Tennis Chron'open
Marcelo Rios - Chron'Open
Chron'Open
Chili
gaucher - revers à deux mains

MarceloRios

Une main de magicien
Marcelo Rios

Une main de magicien, un revers sauté et une facilité déroutante à trouver des angles que les autres ne voyaient pas : Marcelo Rios donna parfois l'impression que le tennis pouvait se jouer autrement. Petit gaucher au caractère difficile à saisir, le Chilien fut aussi brillant qu'imprévisible, laissant derrière lui une carrière courte dont l'éclat dépasse encore largement les chiffres.

18Titres ATP
1998N°1 mondial
NAISSANCE26 décembre 1975
Formation

N°1 chez les juniors

Marcelo Rios, champion du monde juniors en 1993
US Open juniors 1993 : Marcelo Rios remporte le titre et termine la saison n°1 mondial.

Né le 26 décembre 1975 à Santiago, Marcelo Rios commence sérieusement le tennis vers 11 ans. Très vite, son toucher de balle et son jeu de gaucher le distinguent, au point qu'il décide adolescent d'en faire son métier.

En 1993, il se révèle sur le circuit junior : demi-finaliste à Roland-Garros, il remporte l'US Open juniors et termine la saison n°1 mondial junior. Quelques mois plus tard, il se lance chez les professionnels.

de 1994 à 2004

Sa carrière

Pete Sampras et Marcelo Rios au filet à Roland-Garros en 1994
Roland-Garros 1994 : Marcelo Rios salue Pete Sampras après leur premier duel, remporté par l'Américain.
1994

Les premiers pas chez les professionnels

Rios passe professionnel en 1994, à 18 ans, et ne tarde pas à attirer l'attention. Au printemps, il remporte à Dresde son premier Challenger, première victoire significative de sa carrière chez les adultes. Quelques jours plus tard, il découvre Roland-Garros et bat l'Australien Joshua Eagle au premier tour, 6/2 6/3 6/2.

Au deuxième tour, le jeune Chilien tombe sur Pete Sampras, alors n°1 mondial. Rios s'incline en trois sets, mais les deux premiers se jouent au tie-break : 7/6 7/6 6/4. À seulement 18 ans, face au meilleur joueur du monde, il montre déjà cette prise de balle précoce, cette créativité et ce jeu de gaucher qui vont rapidement le distinguer sur le circuit.

Cette première saison ne lui apporte encore aucun titre ATP, mais elle pose les bases de la suivante. Un an plus tard, Rios gagnera trois tournois et s'installera définitivement parmi les joueurs à suivre.

Marcelo Rios au Dutch Open 1995
Dutch Open 1995 : à Amsterdam, Marcelo Rios ajoute un deuxième titre en simple et gagne aussi son unique trophée ATP en double.
1995

Les premiers titres

La percée arrive en 1995. À Bologne, Rios remporte son premier titre sur le circuit. Il récidive au Dutch Open, disputé cette année-là à Amsterdam, où il bat Jan Siemerink 6/4 7/5 6/4. Il y gagne également le double avec Sjeng Schalken, qui restera son unique titre ATP dans la spécialité. Quelques mois plus tard, il ajoute Kuala Lumpur et termine déjà la saison parmi les 25 meilleurs mondiaux.

Marcelo Rios et Alex Corretja à Monte-Carlo en 1997
Monte-Carlo 1997 : Marcelo Rios pose avec Alex Corretja après avoir décroché son premier Super 9 sans perdre un set.
1996-1997

Le talent devient une menace

En 1996, Rios franchit encore un palier. Il remporte Sankt Pölten et termine l'année n°11 mondial. Mais c'est surtout en 1997 que le Chilien devient un candidat crédible aux plus grands titres. À l'Open d'Australie comme à l'US Open, il atteint les quarts de finale. Face à Michael Chang à New York, il remonte deux sets de retard avant de finalement céder au cinquième ; Stefanki considérera ce match comme une étape majeure dans son évolution mentale.

Son premier très grand titre arrive à Monte-Carlo 1997. Rios traverse le tournoi sans perdre un set et élimine notamment Albert Costa, Carlos Moya puis Alex Corretja. Trois semaines plus tard, Corretja prend sa revanche en finale à Rome. Le Chilien termine la saison n°10 mondial, sa première année achevée dans le Top 10.

Marcelo Rios à Wimbledon en 1997
Wimbledon 1997 : Marcelo Rios atteint les huitièmes, son meilleur résultat sur le gazon londonien, avant de céder face à Boris Becker.

Même Wimbledon lui offre cette année-là son meilleur parcours. Après trois victoires, il tombe en huitième de finale contre Boris Becker, 6/2 6/2 7/6. Il ne fera jamais mieux sur le gazon londonien.

Marcelo Rios en action à l'Open d'Australie 1998
Open d'Australie 1998 : Marcelo Rios atteint à Melbourne la seule finale de Grand Chelem de sa carrière.
1998

Six semaines au sommet du monde

Rios attaque 1998 par onze victoires consécutives. Il gagne Auckland puis atteint la finale de l'Open d'Australie, sa première et sa seule finale de Grand Chelem. Petr Korda l'y domine sans discussion, 6/2 6/2 6/2 en 85 minutes. Cette défaite aurait pu casser son élan ; elle précède au contraire les semaines les plus brillantes de sa carrière.

Andre Agassi et Marcelo Rios à Miami en 1998
Miami 1998 : face à Andre Agassi, Marcelo Rios complète le doublé américain qui le porte au rang de n°1 mondial.

En mars, il retrouve Korda à Indian Wells et prend sa revanche en quarts avant de remporter le tournoi contre Greg Rusedski. Puis il enchaîne à Miami. En finale, Andre Agassi s'incline 7/5 6/3 6/4. Rios réalise le doublé Indian Wells-Miami et devient, le 30 mars 1998, n°1 mondial à 22 ans. Il met ainsi fin à une série de 102 semaines consécutives de Pete Sampras au sommet.

Son premier règne dure quatre semaines. Une blessure au coude l'empêche de défendre son titre à Monte-Carlo et Sampras récupère le n°1 le 27 avril. Rios répond encore en gagnant Rome puis Sankt Pölten. Le 10 août, il revient au sommet pour deux semaines supplémentaires : au total, ses deux règnes additionnés dureront six semaines.

Marcelo Rios avec le trophée de la Grand Slam Cup 1998
Grand Slam Cup 1998 : Marcelo Rios ajoute à Munich l'un des trophées les plus prestigieux de sa saison record.

Sa saison ne se résume pourtant pas au classement. Il gagne aussi la Grand Slam Cup, en battant Agassi en cinq sets, puis Singapour. Cela porte son total à sept titres en 1998, son record personnel. Mais une blessure au dos et à la région fessière le handicape en fin d'année. Au Masters de Hanovre, il perd son premier match contre Tim Henman puis se retire du tournoi ; Sampras assure alors sa sixième année consécutive à la première place mondiale. Rios termine l'année n°2.

Pete Sampras en action en 1998
Pete Sampras en 1998 : l'Américain conserve la première place mondiale à la fin de la saison, malgré les six semaines de règne de Marcelo Rios.
1998

Sampras, le rival qu'il ne rencontre jamais

La lutte pour le n°1 produit une anomalie remarquable : Rios et Sampras ne se sont pas affrontés une seule fois en 1998. Pourtant, le Chilien déloge deux fois l'Américain du sommet et reste son principal adversaire dans la bataille pour la première place de fin d'année. En octobre encore, la presse américaine soulignait que Rios était devenu n°1 sans avoir eu à battre Sampras et qu'aucun duel entre eux n'avait eu lieu durant la saison. Leur face-à-face est d'ailleurs très réduit : seulement deux rencontres en carrière, toutes deux remportées par Sampras, à Roland-Garros en 1994 puis à Stuttgart en 2001.

Deux hommes purent donc se disputer presque toute une saison le trône mondial sans jamais régler leur rivalité directement sur un court. Pour une année aussi étroitement associée au duel Sampras-Rios au classement, c'est l'une des curiosités les plus étonnantes.

Marcelo Rios avec le trophée de Hambourg en 1999
Hambourg 1999 : Marcelo Rios complète une trilogie alors inédite dans les trois grands Masters sur terre battue.
1999-2001

Toujours brillant, de plus en plus fragile

Rios reste parmi les meilleurs en 1999. Son succès à Hambourg revêt une importance particulière : après Monte-Carlo 1997 et Rome 1998, il devient le premier joueur à avoir remporté les trois Masters sur terre battue alors inscrits au calendrier, Monte-Carlo, Rome et Hambourg. Il gagne également Sankt Pölten et Singapour et termine encore la saison n°9 mondial.

Marcelo Rios avec le trophée de Doha en 2001
Doha 2001 : Marcelo Rios ouvre la saison par un titre sur dur, le dix-septième de sa carrière.

Mais les interruptions physiques deviennent de plus en plus fréquentes. En 2000, son seul titre arrive à Umag, sur terre battue. En 2001, il retrouve deux fois la victoire sur dur, à Doha puis à Hong Kong. Ce dernier restera le dix-huitième et dernier titre de sa carrière.

Marcelo Rios à Roland-Garros en 2001
Roland-Garros 2001 : Marcelo Rios traverse des dernières saisons où les éclairs de talent sont de plus en plus souvent interrompus par les blessures.

L'impression laissée par ces années est particulière : Rios n'a pas perdu son tennis. Lorsqu'il peut enchaîner les matches, les coups sont toujours là. C'est désormais son corps qui l'empêche de reproduire sur une saison entière ce qu'il réussissait en 1997-1999.

Tommy Haas et Marcelo Rios à l'Open d'Australie 2002
Open d'Australie 2002 : Tommy Haas arrête Marcelo Rios en quarts de finale, son dernier grand parcours en majeur.
2002-2004

Le corps finit par gagner

Rios connaît encore une véritable embellie en 2002. À l'Open d'Australie, il retrouve les quarts de finale, où Tommy Haas l'arrête en quatre sets. À l'automne, il atteint sa dernière finale hors du Chili, à Stockholm, perdue contre Paradorn Srichaphan.

L'équipe du Chili à la World Team Cup 2003
Düsseldorf 2003 : Marcelo Rios participe avec Fernando Gonzalez et Nicolas Massu au premier triomphe chilien en World Team Cup.

En 2003, il dispute devant son public de Vina del Mar la dernière finale ATP de sa carrière. Après avoir nettement battu Gaston Gaudio en demi-finale, il s'incline contre David Sanchez. Quelques mois plus tard, il participe au premier triomphe chilien à la World Team Cup de Düsseldorf aux côtés de Fernando Gonzalez et Nicolas Massu. En finale contre la République tchèque, Rios perd son simple contre Stepanek ; Gonzalez gagne le sien puis s'associe à Massu pour apporter le point décisif en double.

À Roland-Garros 2003, Rios abandonne dès le premier tour contre Mario Ancic. Il tente encore un retour au printemps 2004 sur le circuit Challenger. À Salinas, après huit mois sans compétition, il pulvérise David Gonzalez 6/0 6/0 en 33 minutes, mais Juan Pablo Guzman l'élimine dès le tour suivant. À San Luis Potosi, début avril, il bat Florent Serra puis abandonne contre Mariano Delfino après deux sets. Ce sera son dernier match officiel.

Les douleurs lombaires ne lui laissent plus réellement le choix. Après plusieurs interventions et de nouvelles expertises médicales, Rios annonce officiellement en juillet 2004, à seulement 28 ans, qu'il abandonne le tennis professionnel.

Identité tennistique

Style de jeu

Marcelo Rios frappe son revers à deux mains

À 1,75 m, Rios était petit au milieu des grands serveurs qui dominaient les années 1990. Il demeure d'ailleurs le joueur le plus petit à avoir atteint la première place du classement ATP. Sa réponse fut de prendre du temps à l'adversaire plutôt que de chercher à le submerger par la puissance : prise de balle très précoce, changements de direction soudains, toucher exceptionnel et capacité à ouvrir le court avec très peu de préparation. L'ATP le classe parmi les joueurs les plus naturellement doués de son époque.

Son revers à deux mains est resté sa signature. Rios aimait prendre la balle haute en bondissant, parfois les deux pieds complètement décollés du sol, et frappait alors son revers avec une remarquable stabilité. Ce « revers sauté », spectaculaire mais parfaitement fonctionnel, lui permettait de jouer très tôt et d'accélérer sur des balles qui auraient normalement repoussé un joueur derrière sa ligne. Son jeu reposait aussi sur le camouflage : amortie, accélération, angle court et contre-pied pouvaient partir d'une préparation presque identique.

On l'a souvent rangé parmi les joueurs de terre battue, mais l'étiquette est trompeuse. Rios lui-même déclarait en 1997 préférer le dur à la terre battue, et la moitié de ses 18 titres furent remportés ailleurs que sur terre. Son sommet de 1998 fut d'ailleurs essentiellement bâti sur dur avec Auckland, Indian Wells, Miami, la Grand Slam Cup et Singapour. Le gazon fut en revanche son vrai territoire hostile : seulement trois participations à Wimbledon, un huitième de finale en 1997, et cette formule restée célèbre selon laquelle l'herbe n'était bonne que « pour les vaches ».

Personnalité et popularité

« El Chino »

Marcelo Rios brandit le drapeau chilien à Miami en 1998

Surnommé « El Chino », le natif de Santiago prit au Chili une dimension qu'aucun de ses compatriotes n'avait connue avant lui. Lorsqu'il devint n°1 mondial en 1998, son retour dans la capitale du pays se transforma en célébration nationale : il fut notamment reçu au palais de La Moneda par le président Eduardo Frei. Le 30 mars 1998, il était devenu le premier Sud-Américain à apparaître officiellement au sommet du classement ATP.

Mais cette immense popularité nationale coexistait avec une réputation beaucoup moins flatteuse sur le circuit. Rios pouvait paraître froid, cassant ou indifférent aux conventions du métier. Larry Stefanki le décrivait toutefois comme un garçon beaucoup plus réservé que son image publique ne le laissait penser. L'ATP dresse également un portrait plus nuancé : distant avec les médias, certes, mais travailleur et professionnel lorsqu'il s'agissait de tennis.

Marcelo Rios face aux médias

Sa relation avec la presse française devint presque une attraction de Roland-Garros. Rios reçut cinq Prix Citron, en 1996, 1997, 1998, 1999 et 2001. Kafelnikov interrompit seulement la série en 2000. En 2001, malgré un vote élargi à environ 1 200 journalistes, le Chilien fut encore désigné comme le joueur le moins aimable avec les médias.

Une place unique dans l'histoire

Le n°1 sans Grand Chelem

Marcelo Rios, finaliste battu, et Petr Korda après la finale de l'Open d'Australie 1998
Melbourne 1998 : Marcelo Rios tient le plateau du finaliste aux côtés de Petr Korda, vainqueur de leur unique finale de Grand Chelem.

Le paradoxe résume à lui seul une partie de sa légende. Marcelo Rios reste le seul joueur masculin ayant occupé la première place du classement ATP sans avoir jamais gagné un tournoi du Grand Chelem. Ivan Lendl avait lui aussi atteint le n°1 avant de remporter son premier majeur, et il en gagnera encore huit. Pour Rios, la finale de Melbourne 1998 restera l'unique finale de Grand Chelem de toute sa carrière.

Son palmarès ne ressemble pourtant pas à celui d'un n°1 accidentel : 18 titres, cinq Masters, la Grand Slam Cup et cette performance longtemps unique consistant à avoir remporté Monte-Carlo, Rome et Hambourg. Son rapport aux Grands Chelems reste simplement en décalage saisissant avec le niveau qu'il fut capable d'atteindre ailleurs.

L'histoire prit une tournure supplémentaire avec Petr Korda. Le Tchèque, qui avait écrasé Rios en finale de l'Open d'Australie 1998, fut contrôlé positif à la nandrolone quelques mois plus tard à Wimbledon. En 2015, Rios demanda officiellement que le dossier de Melbourne soit réexaminé et que le titre puisse lui être attribué si une infraction était établie. L'ITF rejeta la demande : le contrôle positif de Korda était postérieur à l'Open d'Australie.

Les hommes de l'ombre

Ses entraîneurs

La carrière de Rios fut jalonnée de nombreux changements d'entraîneur.

Le nom essentiel reste Larry Stefanki. L'ancien entraîneur de John McEnroe commence à travailler avec Rios en 1995. Il ne cherche pas seulement à améliorer son tennis : il s'attaque aussi à son comportement, à sa confiance et à sa tendance à laisser mentalement filer certains matches. Stefanki verra dans le quart de finale perdu en cinq sets contre Michael Chang à l'US Open 1997, après avoir été mené deux sets à zéro, la preuve que son joueur était en train de changer.

Luis Lobo lui succède ensuite et l'accompagne autour de 1999-2001, avant que Ricardo Acioly ne prenne le relais durant l'été 2001. Le Brésilien décrit Rios comme un joueur doté d'une vision du jeu extraordinaire et d'une variété de coups que très peu de joueurs possédaient. Leur collaboration s'achève au début de 2002.

Palmarès

Ses 18 titres

Clique sur une pastille colorée pour accéder à la fiche du tournoi.

Masters 1000 Grand Slam Cup ATP 500 ATP 250

Bologne 1995
Amsterdam 1995
Kuala Lumpur 1995
Sankt Pölten 1996
Monte-Carlo 1997
Auckland 1998
Indian Wells 1998Miami 1998Rome 1998
Sankt Pölten 1998
Grand Slam Cup 1998
Singapour 1998
Hambourg 1999
Sankt Pölten 1999
Singapour 1999
Umag 2000
Doha 2001
Hong Kong 2001
Une triple première place

Après les courts

Marcelo Rios remporte le tournoi seniors de Doha en 2006
Doha 2006 – Pour son retour à la compétition, Marcelo Rios remporte dès sa première apparition sur le Merrill Lynch Tour of Champions le tournoi seniors de Doha, en dominant Cedric Pioline 6-2, 6-2 en finale.

Rios ne disparaît pas complètement de la compétition. En 2006, il rejoint le circuit des anciens champions et le domine immédiatement : six tournois remportés et une série de 25 victoires consécutives. Il atteint également la première place du classement senior.

Il possède ainsi une dernière particularité qui lui ressemble assez bien : Marcelo Rios est le seul joueur à avoir été n°1 mondial chez les juniors, chez les professionnels puis chez les seniors. Avant même son accession au sommet de l'ATP, il avait donc déjà été n°1 junior en 1993 ; plus de dix ans après, il refermait la boucle chez les anciens.

Vie privée

Famille et compagnes

La vie familiale de Marcelo Rios a elle aussi été très exposée au Chili. Il épouse en 2000 la Costaricienne Giuliana Sotela, avec laquelle il a une fille, Constanza, née en 2001. Le couple se sépare quelques années plus tard. En 2005, Rios se remarie avec le mannequin chilien Maria Eugenia « Kenita » Larrain, mais cette union est très brève et leur rupture particulièrement médiatisée.

En 2009, il épouse Paula Pavic. Ils ont cinq enfants ensemble : Isidora, née en 2008, Colomba, née en 2010, puis les triplés Marcelo, Agustina et Antonella, nés en 2011. Avec Constanza, née de son premier mariage, Rios est donc père de six enfants. Rios et Pavic se sont séparés en 2023.

© 2026 Chron'Open. Tous droits réservés.

Date de dernière mise à jour : 11/10/2026