Wimbledon révèle l'anomalie
Passé professionnel en 1997, Lopez progresse à son rythme. Il appartient à une génération espagnole extrêmement dense et n'apparaît d'abord que comme l'un des nombreux jeunes joueurs du pays. Mais son tennis possède déjà quelque chose de différent : il sert fort, joue son revers à une main et cherche beaucoup plus volontiers le filet que ses compatriotes.
C'est Wimbledon qui le révèle réellement. En 2002, pour sa première participation au tableau principal, il atteint les huitièmes de finale. L'année suivante, il se hisse de nouveau en deuxième semaine, avant de tomber cette fois contre Roger Federer qui remportera à cette occasion son premier titre en Grand Chelem. Le contraste est saisissant : tandis que la terre battue constitue normalement le passage obligé des espoirs espagnols, Lopez obtient ses premiers résultats marquants sur l'herbe londonienne.
Cette aptitude lui vaut également une place en équipe d'Espagne. En 2003, il fait ses débuts en Coupe Davis lors de la finale disputée en Australie. Le choix n'est pas anodin : la rencontre se joue sur gazon et Lopez fait déjà figure de spécialiste espagnol de la surface. L'Espagne s'incline, mais ce premier rendez-vous ouvre une histoire avec la Coupe Davis qui durera près de vingt ans.
