
Les premiers gros coups
Sa progression est rapide. En janvier 1987, il atteint les huitièmes de finale de l'Open d'Australie après avoir notamment battu Brad Gilbert, avant de céder en cinq sets devant le Néo-Zélandais Kelly Evernden. Quelques semaines plus tard, il se hisse en quarts de finale à Key Biscayne, où Jimmy Connors l'arrête.

À Wimbledon 1988, Rostagno passe tout près d'un premier exploit retentissant. Il mène Connors deux manches à une au troisième tour avant que l'Américain ne renverse la rencontre : 7/5 4/6 4/6 6/2 7/5. Quelques mois plus tard, Rostagno obtient son meilleur résultat en Grand Chelem à l'US Open. Il élimine notamment Tim Mayotte, tête de série n°9, puis Ronald Agenor pour atteindre les quarts. Ivan Lendl lui inflige alors une sévère correction : 6/2 6/2 6/0.

Mais le match qui va rester attaché à son nom se déroule au deuxième tour de l'US Open 1989. Face à Boris Becker, Rostagno mène deux manches à rien et obtient deux balles de match à 6-4 dans le tie-break du quatrième set. Sur la première, sa volée sort. Sur la seconde, il monte derrière un retour de revers et semble idéalement placé pour terminer le point. Le passing de Becker touche alors la bande du filet, change de trajectoire et vient surprendre Rostagno.
Becker s'échappe, gagne le tie-break puis le cinquième set : 1/6 6/7 6/3 7/6 6/3. Onze jours plus tard, l'Allemand remporte l'US Open, le seul de sa carrière. À quelques centimètres près, Rostagno aurait donc changé toute l'histoire du tournoi.






