Une progression sans éclat
Passé professionnel en 1998 après avoir atteint la finale juniors de Wimbledon et la deuxième place mondiale chez les jeunes, Ivan Ljubicic peine d’abord à se faire une place sur le circuit. Sa première véritable percée intervient en 1999 à Monte-Carlo, où il bat successivement Andrei Medvedev, qui sera finaliste de Roland-Garros quelques semaines plus tard, puis Ievgueni Kafelnikov, récent vainqueur de l’Open d’Australie. Deux victoires de prestige qui révèlent son potentiel, sans encore lui permettre de s’installer durablement parmi les meilleurs.
Il lui faut attendre 2001 pour décrocher son premier titre ATP, à Lyon. Ce succès ne s’accompagne pourtant pas d’une explosion immédiate. Ljubicic reste encore irrégulier et tarde notamment à s’imposer dans les tournois du Grand Chelem. Ce n’est qu’en 2002, à l’Open d’Australie, qu’il parvient enfin à passer deux tours, à bientôt 23 ans.
En 2003, le Croate continue de progresser sans encore franchir le cap qui le sépare de l’élite. À l’US Open, il pousse Andy Roddick, futur vainqueur du tournoi, dans un match serré en quatre manches. Après la rencontre, Ljubicic estime que l’Américain n’aurait probablement pas gagné dans un autre contexte que celui du public new-yorkais. Cette sortie témoigne déjà de son caractère affirmé, mais aussi de la conviction qu’il peut désormais rivaliser avec les meilleurs. À la fin de cette période, son potentiel est évident ; il lui reste encore à transformer ces coups d’éclat en résultats réguliers.