsi le taureau par les cornes et force les deux circuits à trouver rapidement un terrain d'entente.
Ces sanctions prises par la Fédération vont se révéler payantes ! Ce fut en effet un mal pour un bien, puisque c'est à partir de cet incident qu'un véritable effort de conciliation a pu être généré pour permettre à compter de 1978 d'incorporer les tournois historiquement gérés par la WCT au sein du circuit Grand Prix géré par l'ATP. Ainsi il y a eu un avant et un après 1977.
D'autre part le calendrier est bouleversé avec le déplacement de l'Open d'Australie en décembre.