L'autre espoir français
Les progrès de Portes se traduisent rapidement sur le circuit professionnel. En décembre 1978, à Calcutta, il élimine notamment l'Indien Vijay Amritraj, devant son public, pour se qualifier pour sa première finale. Son adversaire n'est autre que Yannick Noah, qui prend le meilleur sur lui (6/3, 6/2). Pour la première fois depuis la création du circuit Grand Prix, deux Français se retrouvent face à face en finale d'un tournoi.
En 1979, Portes poursuit sa progression et commence à s'attaquer aux joueurs établis. À Gstaad, il réalise une victoire particulièrement retentissante contre Guillermo Vilas, balayé 6/1, 6/2. L'Argentin, vainqueur de Roland-Garros en 1977, fait alors partie des grandes références du circuit. Le Français atteint les quarts de finale en Suisse, puis à Bâle et à Paris, ainsi que les demi-finales à Florence.
En juillet, il retrouve Ivan Lendl en finale de la Coupe de Galéa. Cette fois, le Tchécoslovaque prend sa revanche en trois sets (6/1, 6/3, 7/5), sans empêcher la France de conserver le trophée, remportant la rencontre 3-2. Remarqué par le capitaine Jean-Paul Loth, Portes découvre également la Coupe Davis en 1979. Aux côtés de Noah, il fait partie de la nouvelle génération sur laquelle repose désormais l'avenir du tennis français, après les années marquées par François Jauffret et Patrick Proisy.

En août, à Cincinnati, Portes confirme qu'il peut rivaliser avec les meilleurs. Bénéficiaire d'une invitation, il se hisse en demi-finales après avoir notamment écarté Wojtek Fibak, Mark Edmondson et Vijay Amritraj. Seul Harold Solomon, futur vainqueur du tournoi, parvient à l'arrêter (6/2, 6/4).