
Les débuts
Harold Solomon ne tarde pas à se faire remarquer sur le circuit américain. Formé à l'université Rice, il développe déjà ce qui fera sa réputation : une endurance peu commune et une capacité à renvoyer une balle de plus que ses adversaires. Dès 1972, il est appelé en équipe des États-Unis de Coupe Davis. Bien qu'il passe professionnel en cours de saison et ne puisse participer à la finale remportée par son pays contre la Roumanie, il contribue au parcours américain en remportant trois simples lors des tours précédents.
Ses progrès sont rapides. Deux ans plus tard, il signe le premier grand exploit de sa carrière à Roland-Garros. En quart de finale, il élimine le tenant du titre Ilie Nastase. Cette victoire lui ouvre les portes des demi-finales, où il tombe sur un jeune Suédois de 18 ans promis à un destin exceptionnel : Björn Borg. Solomon s'incline, et Borg remporte ensuite le premier titre du Grand Chelem de sa carrière.
Ce parcours parisien révèle définitivement l'Américain. Il s'impose déjà comme l'un des joueurs les plus redoutables sur terre battue. Son sens de la défense et son incroyable régularité annoncent le surnom qui l'accompagnera bientôt partout sur le circuit : « le mur humain ».











