Des débuts sans période d'apprentissage
Scanlon ne met guère de temps à montrer qu'il peut inquiéter les meilleurs. Dès son arrivée sur le circuit en 1976, il bat Harold Solomon, alors n° 7 mondial, et atteint les quarts de finale de son premier tournoi du Grand Prix. À l'US Open, quelques mois seulement après son titre universitaire, il élimine surtout Adriano Panatta, n° 4 mondial et récent vainqueur de Roland-Garros, avant de s'incliner au tour suivant. Début 1977, deux victoires sur Ilie Nastase l'aident à grimper jusqu'au 23e rang mondial.
Il dispute également ses deux premières finales en 1977, à Birmingham contre Jimmy Connors puis à Jackson contre Brian Teacher, sans parvenir à ouvrir son palmarès. L'année suivante est beaucoup plus laborieuse. Descendu autour de la 100e place, lassé par les voyages et contrarié par un changement de raquette, Scanlon envisage même de s'éloigner quelque temps du circuit.
Le déclic survient à Maui, où il s'est rendu à l'automne 1978 presque davantage pour souffler que pour relancer sa carrière. Battu en qualifications, il est finalement repêché comme lucky loser. Il saisit cette seconde chance de manière spectaculaire : Harold Solomon puis John McEnroe tombent sur sa route avant une finale remportée 6-2, 6-0 contre Peter Fleming. Son premier titre professionnel est aussi l'un des plus improbables de sa carrière.
