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Chron'Open
Allemagne
droitier - revers à deux mains

Rainer Schüttler

L'invité surprise
Rainer Schüttler

Rainer Schüttler n'a jamais eu le profil du champion qui fait lever les foules d'un seul coup de raquette. Son tennis repose sur des jambes infatigables, une rigueur de tous les instants et une obstination parfois désarmante. Dans une génération riche en fortes personnalités, cet Allemand discret va pourtant s'inviter parmi les meilleurs, avant d'écrire, à plus de 30 ans, un dernier chapitre auquel presque personne ne croyait.

4Titres ATP
2004N°5 mondial
NAISSANCE 25 avril 1976
Les premières années

Jeunesse - le déclic Becker

Boris Becker à la télévision en 1985
En 1985, Boris Becker offre au jeune Rainer Schüttler le déclic qui le rapproche du tennis.

Rainer Schüttler naît le 25 avril 1976 à Korbach, dans la région allemande de Hesse. Il grandit dans une famille composée de ses parents, Karl et Klara, et de sa sœur Marita. En 1985, il a 9 ans lorsqu'il regarde Boris Becker remporter Wimbledon. La victoire de son compatriote, âgé de seulement 17 ans, le marque profondément : c'est à cet âge que Rainer commence lui-même le tennis.

style de jeu et entourage

Dirk Hordorff, le mentor

Dirk Hordorff et Rainer Schüttler
Dirk Hordorff et Rainer Schüttler, liés dès les débuts du joueur sur le circuit.

Son jeu se construit davantage sur la régularité que sur la puissance. Droitier au revers à deux mains, il s'appuie sur ses déplacements, son retour de service et sa capacité à répéter les efforts du fond du court. Il préfère les surfaces dures, qui récompensent la précision de ses prises de balle et son endurance. Dès 1992, il travaille avec Dirk Hordorff, entraîneur appelé à jouer un rôle essentiel dans sa carrière.

De 1995 à 2012

Sa carrière

Rainer Schüttler à l'US Open en 2000
US Open 2000 : Rainer Schüttler poursuit sa progression sur le circuit.
1995-2002

La patience d'un outsider

Schüttler passe sur le circuit professionnel en 1995, à 19 ans. Il franchit progressivement les étapes, sans brûler les étapes ni bénéficier de la notoriété de ses illustres prédécesseurs allemands. Sa première participation à un tableau final du Grand Chelem remonte à Wimbledon 1998. Il lui faut encore attendre pour devenir un habitué des grands rendez-vous.

En janvier 1999, à Doha, il crée sa première véritable surprise. Issu des qualifications et non tête de série, il traverse le tableau jusqu'à la finale, où il domine le Britannique Tim Henman (6-4, 5-7, 6-1). Ce premier titre ATP, obtenu à 22 ans, change sa place dans le circuit. Quelques mois plus tard, il atteint encore la finale à Chennai, mais s'incline devant Byron Black.

Le début des années 2000 confirme ses progrès, sans véritable explosion. Finaliste à Doha en 2000, où Fabrice Santoro le prive du titre, il atteint les huitièmes de finale de l'Open d'Australie en 2001. Cette même année, il remporte à Shanghai son deuxième titre, aux dépens de Michel Kratochvil (6-3, 6-4), et dispute deux autres finales, à Hong Kong face à Marcelo Rios et à Saint-Pétersbourg face à Marat Safin. En 2002, sur la terre battue de Munich, Younes El Aynaoui lui barre la route d'un nouveau trophée.

À l'approche de ses 27 ans, Schüttler est donc un joueur solide et expérimenté, mais rien ne le désigne encore comme un prétendant aux dernières marches d'un tournoi majeur. Son meilleur atout est peut-être cette aptitude à rester dans un match lorsque des adversaires plus brillants commencent à perdre patience.

Rainer Schüttler et Andre Agassi à l'Open d'Australie 2003
Open d'Australie 2003 : Rainer Schüttler retrouve Andre Agassi lors de sa première finale majeure.
2003

La surprise de Melbourne

Tête de série n° 31 de l'Open d'Australie, Schüttler entame la saison 2003 loin des favoris. Pourtant, le tableau s'ouvre peu à peu devant lui. Il bénéficie au troisième tour du forfait de Marat Safin, blessé au poignet. Après avoir notamment éliminé James Blake en huitième de finale, il écarte l'Argentin David Nalbandian en quatre manches (6-3, 5-7, 6-1, 6-0). Pour la première fois, le voilà dans le dernier carré d'un Grand Chelem.

En demi-finale, il retrouve Andy Roddick, qui vient de survivre à un quart de finale titanesque contre Younes El Aynaoui, conclu 21-19 au cinquième set. L'Allemand ne laisse pas l'Américain dicter sa loi. Plus constant dans l'échange, il le bat en quatre manches (7-5, 2-6, 6-3, 6-3) et devient le premier joueur allemand à disputer une finale majeure depuis Michael Stich à Roland-Garros en 1996.

Le 26 janvier, le rêve se heurte toutefois à la précision implacable d'Andre Agassi. Déjà triple vainqueur à Melbourne, l'Américain impose son rythme du début à la fin et écrase Schüttler en trois petits sets (6-2, 6-2, 6-1). La finale est à sens unique, mais le parcours de l'Allemand n'a rien d'un accident : il vient de battre deux des jeunes talents les plus dangereux du circuit pour atteindre le sommet de sa carrière en Grand Chelem.

Loin de disparaître après cette quinzaine exceptionnelle, Schüttler confirme sa régularité pendant les mois suivants. Il atteint les huitièmes de finale à Roland-Garros, à Wimbledon et à l'US Open : en 2003, aucun tournoi majeur ne l'arrête avant la deuxième semaine. Il ajoute une finale au Brésil, à Costa do Sauipe, même si Sjeng Schalken le prive du titre.

Rainer Schüttler pendant sa saison 2003
Rainer Schüttler pendant sa grande saison 2003.
Rainer Schüttler au Masters Series de Montréal en 2003
Montréal 2003 : Rainer Schüttler s'offre une victoire marquante contre Andre Agassi.
2003

La saison de sa vie

Au mois d'août, Schüttler prend une revanche éclatante sur Andre Agassi. En quart de finale du Masters Series de Montréal, face au n° 1 mondial, il perd nettement la première manche avant de renverser le match (2-6, 6-2, 6-3). Six mois après la correction de Melbourne, l'Allemand vient de battre son bourreau. David Nalbandian l'arrête en demi-finale, mais Schüttler enchaîne aussitôt avec une autre demi-finale au Masters Series de Cincinnati, où Mardy Fish le domine dans deux jeux décisifs.

Rainer Schüttler avec le trophée de Tokyo en 2003
Tokyo 2003 : Rainer Schüttler soulève le troisième titre ATP de sa carrière.

À l'automne, Schüttler transforme son excellente année en une véritable démonstration de constance. À Tokyo, il remporte son troisième titre ATP en battant Sébastien Grosjean en finale (7-6, 6-2).

Rainer Schüttler avec le trophée de Lyon en 2003
Lyon 2003 : Rainer Schüttler enchaîne un deuxième trophée en quinze jours.

Une semaine plus tard, il récidive à Lyon : cette fois, c'est Arnaud Clément qui subit sa loi (7-5, 6-3). Dix victoires consécutives lui apportent deux couronnes en quinze jours, les deux dernières de sa carrière.

Rainer Schüttler au Masters de Houston en 2003
Masters 2003 : Rainer Schüttler pose parmi les huit meilleurs joueurs du monde.

Ses résultats lui ouvrent les portes du Masters de Houston, réservé aux huit meilleurs joueurs de la saison. Placé dans le groupe d'Andy Roddick, Guillermo Coria et Carlos Moya, il bat les deux premiers, dont Roddick, devenu n° 1 mondial, et se qualifie pour les demi-finales. Il y retrouve Andre Agassi, son bourreau de Melbourne. Le match est cette fois beaucoup plus accroché : Schüttler prend la première manche, mais Agassi finit par s'imposer 5-7, 6-0, 6-4. 

La saison s'achève donc comme elle avait véritablement commencé, face à Andre Agassi. Mais entre Melbourne et Houston, Schüttler a pris sa revanche à Montréal, en faisant tomber le n° 1 mondial.

Avec 69 victoires sur le circuit pendant l'année et une 6e place mondiale au classement final, Schüttler a changé de dimension. L'ATP le désigne joueur ayant le plus progressé en 2003. À 27 ans, le travailleur opiniâtre est devenu l'un des hommes forts de la saison.

Rainer Schüttler et Guillermo Coria à Monte-Carlo en 2004
Monte-Carlo 2004 : Rainer Schüttler atteint la seule finale de Masters Series de sa carrière.
2004

Monte-Carlo, le sommet et le vertige

La saison suivante semble d'abord prolonger l'élan. En avril 2004, Schüttler réussit à Monte-Carlo un parcours remarquable sur une terre battue qui n'est pourtant pas sa surface favorite. Il élimine successivement des adversaires de premier plan, dont Gustavo Kuerten, Lleyton Hewitt, Tim Henman et Carlos Moya. En demi-finale, il domine ce dernier (7-6, 6-4) et décroche la seule finale de Masters Series de sa carrière.

Mais Guillermo Coria est alors l'un des joueurs les plus redoutables de la planète sur terre battue. L'Argentin ne lui laisse presque aucun espace et s'impose largement (6-2, 6-1, 6-3). Malgré cette défaite, le tournoi permet à Schüttler d'atteindre, le 26 avril 2004, la 5e place mondiale, son meilleur classement. Ce sera le point culminant de sa trajectoire.

Quelques mois plus tard, à Kitzbühel, l'Allemand signe l'un des retournements les plus invraisemblables de sa carrière. Opposé à Andreas Seppi au deuxième tour, il écarte dix balles de match, dont six dans un jeu décisif remporté 15 points à 13, deux sur le service adverse. Mené une manche à zéro, il finit par gagner 3-6, 7-6, 6-0. La troisième manche est un coup de massue pour l'Italien, qui ne remporte plus un jeu après avoir frôlé la victoire à dix reprises.

Ces éclairs masquent pourtant un bilan préoccupant. Schüttler ne parvient pas à prolonger son printemps monégasque : déjà décevant à Melbourne, il est de nouveau éliminé d'entrée à Roland-Garros ainsi qu'à l'US Open. Dans l'intervalle, il ne franchit que deux tours à Wimbledon. Après avoir terminé 2003 au 6e rang, il conclut 2004 à la 42e place. Le sommet a été atteint, mais la descente s'annonce brutale.

Rainer Schüttler en 2006
2006 : Rainer Schüttler reste engagé sur le circuit malgré le recul au classement.
2005-2007

Les années d'effacement

Le recul se confirme. En 2005, Schüttler termine l'année au 88e rang mondial. Il ne remporte que 17 matchs sur le circuit principal, loin des 69 succès de sa grande saison. En Grand Chelem, les éliminations précoces se multiplient. Les balles reviennent toujours, mais il ne possède plus cette marge de confiance qui lui permettait de renverser les rencontres serrées. Il tente de modifier son entraînement, alterne travail physique et séances de tennis, recherche de nouveaux conseils : rien ne semble enrayer la spirale.

La tendance s'aggrave en 2006, puis en 2007. Son classement de fin de saison passe de la 97e à la 99e place, et il doit de nouveau chercher des matchs et des points loin des sommets. À 31 ans, alors que son dernier titre remonte à 2003 et que les grands tableaux lui résistent, beaucoup pourraient imaginer une fin de carrière sans éclat. Schüttler, lui, continue.

Rainer Schüttler à Wimbledon 2008 contre James Blake
Wimbledon 2008 : Rainer Schüttler retrouve les quarts de finale en battant James Blake.
2008

Wimbledon, la résurrection

Lorsqu'il arrive à Wimbledon en juin 2008, Schüttler a 32 ans et occupe la 94e place mondiale. Cela fait treize tournois du Grand Chelem consécutifs qu'il n'a pas dépassé le deuxième tour. Rien, dans ses résultats récents, ne laisse prévoir ce qui va suivre. Il écarte Santiago Ventura, puis James Blake, Guillermo Garcia Lopez et Janko Tipsarevic, tombeur d'Andy Roddick, pour se retrouver contre toute attente en quart de finale.

Rainer Schüttler et Arnaud Clément à Wimbledon en 2008
Wimbledon 2008 : Schüttler survit au marathon de cinq heures et douze minutes contre Arnaud Clément.

Face au Français Arnaud Clément, il livre alors un combat dont Wimbledon garde la mémoire. Interrompue par l'obscurité puis contrariée par la pluie, leur rencontre s'étire sur deux jours et cinq heures et douze minutes de jeu. Clément obtient une balle de match à 5-4 dans le cinquième set ; Schüttler la sauve d'un coup droit gagnant. Il se procure ensuite l'occasion de conclure à 6-5, se fait rejoindre, puis repart à l'attaque pour arracher la victoire : 6-3, 5-7, 7-6, 6-7, 8-6. Ce marathon égale alors le record de durée à Wimbledon, établi par Pancho Gonzales et Charlie Pasarell en 1969.

Rainer Schüttler et Rafael Nadal à Wimbledon en 2008
Demi-finale de Wimbledon 2008 : Rafael Nadal met fin au parcours de Rainer Schüttler.

Cinq ans après Melbourne, l'Allemand renoue avec une demi-finale de Grand Chelem. Le lendemain, il doit affronter Rafael Nadal, alors en pleine ascension vers le titre de Wimbledon. Le Majorquin l'emporte 6-1, 7-6, 6-4, malgré une deuxième manche dans laquelle Schüttler lui tient tête et sert même pour le set. Quelques jours plus tard, Nadal gagnera une finale restée célèbre contre Roger Federer. Schüttler, de son côté, quitte Londres avec la satisfaction d'avoir signé l'une des plus étonnantes renaissances du tennis.

Sa saison s'achève à la 33e place mondiale, soit un bond de 66 rangs par rapport à la fin de 2007. L'ATP le récompense cette fois du prix du meilleur retour de l'année. Cinq ans après celui du joueur ayant le plus progressé, ce nouveau trophée raconte à lui seul les deux vies sportives de Schüttler.

Rainer Schüttler au Queen's en 2011
Queen's 2011 : Rainer Schüttler pendant l'une de ses dernières saisons sur le circuit.
2009-2012

Les derniers échanges

Schüttler ne retrouvera plus un tel niveau en Grand Chelem, mais il reste capable de coups d'éclat. En janvier 2009, il atteint les demi-finales de Chennai, avant qu'une blessure au poignet ne le contraigne au forfait face à Somdev Devvarman. L'année suivante, il se hisse dans le dernier carré du Queen's, à Londres, où Sam Querrey l'arrête au terme de trois manches (6-7, 7-5, 6-3). Il termine les saisons 2009 et 2010 aux 85e et 84e rangs mondiaux, preuve qu'il parvient encore à se maintenir sur le circuit après son spectaculaire retour.

Les derniers mois sont plus difficiles. En 2011, il retombe au 132e rang. Il poursuit quelque temps sa carrière en 2012, mais le plaisir de la compétition ne suffit plus à compenser l'usure des années. Le 9 octobre 2012, à Düsseldorf, il annonce officiellement sa retraite, à 36 ans. Dix-sept ans se sont écoulés depuis ses débuts professionnels.

Palmarès

Ses 4 titres

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ATP 250

Doha 1999
Shanghai 2001
Tokyo 2003
Lyon 2003
Double

L'or envolé à Athènes

Nicolas Kiefer et Rainer Schüttler avec leurs médailles d'argent à Athènes en 2004
Athènes 2004 : Nicolas Kiefer et Rainer Schüttler repartent avec l'argent olympique.

Le double lui offre l'une des émotions les plus fortes de sa carrière. Aux Jeux olympiques d'Athènes, en août 2004, Schüttler fait équipe avec Nicolas Kiefer et atteint la finale face aux Chiliens Fernando Gonzalez et Nicolas Massu. Après avoir perdu la première manche, les Allemands renversent la situation et mènent deux sets à un. Dans le jeu décisif de la quatrième manche, ils disposent même de quatre balles de médaille d'or consécutives ! Mais les Chiliens les effacent toutes, arrachent le tie-break 9 points à 7, puis s'imposent au cinquième set (6-2, 4-6, 3-6, 7-6, 6-4). La médaille d'argent est superbe ; la façon dont l'or s'est envolé laisse forcément des regrets.

Schüttler a également remporté quatre titres ATP en double, avec quatre partenaires différents : Stuttgart 2001 avec Guillermo Cañas, Chennai 2005 avec Lu Yen-hsun, Houston 2008 avec Ernests Gulbis et Munich 2008 avec Michael Berrer. Il atteint son meilleur classement dans la spécialité le 11 juillet 2005, à la 40e place mondiale.

Reconversion

Dans le rôle du coach

Rainer Schüttler capitaine de l'équipe d'Allemagne
Rainer Schüttler dans son rôle de capitaine de l'équipe d'Allemagne.

Schüttler ne quitte pas pour autant le tennis. Avec Alexander Waske, il a fondé dès 2010 une académie destinée à la formation de joueurs. Dès sa retraite annoncée, il se lance dans l'organisation d'un nouveau tournoi ATP à Düsseldorf, puis dans l'entraînement, notamment auprès de Sergiy Stakhovsky et Vasek Pospisil. En novembre 2018, il prend en charge Angelique Kerber, ancienne n° 1 mondiale et championne de Wimbledon ; leur collaboration prend fin en juillet 2019. Une suite cohérente pour un homme qui, bien avant de se faire remarquer par ses exploits, avait fait du travail quotidien sa première qualité.

En 2020, Schüttler franchit une nouvelle étape en devenant capitaine de l'équipe féminine d'Allemagne en Fed Cup, rebaptisée Billie Jean King Cup. Sous sa direction, les Allemandes se qualifient à trois reprises pour la phase finale de la compétition. Mais l'aventure s'achève en novembre 2025 : après la relégation de son équipe, il choisit de quitter ses fonctions, mettant un terme à cinq années passées à la tête de la sélection nationale.

Vie privée

Vie sentimentale

Rainer Schüttler et Jovana Sesevic le jour de leur mariage
Rainer Schüttler et Jovana Sesevic lors de leur mariage, en 2015.

En 2014, Rainer Schüttler rencontre la Serbe Jovana Sesevic, qu'il épouse en 2015. Le tennis n'est jamais bien loin : Jovana est la sœur de Biljana Sesevic, elle-même mariée à Janko Tipsarevic, ancien n° 8 mondial. Schüttler et son épouse ont deux garçons, Noah, né vers 2017, et Leon, né vers 2020. La famille s'établit en Suisse, tout en conservant des liens étroits avec Korbach, la ville natale de l'ancien champion allemand.

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Date de dernière mise à jour : 17/10/2026